Ah oui, c'est effectivement un autre angle que celui avec lequel j'avais abordé le passage ; mais la réalité me semble tout de même un peu plus compliquée, en tout cas pas si simpliste que ça:
- d'une part, notre société valorise tout autant des réalisations exceptionnelles, pour des raisons tout autant intéressées qu'à d'autres époques il me semble.
De nos jours, une oeuvre de grande valeur artistique est un bon placement financier ; que ce soit pour la peinture ou la musique d'ailleurs ; donc notre époque est bien encore apte à produire & à chouchouter de grands artistes ; et ce pour des raisons pas plus intéressées qu'il y a plusieurs siècles, où les oeuvres artistiques entretenaient l'image fastueuse de l'Eglise catholique, lui servaient de placement mobilier, et effectivement servaient de mesure de richesse ;
- d'autre part, de telles sociétés connaissaient l'équivalent de nos CDs de Lorie, je veux parler de toutes les productions alimentaires des artistes, qui même si elle sont consédérées autrement de nos jours, faisaient office de "tout venant" à l'époque ; cf les florentins dont parlaient Galbraith, mais aussi Mozart, Bach, ou plus récemment Picasso ou Van Gogh ; à leur époque, une partie des oeuvres de tous ces gens-là était considérée comme aussi alimentaire que des CD de Lorie de nos jours, je pense ; et avec le recul, et sachant que la valeur artistique d'une oeuvre n'a de sens que pour une époque donnée, et encore, je ne vois pas comment on pourrait conclure le raisonnement par un réducteur "c'était mieux avant" :-/
La question <<quelle est la valeur artistique d'une oeuvre "alimentaire" ?>> est beaucoup plus retorse qu'il n'y paraît...
[^] # Re: Hum...
Posté par bobert . En réponse au journal les mensonges de l'économie. Évalué à 2.
- d'une part, notre société valorise tout autant des réalisations exceptionnelles, pour des raisons tout autant intéressées qu'à d'autres époques il me semble.
De nos jours, une oeuvre de grande valeur artistique est un bon placement financier ; que ce soit pour la peinture ou la musique d'ailleurs ; donc notre époque est bien encore apte à produire & à chouchouter de grands artistes ; et ce pour des raisons pas plus intéressées qu'il y a plusieurs siècles, où les oeuvres artistiques entretenaient l'image fastueuse de l'Eglise catholique, lui servaient de placement mobilier, et effectivement servaient de mesure de richesse ;
- d'autre part, de telles sociétés connaissaient l'équivalent de nos CDs de Lorie, je veux parler de toutes les productions alimentaires des artistes, qui même si elle sont consédérées autrement de nos jours, faisaient office de "tout venant" à l'époque ; cf les florentins dont parlaient Galbraith, mais aussi Mozart, Bach, ou plus récemment Picasso ou Van Gogh ; à leur époque, une partie des oeuvres de tous ces gens-là était considérée comme aussi alimentaire que des CD de Lorie de nos jours, je pense ; et avec le recul, et sachant que la valeur artistique d'une oeuvre n'a de sens que pour une époque donnée, et encore, je ne vois pas comment on pourrait conclure le raisonnement par un réducteur "c'était mieux avant" :-/
La question <<quelle est la valeur artistique d'une oeuvre "alimentaire" ?>> est beaucoup plus retorse qu'il n'y paraît...