As-tu la moindre idée du coût de ce service publique ?
Maintenant oui, après recherches dans les archives du Monde.
- Budget 2004 : 69,3 millions d'euros
- Son budget est constitué, à 62 %, par sa quote-part sur la redevance audiovisuelle (2,78 %), le reste venant de ses recettes propres (cessions de droits, formations, etc.). [1]. Le contribuable y va donc de ses sous, à hauteur de 62 %.
- Ses dirigeants sont grassement payés, mais que voulez-vous, c'est une "tradition" dans l'audiovisuel (Le montant des plus grosses rémunérations de l'INA s'élève à 5,6 millions de francs[2]).
- La Cour des Comptes en a d'ailleurs sanctionné la gestion peu rigoureuse, s'étonnant que ses dépenses de fonctionnement, notamment le personnel, n'étaient pas rigoureusement gérées [3].
Mais ça aussi, c'est manifestement une tradition, d'enterrer bien profond les rapports de la Cour des Comptes.
- Au passage, pour la durée de son étude (Le contrôle de la Cour des comptes a porté sur les exercices 1991 à 1998), elle souligne l'appel croissant au financement par la redevance qui a triplé entre 1990 et 1998.
Imagine [blabla, beaucoup d'archives, les pauvres]. Maintenant imagine le cumul de ces données sur 50 ans, si ce n'est pas plus
- L'INA ne gère les archives du dépot légal que depuis 1995 [3]
- C'est sûrement plus volumineux que ma boîte de cd, mais c'est leur boulot, non ? Chacun de ses directeurs s'est targué d'avoir surmonté le problème, ça doit pas être insurmontable non plus (surtout avec 70 millions d'euros par an, faut quand même pas déconner)
Certains des supports se dégradent et doivent être restaurés
En l'occurence, mon documentaire d'Arte d'il y a quelques mois était déjà numérisé à peine diffusé, je vois pas trop le rapport avec la choucroute (pourtant j'habite Strasbourg)
Et enfin, quand l'une de ces personnes [...] souhaite quelque chose, il faut retrouver le documents souhaité parmi des millions !
Ah oui mon bon monsieur, tout le monde en est là, pour parcourir l'index d'une base de données, il faut une équipe d'emplois-jeunes pour regarder à la loupe des millions de 1 et de 0... une vraie sinécure
Alors, pourquoi pas laisser n'importe qui consulter ces archives gratuitement quand il le veut
Mais je te parle pas d'un accès gratuit, malheureux ! Si je devais banquer 15 ou 20 euros pour la copie de mon documentaire sur cassette, ok (je suis même prêt à oublier les 63% que j'ai déjà déboursé sous forme de redevance). Mais ça n'est même pas possible pour le particulier, parbleu !
Tout ça d'ailleurs, était visiblemet déjà en filigranne dans la guéguerre de 1990 entre la Bibliothèque Nationale de France (qui dépend du ministère de la Culture) et l'INA [4]. A l'époque, les deux se disputaient déjà le stockage des archives audiovisuelles, et la BNF dénonçait déjà la vocation " commerciale " de l'INA, au détriment de l'accès à la culture. On voit qui a eu le dessus.
Artistes & intellectuels ont déjà signé une pétition en 1999 [5]. Craignant une « dérive commerciale », ils ont décidé de créer une association d'usagers. « Démembrée, son directeur "remercié", l'Inathèque est fondue dans une activité purement gestionnaire et subordonnée à une logique d'archives, devenues simples marchandises »
Ah oui, j'oubliais. L'INA a signé avec l'Etat un « contrat d'objectifs et de moyens ». Ainsi, le contrat d'objectifs prévoit d'investir 250 millions de francs sur quatre ans pour la mise en ligne des archives. [6]
Cinq ans plus tard (et donc 250 MF plus tard), je vous laisse découvrir le résultat: http://www.ina.fr/visite/particuliers/index.fr.html(...)
Ouaiiiiis. Merci l'INA. Bravo, 2h d'archives en flash à tout casser, ça sent pas l'argent public dilapidé.
[1] Le Monde du 04.04.03
[2] Le Monde du 14.04.00
[3] Le Monde du 25.01.01
[4] Le Monde du 15.07.90
[5] Le Monde du 27.02.99
[6] Le Monde du 29.04.00
[^] # Précisions
Posté par bobert . En réponse au journal INA, pas en libre accès. Évalué à 9.
