• [^] # Re: Des chiffres !

    Posté par . En réponse au journal Dossier P2P dans Libé. Évalué à 4.

    Tu oublies dans le lot :
    * la part de l'État (au minimum la TVA)
    * la part de la SACEM, qui est censée retourner à l'artiste (moins les frais de gestion + impôts, bien entendu)

    Sinon, si un artiste veut s'autoproduire, il y a des frais annexes, genre avocat / assurance juridique (contre les procès pour plagiat, etc...), manager pour négocier des contrats (en cas de succès, bien entendu), etc.... La question de la répartition des droits d'auteurs entre co-créateurs est épineuse aussi. Il faut s'armer de patience pour les négociations, notamment pour les cas non-prévus lors de la création du groupe.

    Les Majors vendent aux artistes un paquet "clefs-en-mains" : "faites ce que vous aimez, on s'occupe du reste...". Pas étonnant que cela revienne cher aux artistes. Elles proposent une avance alléchante ("1 million pour produire votre premier album !"), avec des petites clauses qui endettent durablement le groupe (genre l'enregistrement, il faut le faire dans tel studio, appartenant à la major, et qu'on paye cash).

    C'est un système vicieux. On ne peut que conseiller aux artistes débutants de faire attention dans le choix de leur premier producteur (qui sera leur producteur à vie, s'ils ne font pas gaffe).