Le public: la salle devait faire une centaine de places, et quasiment remplie. Majorité du public jeune, et beaucoup un look à trainer à la linux-expo. Ça n'est pas un reproche, juste que le public était déja convaincu, et qu'on aurait préféré peut-être des députés et des dirigeants de PME; pour le coup, je ne sais pas quel impact/utilité aura eu le débat.
Crédibilité de Thaima Samman: comme je le disais, j'ai eu du mal à voir l'argumentaire. Je ne sais pas si c'est pas une réaction de rejet de ma part envers quelqu'un "Microsoft + pro-brevet" :) ou mon manque de compétence en "problématique économique" et "économie de marché". Ce que je sais c'est J.F. Abramatic a exposé clairement des cas concrets et une expérience vécue, alors qu'elle n'avait finalement qu'une théorie, et une performance oratoire parfois confuse.
Mon reproche à lui faire est surtout sa façon de nous faire comprendre, avec plus ou moins d'enrobage, qu'on est une bande d'idéalistes utopistes, et qu'on devrait laisser les juristes et économistes s'occuper de la réalité du monde. A plusieurs reprises (mais toujours avec le sourire, hein) elle a évoqué le fait que oui, elle aussi quand elle était étudiante, elle révait à un monde idéal et était très forte pour critiquer les défauts du système, mais que maintenant elle est pragmatique. Ou que c'est toujours rafraichissant ces débat avec des idéalistes...
Personnellement, quand sur la question de la mise en oeuvre concrête des garde-fous sur les brevets, elle répond (encore) qu'elle ne croit pas à un système parfait, mais qu'on peut toujours améliorer petit-à-petit le système, je penserais plutot que c'est elle, l'idéaliste qui fait un "acte de foi" pour miser sur les brevets et qu'il y aura toujours moyen d'améliorer par la suite, alors que nous (les anti-brevets) on est pragmatique puisqu'on garde justement un système éprouvé qui marche, sans avoir besoin de refaire le monde.
Je ne reviens même pas sur son accusion envers Bernard Lang d'être contre toute propriété intellectuelle, c'est du discrédit par déformation de propos caractérisé.
Globalement, les arguments étaients plus posés tels-quels qu'expliqués de façon convaincantes, malgrés leur coté surréaliste (égalité Propriété Intellectuelle et Propriété Matérielle, délocalisation du logicielle plus difficile que celle du service, nécessités d'avoir des brevets en Europe pour contrer les concurrents qui ont des brevets hors de l'Europe)
# Quelques précisions
Posté par daggett . En réponse au journal Compte rendu débat "brevetabilité du logiciel". Évalué à 7.
Crédibilité de Thaima Samman: comme je le disais, j'ai eu du mal à voir l'argumentaire. Je ne sais pas si c'est pas une réaction de rejet de ma part envers quelqu'un "Microsoft + pro-brevet" :) ou mon manque de compétence en "problématique économique" et "économie de marché". Ce que je sais c'est J.F. Abramatic a exposé clairement des cas concrets et une expérience vécue, alors qu'elle n'avait finalement qu'une théorie, et une performance oratoire parfois confuse.
Mon reproche à lui faire est surtout sa façon de nous faire comprendre, avec plus ou moins d'enrobage, qu'on est une bande d'idéalistes utopistes, et qu'on devrait laisser les juristes et économistes s'occuper de la réalité du monde. A plusieurs reprises (mais toujours avec le sourire, hein) elle a évoqué le fait que oui, elle aussi quand elle était étudiante, elle révait à un monde idéal et était très forte pour critiquer les défauts du système, mais que maintenant elle est pragmatique. Ou que c'est toujours rafraichissant ces débat avec des idéalistes...
Personnellement, quand sur la question de la mise en oeuvre concrête des garde-fous sur les brevets, elle répond (encore) qu'elle ne croit pas à un système parfait, mais qu'on peut toujours améliorer petit-à-petit le système, je penserais plutot que c'est elle, l'idéaliste qui fait un "acte de foi" pour miser sur les brevets et qu'il y aura toujours moyen d'améliorer par la suite, alors que nous (les anti-brevets) on est pragmatique puisqu'on garde justement un système éprouvé qui marche, sans avoir besoin de refaire le monde.
Je ne reviens même pas sur son accusion envers Bernard Lang d'être contre toute propriété intellectuelle, c'est du discrédit par déformation de propos caractérisé.
Globalement, les arguments étaients plus posés tels-quels qu'expliqués de façon convaincantes, malgrés leur coté surréaliste (égalité Propriété Intellectuelle et Propriété Matérielle, délocalisation du logicielle plus difficile que celle du service, nécessités d'avoir des brevets en Europe pour contrer les concurrents qui ont des brevets hors de l'Europe)