Maintenant oui, après recherches dans les archives du Monde.
- Budget 2004 : 69,3 millions d'euros
- Son budget est constitué, à 62 %, par sa quote-part sur la redevance audiovisuelle (2,78 %), le reste venant de ses recettes propres (cessions de droits, formations, etc.). [1]. Le contribuable y va donc de ses sous, à hauteur de 62 %.
- Ses dirigeants sont grassement payés, mais que voulez-vous, c'est une "tradition" dans l'audiovisuel (Le montant des plus grosses rémunérations de l'INA s'élève à 5,6 millions de francs[2]).
- La Cour des Comptes en a d'ailleurs sanctionné la gestion peu rigoureuse, s'étonnant que ses dépenses de fonctionnement, notamment le personnel, n'étaient pas rigoureusement gérées [3].
Mais ça aussi, c'est manifestement une tradition, d'enterrer bien profond les rapports de la Cour des Comptes.
- Au passage, pour la durée de son étude (Le contrôle de la Cour des comptes a porté sur les exercices 1991 à 1998), elle souligne l'appel croissant au financement par la redevance qui a triplé entre 1990 et 1998.
Imagine [blabla, beaucoup d'archives, les pauvres]. Maintenant imagine le cumul de ces données sur 50 ans, si ce n'est pas plus
- L'INA ne gère les archives du dépot légal que depuis 1995 [3]
- C'est sûrement plus volumineux que ma boîte de cd, mais c'est leur boulot, non ? Chacun de ses directeurs s'est targué d'avoir surmonté le problème, ça doit pas être insurmontable non plus (surtout avec 70 millions d'euros par an, faut quand même pas déconner)
Certains des supports se dégradent et doivent être restaurés
En l'occurence, mon documentaire d'Arte d'il y a quelques mois était déjà numérisé à peine diffusé, je vois pas trop le rapport avec la choucroute (pourtant j'habite Strasbourg)
Et enfin, quand l'une de ces personnes [...] souhaite quelque chose, il faut retrouver le documents souhaité parmi des millions !
Ah oui mon bon monsieur, tout le monde en est là, pour parcourir l'index d'une base de données, il faut une équipe d'emplois-jeunes pour regarder à la loupe des millions de 1 et de 0... une vraie sinécure
Alors, pourquoi pas laisser n'importe qui consulter ces archives gratuitement quand il le veut
Mais je te parle pas d'un accès gratuit, malheureux ! Si je devais banquer 15 ou 20 euros pour la copie de mon documentaire sur cassette, ok (je suis même prêt à oublier les 63% que j'ai déjà déboursé sous forme de redevance). Mais ça n'est même pas possible pour le particulier, parbleu !
Tout ça d'ailleurs, était visiblemet déjà en filigranne dans la guéguerre de 1990 entre la Bibliothèque Nationale de France (qui dépend du ministère de la Culture) et l'INA [4]. A l'époque, les deux se disputaient déjà le stockage des archives audiovisuelles, et la BNF dénonçait déjà la vocation " commerciale " de l'INA, au détriment de l'accès à la culture. On voit qui a eu le dessus.
Artistes & intellectuels ont déjà signé une pétition en 1999 [5]. Craignant une « dérive commerciale », ils ont décidé de créer une association d'usagers. « Démembrée, son directeur "remercié", l'Inathèque est fondue dans une activité purement gestionnaire et subordonnée à une logique d'archives, devenues simples marchandises »
Ah oui, j'oubliais. L'INA a signé avec l'Etat un « contrat d'objectifs et de moyens ». Ainsi, le contrat d'objectifs prévoit d'investir 250 millions de francs sur quatre ans pour la mise en ligne des archives. [6]
Cinq ans plus tard (et donc 250 MF plus tard), je vous laisse découvrir le résultat: http://www.ina.fr/visite/particuliers/index.fr.html(...)
Ouaiiiiis. Merci l'INA. Bravo, 2h d'archives en flash à tout casser, ça sent pas l'argent public dilapidé.
[1] Le Monde du 04.04.03
[2] Le Monde du 14.04.00
[3] Le Monde du 25.01.01
[4] Le Monde du 15.07.90
[5] Le Monde du 27.02.99
[6] Le Monde du 29.04.00