Oui, je voulais en faire (peut-être) un journal, mais puisqu'on parle de l'INA ici...
Voulant revoir un documentaire diffusé il y a quelques mois sur Arte, j'ai cru m'étouffer en découvrant que le français lambda ne peut pas accéder aux archives du dépot légal gérées par l'INA, administration de service public.
Seuls les professionnels et les étudiants et chercheurs en audio-visuel motivés (il faut comprendre: justifiant d'un travail de recherche correspondant à leur demande, montrant leurs dents, leur pedigree, etc) peuvent (peut-être, selon le bon vouloir de l'INA) consulter ou obtenir des copies des archives, tout ça étant bien sûr payant.
Autrement dit: pour qu'Arthur nous resserve ses best-of de merde, composés uniquement d'extraits d'archive en provenance directe de l'INA, aucun problème. Mais si un citoyen français lambda veut revoir un documentaire diffusé sur une chaîne du service public, archivé par un service public au titre du dépot légal, pour demander une copie privée le plus légalement du monde, il peut toujours aller se faire foutre.
Vous pouvez pas savoir à quel point ça me débecte. Je suis attaché aux valeurs de partage et de démocratie ainsi qu'aux administrations de mon pays ; ça me donne d'autant plus l'envie irrépressible d'emprunter ses instruments de torture au coyote des Looney Tunes pour rappeler à nos amis fonctionnaires, en leur arrachant les yeux si nécessaire, leur devoir de promotion et d'accès à la culture.
# Pire encore (vous allez rire)
Posté par bobert . En réponse au journal INA, pas en libre accès. Évalué à 10.
Voulant revoir un documentaire diffusé il y a quelques mois sur Arte, j'ai cru m'étouffer en découvrant que le français lambda ne peut pas accéder aux archives du dépot légal gérées par l'INA, administration de service public.
Seuls les professionnels et les étudiants et chercheurs en audio-visuel motivés (il faut comprendre: justifiant d'un travail de recherche correspondant à leur demande, montrant leurs dents, leur pedigree, etc) peuvent (peut-être, selon le bon vouloir de l'INA) consulter ou obtenir des copies des archives, tout ça étant bien sûr payant.
Autrement dit: pour qu'Arthur nous resserve ses best-of de merde, composés uniquement d'extraits d'archive en provenance directe de l'INA, aucun problème. Mais si un citoyen français lambda veut revoir un documentaire diffusé sur une chaîne du service public, archivé par un service public au titre du dépot légal, pour demander une copie privée le plus légalement du monde, il peut toujours aller se faire foutre.
Vous pouvez pas savoir à quel point ça me débecte. Je suis attaché aux valeurs de partage et de démocratie ainsi qu'aux administrations de mon pays ; ça me donne d'autant plus l'envie irrépressible d'emprunter ses instruments de torture au coyote des Looney Tunes pour rappeler à nos amis fonctionnaires, en leur arrachant les yeux si nécessaire, leur devoir de promotion et d'accès à la culture.
En vous remerciant, bronsoir.