Le projet Junto est une double réponse à une besoin et à une menace. Le besoin est celui d'une définition, d'un porte-parole, d'un centre de ressources pour le mouvement Full Disclosure dans l'ensemble des domaines où cette philosophie de liberté / partage / droit d'expression et d'information peut être appliquée. En effet, les initiateurs et supporteurs du projet Junto croient profondément aux libertés individuelles. Mais nous insistons sur quelques nuances vis à vis des diverses documents de références qui peuvent citer ces libertés individuelles. Nous pensons avant tout que toutes ces libertés sont liées entre elles et indissociables. La suppression ou l'altération d'une des libertés que sont le droit à l'expression, à l'opinion ou à l'information ainsi que le respect de la vie privée ou l'anonymat est une atteinte directe à l'ensemble de l'architecture des libertés individuelles. Que serait une homme libre d'avoir une opinion mais sans aucune information disponible pour se la faire ou encore incapable de l'exprimer. Le projet Junto s'attache à la défense et la justification - puisque apparemment le besoin s'en fait sentir - d'une seule liberté, celle de l'information la plus souvent attaquée parce que directement liée à la notion de propriété elle aussi citée comme libertés fondamentales. Cependant nous soutenons ici que si la reconnaissance de la propriété intellectuelle et donc du travail et de la réflexion de chacun est indispensable, l'appropriation et la limitation de la diffusion d'une production de l'esprit - incluant donc l'information ou plutôt la connaissance - dans l'intérêt d'un homme ou d'un groupe restreint est en soi une violation du droit à l'information et une dérive du droit à la propriété. Par le Full Disclosure nous soutenons l'ensemble des domaines liés à l'impartialité de l'information et de la connaissance par sa circulation la plus libre. Nous justifions aussi bien la diffusion publique de vulnérabilités ou de problèmes informatiques - sous certaines conditions liées à l'impact ou à la consultation de l'auteur du produit incriminé - mais également la diffusion et la modification du code source de logiciels. L'autre adversaire de cet idéal sont les propositions visant à autoriser la brevetabilité des logiciels et par extension de tous processus incluant une composante informatique (cf. brevet sur les 35h par l'AFUL) en Europe. Bien que repoussées une première fois au moment de la révision de la Convention de Munich régissant l'Office Européen des Brevets (OEB), le récent Traité de Nice a permis la modification de l'article 133 du Traité d'Amsterdam. Cette là une attaque insidieuse puisqu'elle facilite le travail du lobbying international en permettant à cette révision concernant pourtant la propriété intellectuelle à être voté à la majorité qualifiée plutôt qu'à l'unanimité. On trouve également le regain d'intérêt pour le mouvement Non Disclosure notamment à l'occasion de plusieurs conférences données lors de BlackHat Briefings ainsi que d'un centre de ressources similaire à Junto : anti.security.is. Junto n'est bien sûr par une attaque agressive et aveugle vis à vis des participants à AntiSecurity mais seulement un pendant démonstratif nécessaire à un équilibre dans le débat opposant partisans de la diffusion d'information à ceux de la rétention. Notons ironiquement ces 2 mouvements prétendent agir au non de la même vertu : la liberté. Une sorte de schisme. Choisir entre la liberté ou la sécurité ou bien penser que la liberté ne peut que favoriser la connaissance y compris la sécurité. Les objectifs du Non Disclosure sont justifiés comme la chasse aux script kiddies, ces prétendus pirates qui se contentent de réutiliser à des fins malhonnêtes ou stupides des outils ou des vulnérabilités développés par d'autres à des fins de recherches ou d'expérimentation. Seulement ce mouvement est bien trop souvent repris lui-même à des fins malhonnêtes ou stupides. En effet, de l'aveux de société ou de consultants informatique ce double-emploi certes dangereux est nécessaire et force des sociétés peut être pas assez pointilleuses à des efforts en sécurité et en qualité. Le Full Disclosure est manifestement un coup de pied au derrière des entreprises, une sorte de cerbère les attendant au tournant en cas de vulnérabilités et donc de mauvaise qualité. Le mouvement non-disclosure aime à jouer sur les comparaisons et les métaphores pour justifier ses propos. Pour reprendre une de leur analogie avec l'aviation militaire, je dirai que le Full Disclosure est aux entreprises ce que l'arme nucléaire est à la paix, un moyen de dissuasion à la différence près que nous pouvons abuser de la diffusion d'information. La diffusion d'information comme l'a montré le logiciel libre est un facteur important dans la coopération et la qualité dans le développement logiciel et toujours comme le logiciel libre l'a démontré c'est un schéma extensible à l'ensemble de la société et - jusqu'à maintenant - de la production immatérielle. De graves dérives peuvent apparaître au nom de la sécurité et du Non Disclosure comme il a été question lors du concours SDMI et comme il est question également dans la Convention sur la Cybercriminalité du Conseil de l'Europe qui criminalise toute exposition de vulnérabilités mais également toute rétention d'information concernant la découverte de vulnérabilités prenant chercheur ou citoyen entre marteau et enclume.
