- Quels sont des exemples d'abus (qui sautent aux yeux) de brevets ? (avec référence et tout..)
Le proble;e avec les brevets logiciels est que le terme meme de brevet est un abus. Si on doit vraiment creer quelque chose pour proteger les developpements, ca ne peut pas etre un brevet.
Un brevet s'appuie sur trois notions fondamentales : La caracteristique innovante, la non trivialite pour l'homme du metier, et la non application precedente pour l'etat de l'art.
En informatique la notion meme de caracteristique innovante est tres floue. L'informatique est un lieu d'ammelioration, tres tres rarement un lieu d'innovation. A part les robot de demonstration par preuve formelle et les quelques surdoues qui bosse sur des OS pour ordinateurs quantiques (lesquels n'existent pas encore, rapellons le), tout existait deja il y a 20 ans. L'internet, les modes textes et graphiques, les echanges de donnes, les systemes clients serveurs et distribues, les sons, les images les films. Il y a eu des progres et des progres monstrueux, mais pas reellement d'invention. Cette absence d'invention rend la caracterisation de la notion d'innovation tres complexe, et surtout completement subjective.
La non trivialite pour l'homme du metier quand a elle n'existe pour ainsi dire pas. Tres peu "d'homme du metier" sont capables d'appeler une interruption clavier et de recuperer le retour. Ne parlons meme pas de comprendre comment marche un systeme dans son ensemble. Un simple coup d'oeuil sur des choses aussi fondamentales que les sources des gestionnaires de memoire virtuelle permet de se rendre compte qu'en informatique la trivialite est loin derriere. Cependant la trivialite est aussi partout. Je peux parfaitement ecrire un langage qui va rendre n'importe qu'elle fonction specifique triviale. Pour reprendre l'exemple de la gestion de memoire virtuelle je peux (non en fait pas moi, mais des gens pourraient) creer un systeme capable de creer un gestionnaire de memoire virtuelle de tres haut niveau. Ce systeme pourrait par exempel lancer des etudes statistiques en boucle ssur les acces memoire, faire des stochastiques previsionelles pour la gestion du cache mettre tout cela dans une base de donnees et se tenir pret a etre appele. L'utilisateur fianle n'aurait alors plus qu'a lancer le programme en tache de fond, se servir de son ordinateur un petit peu puis cliquer sur un bouton pour recuperer un gestionnaire taille au milimetre pour ses besoins. Bref en informatique rien n'est trivial, mais on peut tout rendre trivial.
Le meme probleme se pose pour l'homme du metier, du concepteur de la puce informatique a l'utilisateur final on est tous homme du metier. Et pourtant il y a fort a parier que la personne qui dessine le cache integre des derniers P4 resterait vraiment perplexe devant le pattern "Class Factory" lequel vient pourtant naturellement aux developpeurs objets qui ont ete confrontes au probleme plusieurs fois, par contre si il ne connait pas le probleme resolu par un design il risque de ne pas comprendre comment celui ci fonctionne, ni a quoi il sert et de le trouver "non trivial" a tort.
Pour finir avec l'etat de l'art : il s'agit de l'ensemble des connaissance connues par les techniciens et els ingenieurs sur un sujet . Sur ce point il n'y qu'une chose a dire :
Shakespear_Integrale.tar.gz : 4Mo
Linux-2.6.6.tar.gz : 41,8Mo
# Reponse a une question :
Posté par Jerome Herman . En réponse au journal Brevets logiciels : des faits et des arguments... Évalué à 10.
Le proble;e avec les brevets logiciels est que le terme meme de brevet est un abus. Si on doit vraiment creer quelque chose pour proteger les developpements, ca ne peut pas etre un brevet.
Un brevet s'appuie sur trois notions fondamentales : La caracteristique innovante, la non trivialite pour l'homme du metier, et la non application precedente pour l'etat de l'art.
En informatique la notion meme de caracteristique innovante est tres floue. L'informatique est un lieu d'ammelioration, tres tres rarement un lieu d'innovation. A part les robot de demonstration par preuve formelle et les quelques surdoues qui bosse sur des OS pour ordinateurs quantiques (lesquels n'existent pas encore, rapellons le), tout existait deja il y a 20 ans. L'internet, les modes textes et graphiques, les echanges de donnes, les systemes clients serveurs et distribues, les sons, les images les films. Il y a eu des progres et des progres monstrueux, mais pas reellement d'invention. Cette absence d'invention rend la caracterisation de la notion d'innovation tres complexe, et surtout completement subjective.
La non trivialite pour l'homme du metier quand a elle n'existe pour ainsi dire pas. Tres peu "d'homme du metier" sont capables d'appeler une interruption clavier et de recuperer le retour. Ne parlons meme pas de comprendre comment marche un systeme dans son ensemble. Un simple coup d'oeuil sur des choses aussi fondamentales que les sources des gestionnaires de memoire virtuelle permet de se rendre compte qu'en informatique la trivialite est loin derriere. Cependant la trivialite est aussi partout. Je peux parfaitement ecrire un langage qui va rendre n'importe qu'elle fonction specifique triviale. Pour reprendre l'exemple de la gestion de memoire virtuelle je peux (non en fait pas moi, mais des gens pourraient) creer un systeme capable de creer un gestionnaire de memoire virtuelle de tres haut niveau. Ce systeme pourrait par exempel lancer des etudes statistiques en boucle ssur les acces memoire, faire des stochastiques previsionelles pour la gestion du cache mettre tout cela dans une base de donnees et se tenir pret a etre appele. L'utilisateur fianle n'aurait alors plus qu'a lancer le programme en tache de fond, se servir de son ordinateur un petit peu puis cliquer sur un bouton pour recuperer un gestionnaire taille au milimetre pour ses besoins. Bref en informatique rien n'est trivial, mais on peut tout rendre trivial.
Le meme probleme se pose pour l'homme du metier, du concepteur de la puce informatique a l'utilisateur final on est tous homme du metier. Et pourtant il y a fort a parier que la personne qui dessine le cache integre des derniers P4 resterait vraiment perplexe devant le pattern "Class Factory" lequel vient pourtant naturellement aux developpeurs objets qui ont ete confrontes au probleme plusieurs fois, par contre si il ne connait pas le probleme resolu par un design il risque de ne pas comprendre comment celui ci fonctionne, ni a quoi il sert et de le trouver "non trivial" a tort.
Pour finir avec l'etat de l'art : il s'agit de l'ensemble des connaissance connues par les techniciens et els ingenieurs sur un sujet . Sur ce point il n'y qu'une chose a dire :
Shakespear_Integrale.tar.gz : 4Mo
Linux-2.6.6.tar.gz : 41,8Mo
Kha