"Eric Raymond dit que, d'après lui, seuls 5% des informaticiens ont un salaire dépendant du prix de vente de logiciels"
Déjà, je pense qu'en reformulant la phrase, elle sera moins fausse :
"Eric Raymond dit que, d'après lui, seuls 5% des informaticiens ont un salaire dépendant directement du prix de vente de logiciels"
En effet, si 5% des informaticiens sont des programmeurs, et dont le salaire dépend en effet directement des ventes de logiciels, les 95% restants ont en grande majorité besoin de ces logiciels pour pouvoir exercer leur activité.
Evidemment, un assembleur ne se rendra pas forcément compte de sa dépendance, mais si les programmeurs ne sont plus rémunérés, forcément, cela va attirer moins de monde dans la profession, il y aura donc moins de vocations, et du coup, les logiciels deviendront "rares", et les ordinateurs moins demandés, car moins innovants, et donc l'assembleur vendra moins d'ordinateurs.
Et pour aller encore plus loin, les logiciels jouent aujourd'hui un rôle très important à tous les niveaux de notre société, ils servent à tout, et ont grandement participé à l'amélioration de notre quotidien. Freiner l'innovation dans l'informatique, c'est également freiner toute l'économie, et on sait à quoi mènent les ralentissements économiques : pertes d'emplois, récessions, etc. bref, la spirale infernale !
Finalement, cela va bien au delà de simples considérations mathématiques, et il ne faut pas tomber dans l'erreur d'imaginer que les logiciels libres ont un coût de production nul. Les plus gros contributeurs du libre sont en grande majorité rémunérés par des grandes boîtes, ou exercent une activité principale autre. Bien souvent, ils sont déjà programmeurs dans une boîte de logiciels propriétaires, car peu d'entre eux arrivent à vivre du libre (ça c'est une réalité que beaucoup d'entre nous aimeraient voir changer).
Sinon, pour en revenir au sujet, de toute façon, la question ne se pose pas, car un logiciel "libre" ne veut pas dire qu'il est gratuit. Si l'évolution de notre société veut que le logiciel libre l'emporte, alors les boîtes qui vendaient du logiciel propriétaire se mettront à vendre du logiciel libre, et il y aura toujours 5% des informaticiens dont le salaire dépendra directement des ventes de logiciel !
Pour terminer, je doute fortement que le business-plan qui consiste à croire que l'on peut faire du logiciel gratuit en faisant de la marge sur la vente de tee-shirts et autre gadgets ait un quelconque avenir. Non, sérieusement, on assume ses choix, et si on fait du logiciel, on vend du logiciel (et du service éventuellement), qu'il soit libre ou non ! Mais vendre des tee-shirt pour vivre lorsque l'on fait du logiciel...
Sinon, bientôt on lira que 5% des informaticiens sont directement rémunérés par la vente de tee-shirts... et ça c'est un peu pitoyable non ? :-)
# Des chiffres qui ne veulent rien dire
Posté par o°Oo°Oo°o°O°Oo°Oo°Oo°Oo°o°O°O o° . En réponse au journal Logiciels distribués gratuitement et salaires des développeurs. Évalué à 10.
Déjà, je pense qu'en reformulant la phrase, elle sera moins fausse :
"Eric Raymond dit que, d'après lui, seuls 5% des informaticiens ont un salaire dépendant directement du prix de vente de logiciels"
En effet, si 5% des informaticiens sont des programmeurs, et dont le salaire dépend en effet directement des ventes de logiciels, les 95% restants ont en grande majorité besoin de ces logiciels pour pouvoir exercer leur activité.
Evidemment, un assembleur ne se rendra pas forcément compte de sa dépendance, mais si les programmeurs ne sont plus rémunérés, forcément, cela va attirer moins de monde dans la profession, il y aura donc moins de vocations, et du coup, les logiciels deviendront "rares", et les ordinateurs moins demandés, car moins innovants, et donc l'assembleur vendra moins d'ordinateurs.
Et pour aller encore plus loin, les logiciels jouent aujourd'hui un rôle très important à tous les niveaux de notre société, ils servent à tout, et ont grandement participé à l'amélioration de notre quotidien. Freiner l'innovation dans l'informatique, c'est également freiner toute l'économie, et on sait à quoi mènent les ralentissements économiques : pertes d'emplois, récessions, etc. bref, la spirale infernale !
Finalement, cela va bien au delà de simples considérations mathématiques, et il ne faut pas tomber dans l'erreur d'imaginer que les logiciels libres ont un coût de production nul. Les plus gros contributeurs du libre sont en grande majorité rémunérés par des grandes boîtes, ou exercent une activité principale autre. Bien souvent, ils sont déjà programmeurs dans une boîte de logiciels propriétaires, car peu d'entre eux arrivent à vivre du libre (ça c'est une réalité que beaucoup d'entre nous aimeraient voir changer).
Sinon, pour en revenir au sujet, de toute façon, la question ne se pose pas, car un logiciel "libre" ne veut pas dire qu'il est gratuit. Si l'évolution de notre société veut que le logiciel libre l'emporte, alors les boîtes qui vendaient du logiciel propriétaire se mettront à vendre du logiciel libre, et il y aura toujours 5% des informaticiens dont le salaire dépendra directement des ventes de logiciel !
Pour terminer, je doute fortement que le business-plan qui consiste à croire que l'on peut faire du logiciel gratuit en faisant de la marge sur la vente de tee-shirts et autre gadgets ait un quelconque avenir. Non, sérieusement, on assume ses choix, et si on fait du logiciel, on vend du logiciel (et du service éventuellement), qu'il soit libre ou non ! Mais vendre des tee-shirt pour vivre lorsque l'on fait du logiciel...
Sinon, bientôt on lira que 5% des informaticiens sont directement rémunérés par la vente de tee-shirts... et ça c'est un peu pitoyable non ? :-)