Junto soutient que le militantisme libertaire dans l'environnement technologique doit se traduire par une série de valeur toutes en rapport avec la liberté d'information :
- full disclosure
ce qui sous tend l'honnêteté et le partage d'information notamment dans le domaine de la sécurité informatique et de la programmation. Tout doit être partager dans l'intérêt général, aussi bien les projets, les idées que les ressources ou les informations tout en prenant en considération la sécurité et la respect de la vie privée ou de la propriété.
- open source et free software
ce qui sous tend l'utilisation et l'administration de logiciels libres mais également la philosophie adjacente au libre et ses dérivés contre culturels. La menace du tout copyright est la même que celle du la limitation de la diffusion de l'information à savoir l'ignorance et la rigidité vis à vis d'un système.
Philopsophy of the GNU Project - http://www.fsf.org/philosophy/philosophy.html(...)
- libertés individuelles
ce qui sous tend le respect de la vie privée, les libertés d'opinion, d'expression et d'information - composantes indissociables du full disclosure - , le droit à l'anonymat et au pseudonymat trop souvent oubliés ou sacrifiés sur l'autel d'une forme de pouvoir (profit, désinformation...).
The Junto Project se veut uniquement un centre de ressource et une démonstration permanente d'un idéal basé sur l'utilité et l'intérêt de la liberté d'expression et du droit à l'information dans le domaine technologique comme l'informatique mais par extension ou intérêt croisé à l'ensemble de la société. C'est pourquoi vous pourrez trouver un amalgame de ressources sur l'ensemble des libertés individuelles et les dangers qui les menacent. L'écriture de textes originaux et la participation à des mouvements de plus grande ampleur sont également à l'étude en fonction du succès premier. Ce projet est extrêmement ouvert et nous appelons toute personne ou organisation à apporter son soutien ne serai ce que par un simple mot d'encouragement ou par une participation plus active.
# Junto
Posté par Anonyme . En réponse à la dépêche L'open source sécurité en question. Évalué à -1.
Le projet Junto est une double réponse à une besoin et à une menace. Le besoin est celui d'une définition, d'un porte-parole, d'un centre de ressources pour le mouvement Full Disclosure dans l'ensemble des domaines où cette philosophie de liberté / partage / droit d'expression et d'information peut être appliquée. En effet, les initiateurs et supporteurs du projet Junto croient profondément aux libertés individuelles. Mais nous insistons sur quelques nuances vis à vis des diverses documents de références qui peuvent citer ces libertés individuelles. Nous pensons avant tout que toutes ces libertés sont liées entre elles et indissociables. La suppression ou l'altération d'une des libertés que sont le droit à l'expression, à l'opinion ou à l'information ainsi que le respect de la vie privée ou l'anonymat est une atteinte directe à l'ensemble de l'architecture des libertés individuelles. Que serait une homme libre d'avoir une opinion mais sans aucune information disponible pour se la faire ou encore incapable de l'exprimer. Le projet Junto s'attache à la défense et la justification - puisque apparemment le besoin s'en fait sentir - d'une seule liberté, celle de l'information la plus souvent attaquée parce que directement liée à la notion de propriété elle aussi citée comme libertés fondamentales. Cependant nous soutenons ici que si la reconnaissance de la propriété intellectuelle et donc du travail et de la réflexion de chacun est indispensable, l'appropriation et la limitation de la diffusion d'une production de l'esprit - incluant donc l'information ou plutôt la connaissance - dans l'intérêt d'un homme ou d'un groupe restreint est en soi une violation du droit à l'information et une dérive du droit à la propriété. Par le Full Disclosure nous soutenons l'ensemble des domaines liés à l'impartialité de l'information et de la connaissance par sa circulation la plus libre. Nous justifions aussi bien la diffusion publique de vulnérabilités ou de problèmes informatiques - sous certaines conditions liées à l'impact ou à la consultation de l'auteur du produit incriminé - mais également la diffusion et la modification du code source de logiciels. L'autre adversaire de cet idéal sont les propositions visant à autoriser la brevetabilité des logiciels et par extension de tous processus incluant une composante informatique (cf. brevet sur les 35h par l'AFUL) en Europe. Bien que repoussées une première fois au moment de la révision de la Convention de Munich régissant l'Office Européen des Brevets (OEB), le récent Traité de Nice a permis la modification de l'article 133 du Traité d'Amsterdam. Cette là une attaque insidieuse puisqu'elle