• # Autre

    Posté par . En réponse au journal Je lisais la news de Kimdaba2 quand.... Évalué à 5.

    Car je n'aime pas les positions radicales et comme j'aime être l'avocat du diable,
    Désolé de fagociter. Je ne m'acharne pas :) mais... si c'est très bien de se faire l'avocat du diable dans une discussion, ne pas aimer les positions radicales me semble un peu naïf.

    Une position radicale n'est pas forcément fausse ou mauvaise parce qu'elle est radicale. Il y a des situations ou seule une réponse radicale, sans appel est bonne (cela dépendant de beaucoup du contexte).

    Concernant les brevets dits logiciels, la position radicale d'être contre se défend bien, surtout vis-à-vis de la position radicale d'être pour, ou d'être pour concilier.

    Pourquoi ? Parce qu'elle provient d'un raisonnement cohérent, dicté par la nécessité et la nature du métier et de son objet (l'information, l'algorithmique).

    Raisonnement auquel les pro (qui souhaitent changer la situation existante, qui consiste à dire que le logiciel est déjà protégé par le droit d'auteur) ne sont pas capable d'opposer, point par point, un dédit.

    Alors qu'alternativement, leurs arguments se démontent un par un, notamment concernant les risques de réduction, de restreinte et de contrôle du marché, ainsi que de la chute de l'innovation.

    Ce débat n'est pas sans rappeler la fin du Moyen-Âge, et la raison première de la construction européenne récente : soit on se renferme, on élève la barrière d'accès au pouvoir et au marché (via un armement et des défenses coûteuses), soit on collabore davantage, on baisse les barrières d'accès aux marchés.

    Être pro-brevet logiciel n'est pas une position de libéral, c'est exactement le contraire (à ne pas confondre ; le brevet peut avoir ses raisons ; dans le domaine du logiciel, aucune ne tient).