• # Aie-aie-aie

    Posté par . En réponse au journal 60 teraflops pour la simulation nucléaire. Évalué à 7.

    Hé ben, on est bien partis...

    Evidemment, il est normal que le CEA, organisme français, choisisse Bull pour construire un supercalculateur. Le problème, c'est que Bull, spécialiste d'AIX, n'est pas du tout au point avec Linux.

    Là où je travaille, on a récemment reçu un serveur Bull Itanium fonctionnant sous Linux. Les utilisateurs, actuellement, en sont tout à fait satisfaits : puissant, stable, etc...

    Mais il y a pas mal de choses qu'ils ne savent pas à son sujet. Ma première surprise a été en discutant avec l'un des spécialistes : c'est moi qui lui ai appris qu'il fallait faire init 1, et non init s, pour passer en single-user mode (parce que c'est plus propre).

    Bon, ça, ce n'est pas bien grave. Ce qui est plus gênant, c'est que la distribution Linux de Bull est une Redhat modifiée... mais pas assez modifiée. Par exemple, qui peut m'expliquer quelle est l'utilité de faire une "recherche de nouveaux périphériques" lors du boot d'un serveur?? Et pourquoi les touches magiques avaient été laissées activées, dont la touche "break" déclencheant le débogueur kernel, alors qu'il n'y a qu'un clavier usb et aucune prise pour clavier standard? (ça nous a valu un joli freeze+reboot, ça.)

    En plus, avant de le rendre opérationnel, il y a eu tellement de problèmes (quand on compilait, les disques tombaient de temps à autre en Read-only... Et il ne s'agissait pas de Lustre, mais d'ext3!) qu'il a fallu réinstaller plusieurs fois le système!

    Bref, sans chercher à médire de Bull, j'estime qu'il s'agit d'une entreprise qui n'est actuellement pas du tout au niveau concernant Linux, et je crains que le CEA ne s'expose à de belles surprises quand il aura sa machine.