• [^] # Re: Autre exemple

    Posté par (Mastodon) . En réponse au journal Dépénalisation encadrée du cannabis. Évalué à 1.

    En fait il y a surtout une grosse différence entre les trois situations.

    On a le droit à la malbouffe, à la consommation excessive d'alcool et de tabac.
    Et puis on se rend compte que c'est plutôt mauvais pour les gens qui en usent de trop. L'état cherche à sensibiliser, mais sans pour autant interdire, car de façon modérée, réfléchie, ce n'est pas forcément mauvais (enfin pas forcément la mal-bouffe mais disons que ça rend service, c'est mieux que de ne rien manger si c'est une fois de temps en temps...). L'alcool c'est bon pour la santé par exemple, à doses non exagérées, le coca-cola aussi.
    D'ailleurs, on légifère MAIS on n'interdit pas, et encore heureux !


    A côté de ça, la consommation de cannabis est interdite, on doit pouvoir cultiver le chanvre si on fait un dossier expliquant que ce n'est pas pour fumer et qu'il y a des contrôles réguliers, mais c'est tout. Or la proportion de la population qui cultive ses plants de chanvre et fume des joints est très très loin d'être négligeable. La police et la justice laissent globalement couler, de toute manière ils ne peuvent l'empécher totalement. On se retrouve avec une situation comme celle de la prohibition : un produit est interdit, mais il y a tellement de gens qui en consomment qu'il y a des traffics monstrueux. Et le traffic, la mafia, les brigands, sont mauvais pour la société, ce fait n'est plus à prouver.
    Alors qu'est-ce qui est le pire : autoriser un autre type de cigarette qu'on essaierai de réglementer comme on le fait du tabac actuellement, en acceptant un phénomène de société qui prend une telle ampleur qu'on ne peut plus se voiler la face ? Ou alors laisser les brigands prospérer en leur faisant une chasse molle et perdue d'avance (sauf à devenir un état policier, ce que j'espère personne ici ne souhaite...) ? J'ai ma réponse pour ma part. Et je ne consomme pas de cannabis, je ne fume même pas...
    Le but ici est de ne plus interdire MAIS de légiférer...


    Pour ce qui est des brevets logiciels c'est encore différent : une entité isolée qui ne représente qu'elle-même, se permet d'enfreindre la loi et personne ne lui dit rien.
    Non, on ne devrait pas légaliser son action pour ça, car elle ne représente rien pour l'état français et sa population. Sauf un putain de paquet de thunes et c'est bien là le problème :/ Mais ce n'est plus un problème moral ou de société, c'est un problème de capitalisme ça...
    Ce que je veux dire ici, c'est que si une grosse proportion de la population fait quelque chose et que cette chose est acquise dans les fait par la majorité des gens, voire la police, il faut penser à autoriser cette chose. Mais si une autre chose est faite dans la même inpunité par un organisme isolé, ou juste un groupuscule, que la grande majorité de la population ne sait même pas de quoi il retourne et donc ne dit rien, police comprise, ce N'est PAS une raison pour légaliser, il faudrait au contraire trainer en justice.
    Le parallèle à faire ici serait plutôt avec les sociétés chimiques, grosses usines etc., qui déversaient des produits toxiques dans les rivières, les seules personnes à gueuler étaient celles qui savaient (comme nous, adeptes des logiciels libres, sommes la grande majorité de ceux qui gueulent contre les brevets logiciels), les entreprises en question ont pu agir en totale inpunité pendant pas mal d'années. Mais un jour ça leur est tombé dessus, elles étaient minoritaires et agissaient dans leur coin, exactement comme l'office des brevets avec les brevets logiciels.


    En fait, si on considère que nous sommes en démocratie, alors le cannabis devrait être légalisé, mais l'office des brevets punis pour les brevets logiciels, avant qu'on ne cherche une législation appropriée, qui les autoriserait peut-être.
    ...
    Si on considère que nous sommes en démocratie...
    ...

    Yth.