[...]
Toujours en situation de quasi-monopole (ses logiciels équipent 95% des ordinateurs individuels), Microsoft à cependant quelques bugs à se faire depuis l'apparition de son rival Linux (d'après le nom de son inventeur, le Finlandais Linus Torvalds).
A la différence des systèmes brevetés et donc très protégés de Microsoft, les codes d'utilisation de Linux sont accessibles à tous, ce qui l'a fait qualifier de « logiciel libre ».
Ses utilisateurs - pour beaucoup, des informaticiens de bon niveau - sont tenus d'indiquer sur Internet les nouveautés qu'ils ont pu imaginer. D'ou son appellation de système « mutualiste ».
A ce jour, le péril Linux est limité: 2,5% environ de la clientèle particulière, mais ce taux grimpe ces temps-ci dans les entreprises et les services.
Dès 2001, Ballmer, qui sent le danger, aboie: « Linux est un cancer qui ronge tout ce qu'il touche du point de vue la propriété intellectuelle. »
Pour des raisons très voisines, Bill lui-meme n'a pas redouté de traiter de « communistes » ceux qui pourraient remettre en cause la réglementation sur les brevets.
En tout cas, le « cancer » gagne.
La mairie de Munich vient aussi de se convertir à Linux, en dépit d'un déplacement spécial de Ballmer, qui a offert jusqu'à 80% de baisse de ses tarifs.
Instruite du précédent Munichois, La Ville de Paris a, elle aussi, concédé certains de ses marchés au système nordique. Cette fois, l'offre de rabais n'est que de 60%.
Et pour cause: la marge d'exploitation de Microsoft (sur Windows au moins) est de 80% !
Pis encore, à croire que la classe politique française ignore « la fracture numérique », en juin dernier, Renaud Dutreil, le frétillant ministre de la Fonction publique, confesse à Reuter qu'il « incite » les administrations françaises à user de Linux, « moins chère de moitié sur trois ans ! », mais aussi, il est vrai, plus pauvre en jeux variés ! »
[...]
Texte de Patrice Lestrohan (Canard Enchainé / Janvier 2005)
# Extrait en question ...
Posté par Prae . En réponse au journal Linux dans le « Canard Enchainé ». Évalué à 6.
Toujours en situation de quasi-monopole (ses logiciels équipent 95% des ordinateurs individuels), Microsoft à cependant quelques bugs à se faire depuis l'apparition de son rival Linux (d'après le nom de son inventeur, le Finlandais Linus Torvalds).
A la différence des systèmes brevetés et donc très protégés de Microsoft, les codes d'utilisation de Linux sont accessibles à tous, ce qui l'a fait qualifier de « logiciel libre ».
Ses utilisateurs - pour beaucoup, des informaticiens de bon niveau - sont tenus d'indiquer sur Internet les nouveautés qu'ils ont pu imaginer. D'ou son appellation de système « mutualiste ».
A ce jour, le péril Linux est limité: 2,5% environ de la clientèle particulière, mais ce taux grimpe ces temps-ci dans les entreprises et les services.
Dès 2001, Ballmer, qui sent le danger, aboie: « Linux est un cancer qui ronge tout ce qu'il touche du point de vue la propriété intellectuelle. »
Pour des raisons très voisines, Bill lui-meme n'a pas redouté de traiter de « communistes » ceux qui pourraient remettre en cause la réglementation sur les brevets.
En tout cas, le « cancer » gagne.
La mairie de Munich vient aussi de se convertir à Linux, en dépit d'un déplacement spécial de Ballmer, qui a offert jusqu'à 80% de baisse de ses tarifs.
Instruite du précédent Munichois, La Ville de Paris a, elle aussi, concédé certains de ses marchés au système nordique. Cette fois, l'offre de rabais n'est que de 60%.
Et pour cause: la marge d'exploitation de Microsoft (sur Windows au moins) est de 80% !
Pis encore, à croire que la classe politique française ignore « la fracture numérique », en juin dernier, Renaud Dutreil, le frétillant ministre de la Fonction publique, confesse à Reuter qu'il « incite » les administrations françaises à user de Linux, « moins chère de moitié sur trois ans ! », mais aussi, il est vrai, plus pauvre en jeux variés ! »
[...]
Texte de Patrice Lestrohan (Canard Enchainé / Janvier 2005)