...puisque tu semble en être. J'avais volontairement simplifié mon propos, mais comme il a été mal compris je vais le détailler un peu. Ca va être facile, on est d'accord a peu près sur tout...
L'orchestre dans le salon. C'est une image volontairement réductrice. Je voulais dire par là que la fidélité du CD équivaut à vouloir reproduire fidèlement un orchestre complet dans les 20 m2 d'un appartement, d'où l'impression parfaitement subjective d'être "agressé" par l'enregistrement numérique, tandis que le vinyl, avec sa bande plus étroite, donne l'impression de délivrer un message plus conforme à une écoute individuelle, plus doux...
Les amplis à lampe. Je met n'importe qui au défi de différencier à bas niveau un ampli à transistors d'un ampli à lampes. A haut niveau, par contre... Euh, là les voisins appellent la police (la polizei pour moi)... Humour à part, je reste convaincu qu'un ampli à transistors sous-employé, qu'on ne pousse jamais jusqu'a saturation, rivalise pour un coût nettement moindre avec son homologue à lampes. Qui de toutes façons a besoin chez lui des 2x100 watts que délivre un ampli à transistors de milieu de gamme? Quand mon ampli affiche "-30dB" (je sais pas combien de dB ca fait, j'ai pas de sonomètre), les voisins profitent de la musique, et ils ne le souhaitent pas forcément. A "-50dB", l'écoute est très confortable, c'est dire si la crête est loin...
Si on aditionne le cout des lampes et celle des composants annexes, la difficulté de maintenance, la gêne (même très relative) à l'utilisation, la différence de prix ne se justifie absolument pas, sauf utilisation réellement pointue. Quand à les construire soi-même, la perspective de jouer avec les haute tensions ne m'enchante pas du tout. Question hautes tensions, j'ai eu une très mauvaise expérience avec un moniteur à dépanner.
De plus, on sort complêtement du domaine "aimable amateur". On va dans un monde où le son numérique compressé n'a absolument pas sa place...
Vinyl contre CD. Même animé des meilleurs intentions du monde, ton saphir ou ton diamant vont de toutes façons agrandir, abraser, bref endommager les sillons de ton vinyl. Quant à la technique qui permet d'obtenir la stéréo sur un vinyl (moduler la profondeur du sillon pour la deuxième voie), ce n'est qu'un pis-aller: la pointe vibre verticalement pour l'une des voies, horizontalement pour l'autre, nescessairement elles s'entre-parasitent, il n'y a qu'une pointe...
Avec ça, trouver aujourd'hui une bonne platine, à entrainement direct et bras tangentiel, pour un prix acceptable (j'ai même pas dit "raisonnable") est devenu impossible. C'est pas faute d'avoir cherché: j'ai quelques collectors en vinyls que j'aimerais particulièrement pouvoir écouter de temps à autres.
Tu vois, je suis sûr qu'un bon vinyl doit être très appréciable, et que je l'écouterais très volontiers si on m'y invite. Pour autant, je n'imagine pas ça chez moi. Je ne peux pas construire d'auditorium dans mes 30 m2, et j'ai aucune envie de devoir attendre que les lampes chauffent en chassant la moindre particule de poussière sur la surface noire de mon vinyl pour obtenir une écoute qui sera gâchée par l'environnement, les reflexions parasites sur les meubles et certains murs nus, etc...
Ce que j'aime, c'est me choisir un CD, presser "play", fermer les yeux et reconstituer chez moi autant que possible un petit soupçon de l'ambiance du concert. Mais, que ce soit en classique ou en moderne, on n'atteint jamais le "live", on y tend le plus possible, c'est tout.
[^] # Parlons entre audiophiles...
Posté par Ano . En réponse à la dépêche comparaison qualitative des formats audio. Évalué à 1.
L'orchestre dans le salon. C'est une image volontairement réductrice. Je voulais dire par là que la fidélité du CD équivaut à vouloir reproduire fidèlement un orchestre complet dans les 20 m2 d'un appartement, d'où l'impression parfaitement subjective d'être "agressé" par l'enregistrement numérique, tandis que le vinyl, avec sa bande plus étroite, donne l'impression de délivrer un message plus conforme à une écoute individuelle, plus doux...
Les amplis à lampe. Je met n'importe qui au défi de différencier à bas niveau un ampli à transistors d'un ampli à lampes. A haut niveau, par contre... Euh, là les voisins appellent la police (la polizei pour moi)... Humour à part, je reste convaincu qu'un ampli à transistors sous-employé, qu'on ne pousse jamais jusqu'a saturation, rivalise pour un coût nettement moindre avec son homologue à lampes. Qui de toutes façons a besoin chez lui des 2x100 watts que délivre un ampli à transistors de milieu de gamme? Quand mon ampli affiche "-30dB" (je sais pas combien de dB ca fait, j'ai pas de sonomètre), les voisins profitent de la musique, et ils ne le souhaitent pas forcément. A "-50dB", l'écoute est très confortable, c'est dire si la crête est loin...
Si on aditionne le cout des lampes et celle des composants annexes, la difficulté de maintenance, la gêne (même très relative) à l'utilisation, la différence de prix ne se justifie absolument pas, sauf utilisation réellement pointue. Quand à les construire soi-même, la perspective de jouer avec les haute tensions ne m'enchante pas du tout. Question hautes tensions, j'ai eu une très mauvaise expérience avec un moniteur à dépanner.
De plus, on sort complêtement du domaine "aimable amateur". On va dans un monde où le son numérique compressé n'a absolument pas sa place...
Vinyl contre CD. Même animé des meilleurs intentions du monde, ton saphir ou ton diamant vont de toutes façons agrandir, abraser, bref endommager les sillons de ton vinyl. Quant à la technique qui permet d'obtenir la stéréo sur un vinyl (moduler la profondeur du sillon pour la deuxième voie), ce n'est qu'un pis-aller: la pointe vibre verticalement pour l'une des voies, horizontalement pour l'autre, nescessairement elles s'entre-parasitent, il n'y a qu'une pointe...
Avec ça, trouver aujourd'hui une bonne platine, à entrainement direct et bras tangentiel, pour un prix acceptable (j'ai même pas dit "raisonnable") est devenu impossible. C'est pas faute d'avoir cherché: j'ai quelques collectors en vinyls que j'aimerais particulièrement pouvoir écouter de temps à autres.
Tu vois, je suis sûr qu'un bon vinyl doit être très appréciable, et que je l'écouterais très volontiers si on m'y invite. Pour autant, je n'imagine pas ça chez moi. Je ne peux pas construire d'auditorium dans mes 30 m2, et j'ai aucune envie de devoir attendre que les lampes chauffent en chassant la moindre particule de poussière sur la surface noire de mon vinyl pour obtenir une écoute qui sera gâchée par l'environnement, les reflexions parasites sur les meubles et certains murs nus, etc...
Ce que j'aime, c'est me choisir un CD, presser "play", fermer les yeux et reconstituer chez moi autant que possible un petit soupçon de l'ambiance du concert. Mais, que ce soit en classique ou en moderne, on n'atteint jamais le "live", on y tend le plus possible, c'est tout.