• [^] # Re: adjectifs...

    Posté par . En réponse au journal Revue de presse: article du Monde diplomatique. Évalué à 3.

    Absolument d'accord pour dire qu'il y a pas que les adjectifs qui charrient un sens qu'on ne leur demande pas. Pour cela les medias sont les rois, "drame familial à Tourcoing" . Paf! "Drame" : déjà on sort des faits on est dans le registre du théâtre, de la mise en scène..
    C'est même un travail quotidien de dénuer son langage de lieux communs. Les écrivains font cela, souvent. Beckett. Puis après avoir bien nettoyé son langage on revient sur les lieux communs et tout d'un coup un "drame" veut dire quelque chose. Autre exemple que j'adore de revisitation d'un lieu commun du langage : le "coup de foudre" par Brassens.
    Je dis juste de se méfier des sens qui s'invitent dans les discours, qui rentrent, par la porte, par la fenêtre, qui se cachent sous le tapis. Et qui flattent. C'est ça "se payer de mots". C'est se faire plaisir de paroles sans exigences qui appellent à la communion.

    Je trouve que le chapeau du diplo n'apporte rien, justement, se gargarise de grands mots et de grands chiffres, mais au fond adhère à une grille de pensée qui fait que tout le monde (qui lit le diplo) s'y retrouve.
    (mais ça ne dit rien de la qualité de l'article même)
    oui, peut-être que j'exagère et qu'après refaire le monde autour d'une mousse ça devient pas facile ;-)) Enfin bon... la route est droite, la pente est forte, et la grand mère fait du judo