• [^] # Re: Et alors ?

    Posté par . En réponse au journal Taxe sur l'abonnement internet: l'offensive continue. Évalué à 4.

    Je ne vois pas ce qui vous choque dans les propositions en question.

    Commencons d'abord par le fait d'etre coupable a priori...

    - Le partage de fichiers en P2P est illégal dans 99% des cas. C'est un fait. (Et ne me parlez pas des quelques dizaines de geek qui téléchargent leurs isos comme ça)

    Cela reste a prouver que le partage de fichier sur P2P est illegal, tout du moins en France (cf. un thread sur le sujet sur la mailing-list de la fsf-france, je crois).

    - Le partage illégal de fichier en P2P pose un problème de juste rémunération des artistes. C'est un autre fait.

    Non, il ne pose pas de probleme, c'est juste que les majors sont partis dans le trip de pouvoir vendre un morceau par support (une fois sur internet, une fois pour la sonnerie de telephone, une fois pour la radio, une fois pour le cd, ...). Or ce n'est clairement pas ce que veux l'utilisateur. Donc soit l'industrie s'adapte soit elle meurt. C'est le principe de l'evolution.

    Partant de là, il y a un choix à faire :

    - soit on s'enferme dans le schéma actuel, et on accepte de payer le cout social et politique que cela représente (une industrie qui insulte ses clients, des milliers de gens jetés en prison ...)

    - soit on accepte le fait que les modes de distributions ont changé et alors il faut bien trouver un moyen de rémunérer les artistes.

    Euh, lors de toute evolution, il y a eu de grand changement avec des repport d'une industrie sur une autre. Aujourd'hui ce que le peer-to-peer permet et ce que les technologies en generales permettent, c'est de s'abstenir de support encombrant. C'est une evolution logique, le CD va mourrir en tant que support. Pour l'instant, il est remplace par le DVD musical, qui offre plus de contenu et qu'il est encore difficile de recuperer par les moyens de telecommunication actuellement disponible (mais d'ici la fin de l'annee des offres ADSL2+ devraient apparaitre et l'acces a des debits de l'ordre de la dizaine de Mo sera possible).

    Donc, il faut que cette industrie reflechisse et change sont moyens de remuneration (actuellement, sur la vente du support du TOP 100). La premiere possibilite, c'est la Video On Demand et autre flux a la demande, tout a fait legal et nettement plus facile a manipuler que le P2P du moment que la video/audiotheque accessible est importante et que l'on ne paie qu'une fois pour un film/musique.

    Autre possibilite, une banque se lance reelement dans le micro-paiement et la legislation permet de faciliter les transferts d'argents de petite somme directement par internet. Un peu comme paypal, mais avec la securite d'une vrai banque et non les abus d'une societe sans vraiment trop de deontologie. Et les artistes utilisent les tags des fichiers sons pour specifier leur site web et permettre ainsi leur paiement en direct.

    Comme tu le vois, il existe des alternatives, mais elle demande du travail, de l'adaptation et ont un cout. Mais il est tellement plus facile de transformer tout une industrie en fonctionnaire...

    Ce moyen, a priori, sera un impot général ("solidarité nationale") ou spécifique (taxe sur les abonnements internet).

    En gros, l'ideal pour toi, c'est que cette industrie incapable de se remettre en question et trop innefficace pour proposer une alternative au p2p doit recevoir un impot pour vivre... Je ne vois aucune raison pour que les majors recoivent un tel impot. C'est une industrie, si une industrie ne s'est pas s'adapter, elle meurt. Et qu'on ne me dise pas qu'il n'y a pas d'alternative, ca a ete amplement demontre.

    PS: J'ai quasiment admis tout du long de cette article que le P2P etait entrain de tuer l'industrie du disque. Pour moi, cela est completement faux. On nous donne uniquement les ventes de CD aux grossistes et non les ventes directes de FNAC et consort. On a pas les chiffres de vente de sonnerie, DVD musicaux, site web en ligne. Ca ressemble plus a un coup d'esbrouf d'une industrie qui a besoin de justifier le licenciement de certaine de ses branches sans vouloir en donner de contre partie, pour passer dans un modele encore plus rentable...