• [^] # Re: Achetez du Xilinx...

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Palladium ?! REVOLTANT !!. Évalué à 3.

    IBM défend linux, donc IBM défendra les proc non-palladium.
    Mouais m'enfin :
    1- ils défendent linux actuellement, qui sait s'ils continueront demain
    2- ils ont été parmis les premiers à fournir des portables intégrant TCPA, une des bases de palladium : http://www.01net.com/article/199157.html(...) et http://www.eetimes.com/sys/news/OEG20020424S0013(...) (et ça date pas d'hier).
    Donc IBM est du côté du libre, ok, mais pour combien de temps ?

    Ensuite, le délire de la séparation entre les applis de confiance et les autres, décrite dans l'article, est déjà en train de se réaliser et la diversité des plateformes n'y change absolument rien. Avec l'arrivée du DRM dans le monde du contenu : soit tu as un support DRM et tu peux lire le contenu, soit tu l'as pas et tu ne peux pas le lire. Quel impact à l'archi la dessus ? Rien qu'avec des mécanismes en soft, c'est dur de sortir des sentiers battus (site web IE only, real machin, protocoles mails de l'espace). L'arrivée de mécanismes hard rendra le pékin moyen définitivement incapable d'utiliser de l'alternatif.

    Enfin, si ces technos DRM (palladium n'est qu'une forme de DRM pour les applis) sont acceptées par le grand public, il serait logique que les FAI les imposent à leur abonnés (pour profiter des atouts d'un tel système), éliminant de fait les applis non signées sur le net, interdisant aux softs non signés les services qu'ils proposent (musique / film / autre). Ca correspond tout à fait au scénario de l'article : la séparation totale du monde palladium et du monde non palladium.

    On notera au passage qu'un des pricipaux intérets de ces technos DRM est la gestion fine du commerce immatériel grace au contrôle total qu'a le fournisseur sur son produit (même si dans l'article, le mec se plante sur la procédure de contrôle) : on va te faire payer ce qui avant était gratuit (comme enregistrer un morceau à la radio, lancer autant de fois que tu veux ton appli) et, maintenant que les lois qui vont bien sont passées, rendre illégal indirectement ce qui avant était un droit (la copie privée interdite car nécessite d'utiliser des moyens interdits pour l'exercer, le crack no-cd, le patch d'extension de ton appli : EUCD).

    En fait, la question à se poser c'est : si tout le monde veut ça (puisqu'ils l'adoptent et ne défendent pas leur actuelle liberté), est-il légitime d'essayer de lutter contre ?