Non, la cryptographie (à clé publique) actuelle est basée sur l'hypothèse qu'il existe des problèmes difficiles à calculer en temps raisonnable, qui permettent de faire des fonctions presque à sens unique.
Pour prendre un exemple dans le monde réel, la préparation d'un poulet rôti est une fonction à sens unique. À partir d'un poulet vivant, il est très facile de faire un poulet rôti, mais à partir d'un poulet rôti, il est impossible d'obtenir un poulet vivant.
L'intérêt d'une fonction à sens unique, c'est qu'en donnant le produit (poulet rôti), tu peux prouver que tu avais l'objet d'origine (poulet vivant), mais la personne qui détient ce produit ne peut pas récupérer l'objet d'origine.
L'algorithme RSA, qui est le plus répandu, se base sur l'hypothèse que factoriser un grand nombre est difficile. C'est uniquement ce type d'algorithmes qui est potentiellement menacé. Il existe plein d'algorithmes de cryptographie à clé publique qui se basent sur d'autres problèmes mathématiques moins facilement attaquables. Par exemple, on peut construire un système qui se base sur la difficulté de trouver un isomorphisme entre deux graphes. Ça devrait être plus parlant pour les informaticiens qui sont ici, et c'est un problème qui n'est pas prêt d'être résolu efficacement ;-)
[^] # Re: bon je me lache , )
Posté par Yusei (Mastodon) . En réponse au journal Ca va couper chérie. Évalué à 7.
Pour prendre un exemple dans le monde réel, la préparation d'un poulet rôti est une fonction à sens unique. À partir d'un poulet vivant, il est très facile de faire un poulet rôti, mais à partir d'un poulet rôti, il est impossible d'obtenir un poulet vivant.
L'intérêt d'une fonction à sens unique, c'est qu'en donnant le produit (poulet rôti), tu peux prouver que tu avais l'objet d'origine (poulet vivant), mais la personne qui détient ce produit ne peut pas récupérer l'objet d'origine.
L'algorithme RSA, qui est le plus répandu, se base sur l'hypothèse que factoriser un grand nombre est difficile. C'est uniquement ce type d'algorithmes qui est potentiellement menacé. Il existe plein d'algorithmes de cryptographie à clé publique qui se basent sur d'autres problèmes mathématiques moins facilement attaquables. Par exemple, on peut construire un système qui se base sur la difficulté de trouver un isomorphisme entre deux graphes. Ça devrait être plus parlant pour les informaticiens qui sont ici, et c'est un problème qui n'est pas prêt d'être résolu efficacement ;-)