• [^] # Re: Akademgorodok Powa !! propos décousus sur innovation et collectivism

    Posté par . En réponse au journal 10 Giga-octets dans un cheveux de 10 cm de long ???. Évalué à 0.

    > il me semble difficile de défendre le modèle collectiviste, dans la vie réelle; on en connaît les limites et les inconvénients.

    La proposition est malheureusement tout à fait réversible : "il me semble difficile de défendre le modèle capitaliste...".
    A moins d'être aveugle sur la souffrance et la misère sociale qui frappe l'essentiel de la population d'un pays très avancé comme la France (taux de suicide -- mal-logement -- délinquances -- toxicomanies médicamenteuses -- etc.), bien sûr, on peut le soutenir, comme les thuriféraires du "socialisme réel" fermaient vigoureusement les yeux sur la criminalité politique et les abominations du règime...

    Par ailleurs mon propos n'était aucunement une allégorie du collectivisme mais un souci scientifique, sous-tendu par une sensibilité personnelle forte aux valeurs du socialisme, de rectifier une intoxication intellectuelle "classique" sur les régimes collectivistes.

    > une société libre et démocratique et une économie de marché (c'est lié)

    C'est parfaitement inexact mais s'il te plait d'y croire...
    Cela relève de l 'acte de foi, ce n'est validé ni par l'expérience, ni par la théorie.
    Deux exemples significatifs :
    - le Chili de Pinochet, dictature épouvantable et démocratie de marché illimitée (on oublie trop souvent que la pratique de sprivatisations est née au Chili, avant d'essaimer au Royaume-Uni...).
    - la République Populaire de Chine : à moins d'être d'une mauvaise fois phénomènale, cette dictature n'a plus rien à voir avec le socialisme depuis au moins une décennie. On y pratique bien l'économie de marché...
    Sur ce dernier point, une référence récente du Web du Courrier International :
    http://courrierinternational.com/article.asp?obj_id=48763&prove(...)
    et l'article original d'Andres Oppenheimer (enregistrement gratuit :: sortez vos comptes méls poubelles ;)
    http://www.miami.com/mld/miamiherald/news/columnists/andres_oppenhe(...)

    Tout au plus pourra-t-on relever qu'un régime démocratique s'acclimatera plus difficilement d'une économie encadrée (...mais là encore, c'est une tendance, nullement une règle les démocraites "alliées" pendant la Seconde Guerre Mondialet et même quelques années après) ont connu des économies très dirigées et un développement économique supérieur à celui observé en période de "marché libre" voire "désordonné".

    Une référence intéressante, le travail de Robert Mencherini (Le Journal du CNRS, n° 176, septembre 2004, page 9) de la Maison méditerranénne des Sciences de L'Homme d'Aix-en-Provence, sur la "performance" (sic) des réquisitions à la Libération. Un reportage a été produit avec France 3 Méditérranée et le CNRS.

    Bref ton propos est partisan (le mien aussi, ce n'est pas sale...) mais, sincérement, peu convaincant.


    > J'ai l'impression que tu ne réalises pas que tous les moyens qui allaient à la recherche scientifique soviétique (une part considérable) étaient le plus souvent liés aux recherches militaires, et ce au détriment du bien-être de la population (euphémisme)

    Je pense que tu devrais prendre le temps de quelques conversations avec ces retardés des anciens pays du Pacte de Varsovie. J'en connais une belle brochette, de toute provenance, pas vraiment des caciques déchus ou des retraités mécontents, et sur un certain nombre de point, le "bien-être de la population" était mieux assuré sous Brejnev, Tito ou Honeicker (j'exclus Ceaucescu du champs d'étude, beurk) que sous Giscard (condition féminine, prophylaxie et accès aux soins, prise en charge de la jeunesse, et bien d'autres choses si peu profitables....)

    De là à abonder au "bilan globalement positif" du regretté camarade Krasucki, c'est un pas que je ne me permets pas de franchir mais qui n'est pas aussi burlesque qu'on l'a présenté à l'époque.

    Yojik