facilite le travail du lobbying international en permettant à cette révision concernant pourtant la propriété intellectuelle à être voté à la majorité qualifiée plutôt qu'à l'unanimité. On trouve également le regain d'intérêt pour le mouvement Non Disclosure notamment à l'occasion de plusieurs conférences données lors de BlackHat Briefings ainsi que d'un centre de ressources similaire à Junto : anti.security.is. Junto n'est bien sûr par une attaque agressive et aveugle vis à vis des participants à AntiSecurity mais seulement un pendant démonstratif nécessaire à un équilibre dans le débat opposant partisans de la diffusion d'information à ceux de la rétention. Notons ironiquement ces 2 mouvements prétendent agir au non de la même vertu : la liberté. Une sorte de schisme. Choisir entre la liberté ou la sécurité ou bien penser que la liberté ne peut que favoriser la connaissance y compris la sécurité. Les objectifs du Non Disclosure sont justifiés comme la chasse aux script kiddies, ces prétendus pirates qui se contentent de réutiliser à des fins malhonnêtes ou stupides des outils ou des vulnérabilités développés par d'autres à des fins de recherches ou d'expérimentation. Seulement ce mouvement est bien trop souvent repris lui-même à des fins malhonnêtes ou stupides. En effet, de l'aveux de société ou de consultants informatique ce double-emploi certes dangereux est nécessaire et force des sociétés peut être pas assez pointilleuses à des efforts en sécurité et en qualité. Le Full Disclosure est manifestement un coup de pied au derrière des entreprises, une sorte de cerbère les attendant au tournant en cas de vulnérabilités et donc de mauvaise qualité. Le mouvement non-disclosure aime à jouer sur les comparaisons et les métaphores pour justifier ses propos. Pour reprendre une de leur analogie avec l'aviation militaire, je dirai que le Full Disclosure est aux entreprises ce que l'arme nucléaire est à la paix, un moyen de dissuasion à la différence près que nous pouvons abuser de la diffusion d'information. La diffusion d'information comme l'a montré le logiciel libre est un facteur important dans la coopération et la qualité dans le développement logiciel et toujours comme le logiciel libre l'a démontré c'est un schéma extensible à l'ensemble de la société et - jusqu'à maintenant - de la production immatérielle. De graves dérives peuvent apparaître au nom de la sécurité et du Non Disclosure comme il a été question lors du concours SDMI et comme il est question également dans la Convention sur la Cybercriminalité du Conseil de l'Europe qui criminalise toute exposition de vulnérabilités mais également toute rétention d'information concernant la découverte de vulnérabilités prenant chercheur ou citoyen entre marteau et enclume.
Junto soutient que le militantisme libertaire dans l'environnement technologique doit se traduire par une série de valeur toutes en rapport avec la liberté d'information :
- full disclosure
ce qui sous tend l'honnêteté et le partage d'information notamment dans le domaine de la sécurité informatique et de la programmation. Tout doit être partager dans l'intérêt général, aussi bien les projets, les idées que les ressources ou les informations tout en prenant en considération la sécurité et la respect de la vie privée ou de la propriété.
- open source et free software
ce qui sous tend l'utilisation et l'administration de logiciels libres mais également la philosophie adjacente au libre et ses dérivés contre culturels. La menace du tout copyright est la même que celle du la limitation de la diffusion de l'information à savoir l'ignorance et la rigidité vis à vis d'un système.
Philopsophy of the GNU Project - http://www.fsf.org/philosophy/philosophy.html(...)
- libertés individuelles
ce qui sous tend le respect de la vie privée, les libertés d'opinion, d'expression et d'information - composantes indissociables du full disclosure - , le droit à l'anonymat et au pseudonymat trop souvent oubliés ou sacrifiés sur l'autel d'une forme de pouvoir (profit, désinformation...).
The Junto Project se veut uniquement un centre de ressource et une démonstration permanente d'un idéal basé sur l'utilité et l'intérêt de la liberté d'expression et du droit à l'information dans le domaine technologique comme l'informatique mais par extension ou intérêt croisé à l'ensemble de la société. C'est pourquoi vous pourrez trouver un amalgame de ressources sur l'ensemble des libertés individuelles et les dangers qui les menacent. L'écriture de textes originaux et la participation à des mouvements de plus grande ampleur sont également à l'étude en fonction du succès premier. Ce projet est extrêmement ouvert et nous appelons toute personne ou organisation à apporter son soutien ne serai ce que par un simple mot d'encouragement ou par une participation plus active.