• [^] # Re: Les brevets logiciels favorisent l'innovation.

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Petite reflexion sur les brevets logiciels. Évalué à 3.

    Ce n'est pas le prix du brevet le problème mais le prix à débourser pour se défendre face à un brevet.

    Les offices de dépot des brevets ne respectent pas le temps imparti pour vérifier si un brevet peu être déposé ou non. Ils ne peuvent en vérifier l'antériorité. Faut dire que quand on voit le nombre de brevets déposer par jour ils auraient du mal et ça va en croissant.
    Résultat, des brevets à la con sont acceptés et si la boite propriétaire du brevet veut faire chier un concurrent, elle utilise sont brevet. La boite accusée à 2 choix : soit elle s'écrasse et paye la somme à payer pour utiliser la techno brevetée, soit elle prouve que le brevet n'est pas valide à coup de procès et ça coute très cher surtout que c'est à l'office de dépot des brevets de faire ce taff normalement.

    Maintenant si on regarde où sont utilisés les brevets logiciel déposé aux USA, on se rend compte que la majorité ne sert pas à protéger une techno mais à attaquer un concurrent. Je vais refaire la comparaison que certains trouveront exagérée (elle l'est mais c'est la meilleure comparaison à mon goût). Les brevets logiciel sont devenues les bombes atomiques du monde des entreprises en informatique. En soit ils sont rarement utilisés pour ce à quoi ils servent. Ce sont des armes de dissuasion. Si un concurrent ou une PME vient faire de l'ombre, on sort quelques brevets de nos cartons et on attaque pour faire plier cet ennemi qui majoritairement accepte un compromis. Mais comment attaquer ? Comment sait-on que le concurrent viole ce brevet ? Bin il suffit de voir la trivialité des brevets aux USA pour se rendre compte que tout logiciel viole au moins un brevet. Alors quand on s'appelle Microsoft, IBM, HP, Novell,... et qu'on a des cartons de milliers de brevets on en trouve toujours un qui va bien.
    Et quand on est futé on base son "business model" sur les brevets logiciel pipo pour ne faire qu'attaquer des entreprises en leur demandant de l'argent pour les brevets violés. C'est ce que fait Eolas, la société qui a fait un procès à Microsoft pour avoir violé un brevet expliquant grosso-modo la notion de plugin embarqué dans un navigateur internet. Sans l'aide du W3C Microsoft aurait dû se défendre ou payer pour ce brevet à la con.

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