Aujourd'hui, GNU/Linux est le seul système développé dans l'intérêt des Droits de l'Homme.
A mon avis, la seule chose qui pêche là-dedans est le mot « seul ». Il y a d'autres systèmes libres qui se développent, encore qu'à part BSD, je ne vois pas trop lesquels sur le moment, et puis la licence BSD n'est pas la GPL, on aime ou on aime pas.
je travaille pour des buts qui sont, à mon sens, plus importants que l'innovation.
Ca n'a rien d'intégriste. Comme il l'explique depuis le début, sont objectif premier est de développer un système qui ne prenne pas son utilisateur en otage. Si le but de tout l'effort accompli autour de GNU était l'innovation, on n'en serait pas resté à un Unix-like. Ce sont deux objectifs différents, mais pas antagonistes. Je ne pense pas qu'il faille y voir là une connotation politique par exemple.
Ces buts peuvent être résumés par les mots Liberté, Egalité, Fraternité.
J'espère que c'est pas cela qui te gène parce que c'est écrit en gros sur les façades de toutes les mairies de France. En soi, j'adhère plutôt à ces principes, même s'ils sont malheureusement bien souvent colorés par des clivages ou des idéaux.
Mon opinion, et je crois que c'est ce que RMS essaie d'expliquer par là, est que GNU/Linux est un système démocratique. Il appartient à tout le monde et tout le monde peut y apporter sa pierre. Cela n'empêche donc pas de faire ce que l'on veut avec - y compris du business - . La seule chose que cela empêche, c'est la mainmise d'une seule grande entité sur une infrastructure que par définition tout le monde utilise. Ce sont les fondements de la citoyenneté, rien d'autre.
J'ai tendance à dire que c'est très bien comme cela parce que l'informatique fait réellement partie intégrante de notre vie. Même sans PC : Le moindre appareil HI-FI de moins de quinze ans contient un microprocesseur ! Il est donc essentiel d'apprendre aux jeunes le fonctionnement d'un ordinateur de la même façon que l'on enseigne les bases de l'électricité ou de la chimie. Or, bien souvent, cet apprentissage se traduit par une formation à l'utilisation de logiciels propriétaires, pas aux bases de l'informatique réelle.
C'est un peu comme si toutes les routes de France étaient brutalement concédées à des compagnies privées, même si l'on fait encore un parallèle avec l'automobile, et devenaient payantes. Tout le monde accepte gentillement de payer le péage pour emprunter une voie rapide et entretenue pour traverser la France dans de bonnes conditions, même si on peste toujours sur la somme à acquitter et sur les bouchons, mais le réseau routier est une infrastructure de première nécessité et il est vital que la population puisse emprunter les départementales et nationales.
L'informatique - au sens large - est en passe de devenir une infrastructure aussi vitale, même si c'est de façon beaucoup plus insidieuse, ce qui est un problème parce que la population ne peut pas s'en rendre compte. C'est donc un acte de salubriété publique que de développer et maintenir un système qui assure le minimum vital au bon fonctionnement des systèmes d'information, quelque soit les opinions des dirigeants de grandes compagnies ou des chefs d'états.
RMS veut être le garant de cette infrastructure. Libre a chacun de le suivre - et de lui faire confiance - ou pas, mais son engagement reste saluable parce que c'est un sacerdoce.
[^] # Re: Ou est-le problème ?
Posté par Obsidian . En réponse au journal RMS, moi, il me fait peur. Évalué à 10.
A mon avis, la seule chose qui pêche là-dedans est le mot « seul ». Il y a d'autres systèmes libres qui se développent, encore qu'à part BSD, je ne vois pas trop lesquels sur le moment, et puis la licence BSD n'est pas la GPL, on aime ou on aime pas.
je travaille pour des buts qui sont, à mon sens, plus importants que l'innovation.
Ca n'a rien d'intégriste. Comme il l'explique depuis le début, sont objectif premier est de développer un système qui ne prenne pas son utilisateur en otage. Si le but de tout l'effort accompli autour de GNU était l'innovation, on n'en serait pas resté à un Unix-like. Ce sont deux objectifs différents, mais pas antagonistes. Je ne pense pas qu'il faille y voir là une connotation politique par exemple.
Ces buts peuvent être résumés par les mots Liberté, Egalité, Fraternité.
J'espère que c'est pas cela qui te gène parce que c'est écrit en gros sur les façades de toutes les mairies de France. En soi, j'adhère plutôt à ces principes, même s'ils sont malheureusement bien souvent colorés par des clivages ou des idéaux.
Mon opinion, et je crois que c'est ce que RMS essaie d'expliquer par là, est que GNU/Linux est un système démocratique. Il appartient à tout le monde et tout le monde peut y apporter sa pierre. Cela n'empêche donc pas de faire ce que l'on veut avec - y compris du business - . La seule chose que cela empêche, c'est la mainmise d'une seule grande entité sur une infrastructure que par définition tout le monde utilise. Ce sont les fondements de la citoyenneté, rien d'autre.
J'ai tendance à dire que c'est très bien comme cela parce que l'informatique fait réellement partie intégrante de notre vie. Même sans PC : Le moindre appareil HI-FI de moins de quinze ans contient un microprocesseur ! Il est donc essentiel d'apprendre aux jeunes le fonctionnement d'un ordinateur de la même façon que l'on enseigne les bases de l'électricité ou de la chimie. Or, bien souvent, cet apprentissage se traduit par une formation à l'utilisation de logiciels propriétaires, pas aux bases de l'informatique réelle.
C'est un peu comme si toutes les routes de France étaient brutalement concédées à des compagnies privées, même si l'on fait encore un parallèle avec l'automobile, et devenaient payantes. Tout le monde accepte gentillement de payer le péage pour emprunter une voie rapide et entretenue pour traverser la France dans de bonnes conditions, même si on peste toujours sur la somme à acquitter et sur les bouchons, mais le réseau routier est une infrastructure de première nécessité et il est vital que la population puisse emprunter les départementales et nationales.
L'informatique - au sens large - est en passe de devenir une infrastructure aussi vitale, même si c'est de façon beaucoup plus insidieuse, ce qui est un problème parce que la population ne peut pas s'en rendre compte. C'est donc un acte de salubriété publique que de développer et maintenir un système qui assure le minimum vital au bon fonctionnement des systèmes d'information, quelque soit les opinions des dirigeants de grandes compagnies ou des chefs d'états.
RMS veut être le garant de cette infrastructure. Libre a chacun de le suivre - et de lui faire confiance - ou pas, mais son engagement reste saluable parce que c'est un sacerdoce.