• [^] # Re: Trouver du classique sur Intenet

    Posté par . En réponse au journal Industrie et culture : coup de gueule. Évalué à 7.

    Magnatune.com par exemple a un répertoire classique assez large, dont l'interprétation est sous licence Creative Commons, Non Comercial, Share Alike.

    Le problème du classique (surtout du symphonique), c'est que c'est très cher à interpréter (un orchestre, ça coûte cher), et donc c'est pas gratuit même si la mélodie est dans le domaine public.
    J'aime beaucoup la musique symphonique (plutôt que « le classique »), mais produire de la musique symphonique dans son garage, c'est pas évident, au contraire de la techno où tout se fait à l'interieur de l'ordinateur.

    Ça ne me gène pas de payer les artistes pour leur travail (y compris le propriétaire du studio, l'ingénieur du son, la personne qui s'est chargée de rassembler les musiciens et d'organiser les répétitions et les enregistrements, les musiciens eux-mêmes, l'entreprise qui diffuse la musique, que ce soit en CD ou par le réseau), mais ça me gave de devoir payer la mafia Universal, la villa du patron et la marque du distributeur en même temps.

    Je rêve d'un système qui me permettrait de déclarer les morceaux de musique que j'ai acquis sans avoir rémunéré les auteurs et être sûr que ce que je paye va directement aux gens qui ont travaillé pour amener la musique jusqu'à mes oreilles, sans passer par les poches des intermédiaires (qui sont inutiles dans ce cas), et de voir le détail de ce que je paye. Surtout de voir le détail. Cela dit, évaluer les coûts n'est pas évident : les musiciens perçoivent des droits d'auteur, de même que le compositeur (si l'oeuvre n'est pas dans le domaine public), mais les autres artisants d'un enregistrement sont payés une fois pour toutes. Cela consitue un coût fixe, qui devrait être divisé entre toutes les personnes qui écoutent la musique. Et plus il y a d'auditeurs, plus le coût par auditeur diminue... ou alors les revenus de celui qui a avancé l'argent pour l'enregistrement augmentent (ce qui est le cas actuellement avec les maisons de disque classiques).

    L'idéal serait une maison de disque associative, où chaque membre met une certaine quantité d'argent au départ (ou en rajoute régulièrement), et on utiliserait cet argent pour produire des albums, qui sont alors vendus aux membres pour le prix de la rétribution des musiciens et le coût du transfert par le réseau (pas de support physique pour éviter les coûts fixes liés au pressage)). Les coûts fixes restants sont couverts par la cotisation des membres : plus il y a de membres, plus le prix d'un album par membre diminue, et plus on peut produire de disques, avec une cotisation fixe.
    Les nouveaux membres pourraient venir grâce au bouche-à-oreilles, les employés de l'association seraient payés par les cotisations (ça fait partie des frais fixes).

    Ou alors il faut acheter des actions chez tous les Majors dont on achète les disques, et utiliser les dividendes pour se rembourser une partie du prix des disques (mais le problème ethique de la mafia reste entier).