• [^] # Re: assez d' accord

    Posté par . En réponse au journal L'Europe aux votants!. Évalué à 2.

    TON pouvoir ? il est où TON pouvoir ? t'inquiète pas, quand tu votes, tu ne perds rien... ton pouvoir, il ne va pas te manquer, puisqu'il n'existe pas. Ton seul pouvoir réel, justement, c'est de voter.

    Mon pouvoir c'est celui qui me revient quand on applique la définition de démocratie. Il est bien plus grand que celui de voter. Le vote en est une version misérable, alors certes en ne votant pas je ne récupère pas mon pouvoir, mais je ne cautionne pas ceux qui m'ont pris le mien.
    Si j'avais mon pouvoir, on me permettrait par exemple de voter au même titre que les députés. Bien sûr avec une pondération fortement réduite par rapport à celle des députés aujourd'hui, je ne prétends pas prendre le pouvoir des autres.

    Voter, ce n'est pas faire cadeau ou déléguer son pouvoir à quelqu'un, c'est exprimer une préférence pour un/des représentant, qui lui, détiendra ce pouvoir légitimé par l'élection.

    C'est ta vision idéalisée de la chose. Je vois que le pouvoir, je ne l'ai pas en premier lieu, alors que je devrais l'avoir si on se prétend en démocratie.

    Ne pas voter, cela ne peut signifier qu'une chose : on se fout du représentant qui sera choisi. Il n'y a aucune autre signification à l'abstention que de laisser les autres choisir à sa place.

    Tu devrais faire de la politique, tu te permets d'interpréter les actions des autres sans en avoir la moindre idée. Parmi les abstentionnistes il y a des gens qui s'en foutent, des gens qui sont contre le système, des gens qui ont oublié, etc. Tu n'es pas en position de dire ce qu'une abstention signifie. Seul l'abstentionniste (et c'est valable pour le votant aussi) peut dire ce que son acte signifie.

    Voter blanc, cela a tout a fait un autre sens, et peut exprimer un rejet de ce qui est proposé. Le vote blanc n'est malheureusement pas reconnu aujourd'hui, et le problème est là (il suffirait qu'il soit compté comme suffrage exprimé)... Pour l'instant, voter blanc ou s'abstenir a le même résultat, mais la démarche est totalement différente ; et encore, bien que le résultat final de l'élection soit le même, il est de plus en plus commenté différement.

    Ce n'est que ton opinion, il y a quantité de choses qu'un vote blanc peut exprimer. Souvent ceux qui préfèrent l'abstention au blanc considèrent que le blanc signifie « j'ai rien contre le principe, mais je trouve pas de candidats » tandis que l'abstention serait « je suis contre le principe ». S'il y avait 36 bulletins de protestation dans lesquels le motif est expliqué ce serait plus clair, mais ce n'est pas le cas. L'abstention est une contestation valable, c'est d'ailleurs reconnu, quelqu'un a donné une URL sur cette page.

    Autant le vote blanc me semble une démarche positive, autant l'abstention relève du "je m'en fout". Le désintérêt est tout à fait légitime, mais il ne sert à rien de chercher d'autres excuses foireuses pour justifier son inaction si l'on a la possibilité matérielle de voter.

    Tu parles sans savoir, puisque jusqu'à preuve du contraire chacun sait pourquoi il agit d'une certaine manière, et JE sais mieux que toi pourquoi JE fais tel choix ou tel autre. Là je parle pour moi, mon cas, mon abstention, sans prétendre que c'est le cas de l'abstention en général. Tu interprètes les abstentions et votes blancs, sauf que c'est une erreur de le faire de manière aussi affirmative.

    Il faut bien voir qu'il est difficile d'interpréter les votes aussi. Par exemple le gros succès du PS en France : est-ce un vrai soutien ou bien une grosse réaction à la mésaventure de Jospin, quelle est la part du « vote utile » là-dedans ? Tant qu'on a pas une méthode avec votes sincères (comme Condorcet) les interprétations sont hasardeuses.