Oui, mais les séries récentes sont réputées être beaucoup plus difficiles qu'avant. C'est pas une mauvaise chose en soi, mais par contre, une des plaies de ce genre de QCM est les questions ambigües:
M6 avait fait ce genre de test il y a quelques temps et une des questions m'avait marqué: La photo montrait une route de campagne par une très belle soirée d'été, et un ciel bleu azur. On y voyait encore tout-à-fait clair même si le soleil devait déjà être bas. En face, une voiture (feux éteints) en haut d'un léger faux plat. Question:
J'allume mes phares ?
1) Oui
2) Non
Moi, tranquillement, et ayant déjà souvent roulé de nuit, je me dis que je dois rouler feux éteints depuis déjà plusieurs heures, que si j'allume mes feux sur le faux-plat je risque d'éblouir le conducteur en face à cause du faisceau incliné (ça, c'est sûr, il faut avoir roulé de nuit pour le savoir, mais tous ceux qui connaissent çà savent à quel point c'est gênant), et que je peux bien patienter trois secondes que la voiture en face m'ait croisé avant d'allumer mes feux de position. Malgré cela, la bonne réponse était quand même:
1) Oui, car la nuit commence à tomber.
Pourquoi diable une voiture en face sur un faux-plat feux éteints sur cette photo si le but de la question est simplement de savoir si le futur conducteur aura la bonne idée d'allumer ses phares lorsqu'il commencera à faire sombre ?
Autre exemple vécu, à l'auto-école pendant l'entraînement au code. J'avais habituellement de bons résultats, jusqu'au jour où arrive une diapo mettant en scène une arrivée sur un carrefour, et dans le coin de l'écran un feu orange tellement proche de l'objectif (moins d'un mètre) qu'il en était presque flou. Question:
1) Je passe ?
2) Je m'arrête ?
S'en suit alors un dialogue avec la monitrice:
Moi: Je n'ai pas le temps de m'arrêter en sécurité (sauf à piler et provoquer un carambolage): Je passe.
Elle: (silence) ... ah bon ?
Moi: oui.
Elle: Tu passes au feu orange, toi ?
Moi: Non, habituellement je m'arrête bien sagement, mais pas quand le feu mûrit lorsque je suis 50cm devant. Il me semble que c'est à çà que sert un feu orange.
Elle: Oui, mais là, le feu il était orange avant !
Moi: Alors pourquoi n'a-t-on pas pris la photo à ce moment (et au bon endroit) ?
Elle (à court d'argument): (silence) ... pff, c'est vraiment ridicule ce que tu dis ! (Rires).
Moi: Tu te fous de ma gueule ?
...
N'allez surtout pas croire que je remette en cause le caractère indispensable du code de la route, et encore moins que l'on puisse se permettre de conduire « au feeling » ! J'ai vu trop d'accidents pour cela (ceux qui n'en n'ont pas vu assez peuvent toujours lire ceci: http://www.chez.com/jacky/avis.html(...) . Les sixième, septième, et dixième commentaires sont interressants). Mais il en reste qu'en cas d'examen, les exemples que je viens de citer peuvent suffire à faire échouer le candidat, alors qu'un bon bachoteur à qui toutes ces possibilités ne sont même pas venues à l'esprit une seconde peut faire un zéro faute et faire figure d'exemple à suivre.
Tout cela pour dire, chaque fois que vous êtes sur la route, en trois mots: Ouvrez l'oeil !
# 12 ans de conduite et ca s'arrange pas...
Posté par Obsidian . En réponse au journal 12 ans de conduite et ca s'arrange pas.... Évalué à 10.
M6 avait fait ce genre de test il y a quelques temps et une des questions m'avait marqué: La photo montrait une route de campagne par une très belle soirée d'été, et un ciel bleu azur. On y voyait encore tout-à-fait clair même si le soleil devait déjà être bas. En face, une voiture (feux éteints) en haut d'un léger faux plat. Question:
J'allume mes phares ?
1) Oui
2) Non
Moi, tranquillement, et ayant déjà souvent roulé de nuit, je me dis que je dois rouler feux éteints depuis déjà plusieurs heures, que si j'allume mes feux sur le faux-plat je risque d'éblouir le conducteur en face à cause du faisceau incliné (ça, c'est sûr, il faut avoir roulé de nuit pour le savoir, mais tous ceux qui connaissent çà savent à quel point c'est gênant), et que je peux bien patienter trois secondes que la voiture en face m'ait croisé avant d'allumer mes feux de position. Malgré cela, la bonne réponse était quand même:
1) Oui, car la nuit commence à tomber.
Pourquoi diable une voiture en face sur un faux-plat feux éteints sur cette photo si le but de la question est simplement de savoir si le futur conducteur aura la bonne idée d'allumer ses phares lorsqu'il commencera à faire sombre ?
Autre exemple vécu, à l'auto-école pendant l'entraînement au code. J'avais habituellement de bons résultats, jusqu'au jour où arrive une diapo mettant en scène une arrivée sur un carrefour, et dans le coin de l'écran un feu orange tellement proche de l'objectif (moins d'un mètre) qu'il en était presque flou. Question:
1) Je passe ?
2) Je m'arrête ?
S'en suit alors un dialogue avec la monitrice:
Moi: Je n'ai pas le temps de m'arrêter en sécurité (sauf à piler et provoquer un carambolage): Je passe.
Elle: (silence) ... ah bon ?
Moi: oui.
Elle: Tu passes au feu orange, toi ?
Moi: Non, habituellement je m'arrête bien sagement, mais pas quand le feu mûrit lorsque je suis 50cm devant. Il me semble que c'est à çà que sert un feu orange.
Elle: Oui, mais là, le feu il était orange avant !
Moi: Alors pourquoi n'a-t-on pas pris la photo à ce moment (et au bon endroit) ?
Elle (à court d'argument): (silence) ... pff, c'est vraiment ridicule ce que tu dis ! (Rires).
Moi: Tu te fous de ma gueule ?
...
N'allez surtout pas croire que je remette en cause le caractère indispensable du code de la route, et encore moins que l'on puisse se permettre de conduire « au feeling » ! J'ai vu trop d'accidents pour cela (ceux qui n'en n'ont pas vu assez peuvent toujours lire ceci: http://www.chez.com/jacky/avis.html(...) . Les sixième, septième, et dixième commentaires sont interressants). Mais il en reste qu'en cas d'examen, les exemples que je viens de citer peuvent suffire à faire échouer le candidat, alors qu'un bon bachoteur à qui toutes ces possibilités ne sont même pas venues à l'esprit une seconde peut faire un zéro faute et faire figure d'exemple à suivre.
Tout cela pour dire, chaque fois que vous êtes sur la route, en trois mots: Ouvrez l'oeil !