Alors que se passerait-il si le « non » l’emportait ?
La terre ne s’arrêterait pas de tourner. L’Europe n’en reviendrait pas, non plus, aux guerres des siècles passées. Les avocats du « non » ont raison de dire que ce ne serait pas la fin du monde mais le monde s’en porterait-il mieux ? Cette crise, en d’autres termes, serait-elle salutaire comme le pensent la plupart de ceux qui souhaitent le rejet de ce projet ?
La réponse est non. La réponse est, d’abord, que le projet européen prendrait, aux bas mots, une quinzaine d’années de retard supplémentaire car il faudrait rebâtir un consensus sur la manière de le remettre en route alors même que l’élargissement fait coexister dans l’Union des pays essentiellement atlantistes et des partisans d’une affirmation politique de l’Europe, des pays qui ont des acquis sociaux à défendre et d’autres qui ne peuvent pas encore s’offrir ce luxe.
Non seulement il serait long et difficile de recoller les morceaux après un « non » français mais, ayant rejeté l’actuel projet de Constitution sans offrir de projet alternatif, ayant réduit à néant un effort commun par le seul effet de son bon plaisir, la France n’aurait ni les idées ni le crédit nécessaires pour reprendre les rênes politiques de l’Europe.
L’Europe stagnerait. L’influence française y serait réduite.
...
C’est une terrible erreur que la France est à la veille de commettre.
Tiens, j'ai cru voir un FUD.
Je constate une fois de plus que l'argument massue des partisans du "Oui" au projet de Traité Constitutionnel est que le "Non" ne doit pas l'emporter !
S'il n'y avait pas d'alternatives possibles, pourquoi donc proposer un référendum ?
# Gros Minet
Posté par _PhiX_ . En réponse au journal Des nouvelles de Microsoft® et de l'Europe. Évalué à 8.
Tiens, j'ai cru voir un FUD.
Je constate une fois de plus que l'argument massue des partisans du "Oui" au projet de Traité Constitutionnel est que le "Non" ne doit pas l'emporter !
S'il n'y avait pas d'alternatives possibles, pourquoi donc proposer un référendum ?