> La propriété intellectuelle, ça n'existe pas. Merci d'arrêter de propager le mythe.
Si tu veux faire une boutade, je n'en vois pas le sens.
Pour moi, dire "la PI ça n'existe pas", c'est aussi pertinent que de dire que Claudius Ptoléméne a été scandaleusement diffamé et que le Soleil tourne autour de la Terre.
C'est à dire que c'est une opinion et en tant que telle je ne peux la réfuter (je ne suis pas favorable, malgré ma réthorique de bolchévique, à la police de la pensée) mais que je la pense fausse et que le consensus scientifique semble fortement en ma faveur.
Jouer sur les mots est souvent un procédé qui permet de sortir de l'idée commune (je paraphrase mal Bourdieu qui a expliqué pourquoi il employait à dessein un language abscons : parceque le langage quotidien est déjà façonné par l'idéologie et qu'il n'est aucunement neutre, au contraire il participe de la domination; s'en extraire, c'est donc libérer déjà un peu la pensée); que veux-tu signifier au juste ?
L'hétérogénéité de la propriété industrielle ? c'est aussi contestable, c'est une propriété immatérielle en relation avec un procédé créatif, ce qui la distingue des propriétés immatérielles classiques (obligations, parts sociales, autres).
Au niveau des disciplines académiques, la PI est un genre avec deux espèces : la Propriété Littéraire et Artistique et la Propriété Industrielle.
Toutes deux présentent des difficultés comparables : comment protéger quelque chose que l'on ne peut pas enclore/grillager (propriété matérielle immobilière) ou déposer au coffre (propriété matérielle mobilière) ??
Les problématiques de l'abus, de la contrefaçon sont spécifiques à ces matières.
Et pour enfoncer un dernier clou, les brevets sont une invention formidable et nécessaire.
Par contre, il est deux domaines où leur application est au mieux parfaitement absurde au pire complétement frauduleuse ce sont les éléments du vivant et le génie logiciel.
Le premier parceque l'antériorité est une vue de l'esprit (en matière d'OGM par contre, (mis à part des a priori très recevables contre un procédé dangereux de traffiquage de la nature) il faut bien admettre qu'un brevet sur une séquence d'ADN rigoureusement originale devrait être recevable).
Le second parce qu'effectivement l'invention est indémontrable ou ruineuse à démontrer (on parlerai presque de probatio diabolica : de preuve impossible) et parce que la propriété intellectuelle est mieux adaptée dans l'objet et est suffisante pour assurer la protection des droits patrimoniaux (le kernel de Linus contient du code pompé dans mon produit System YOJ commercialisé en 1989 : je peux réclamer une rémunération même sans brevet. Le copyright suffit).
Qui plus est, si cette absurdité ne comdamnait pas ipso facto l'application du régime des brevets à ces deux domaines, un autre élément nourrirait la charge contre ces procédés : l'expérience de l'exploitation abusive des brevets qui nourrissent des craintes parfaitement réalistes sur les abus de puissance dominante que pourrait exercer les détenteurs de brevets.
Les exemples : c'est bien évidemment les puissants labos pharmaceutiques et leurs infâmes pratiques à l'égard des malades du sida du tiers monde et d'autrs maladies plus confidentielles mais toute aussi lourd à la prise en charge (rions jaune : combien de Nigérian(e)s peuvent se procurer les traitement contre alzheimer, l'ostéoprorose ou même des chimios cancereuses pointus d'après vous ??).
Voilà, on peut soutenir sans réserve le Logiciel Libre, avoir des opinions nuancés sur les excommunications de RMS, accepter l'idée de propriété intellectuelle, comprendre pourquoi le procédé brevet peut-être utile et quand il est tout simplement dangereux...
[^] # Re: Mythe ?? Vraiment ???
Posté par yojik77 . En réponse au journal [HS] La propriété intellectuelle est partout.... Évalué à 2.
Si tu veux faire une boutade, je n'en vois pas le sens.
Pour moi, dire "la PI ça n'existe pas", c'est aussi pertinent que de dire que Claudius Ptoléméne a été scandaleusement diffamé et que le Soleil tourne autour de la Terre.
C'est à dire que c'est une opinion et en tant que telle je ne peux la réfuter (je ne suis pas favorable, malgré ma réthorique de bolchévique, à la police de la pensée) mais que je la pense fausse et que le consensus scientifique semble fortement en ma faveur.
Jouer sur les mots est souvent un procédé qui permet de sortir de l'idée commune (je paraphrase mal Bourdieu qui a expliqué pourquoi il employait à dessein un language abscons : parceque le langage quotidien est déjà façonné par l'idéologie et qu'il n'est aucunement neutre, au contraire il participe de la domination; s'en extraire, c'est donc libérer déjà un peu la pensée); que veux-tu signifier au juste ?
L'hétérogénéité de la propriété industrielle ? c'est aussi contestable, c'est une propriété immatérielle en relation avec un procédé créatif, ce qui la distingue des propriétés immatérielles classiques (obligations, parts sociales, autres).
Au niveau des disciplines académiques, la PI est un genre avec deux espèces : la Propriété Littéraire et Artistique et la Propriété Industrielle.
Toutes deux présentent des difficultés comparables : comment protéger quelque chose que l'on ne peut pas enclore/grillager (propriété matérielle immobilière) ou déposer au coffre (propriété matérielle mobilière) ??
Les problématiques de l'abus, de la contrefaçon sont spécifiques à ces matières.
Et pour enfoncer un dernier clou, les brevets sont une invention formidable et nécessaire.
Par contre, il est deux domaines où leur application est au mieux parfaitement absurde au pire complétement frauduleuse ce sont les éléments du vivant et le génie logiciel.
Le premier parceque l'antériorité est une vue de l'esprit (en matière d'OGM par contre, (mis à part des a priori très recevables contre un procédé dangereux de traffiquage de la nature) il faut bien admettre qu'un brevet sur une séquence d'ADN rigoureusement originale devrait être recevable).
Le second parce qu'effectivement l'invention est indémontrable ou ruineuse à démontrer (on parlerai presque de probatio diabolica : de preuve impossible) et parce que la propriété intellectuelle est mieux adaptée dans l'objet et est suffisante pour assurer la protection des droits patrimoniaux (le kernel de Linus contient du code pompé dans mon produit System YOJ commercialisé en 1989 : je peux réclamer une rémunération même sans brevet. Le copyright suffit).
Qui plus est, si cette absurdité ne comdamnait pas ipso facto l'application du régime des brevets à ces deux domaines, un autre élément nourrirait la charge contre ces procédés : l'expérience de l'exploitation abusive des brevets qui nourrissent des craintes parfaitement réalistes sur les abus de puissance dominante que pourrait exercer les détenteurs de brevets.
Les exemples : c'est bien évidemment les puissants labos pharmaceutiques et leurs infâmes pratiques à l'égard des malades du sida du tiers monde et d'autrs maladies plus confidentielles mais toute aussi lourd à la prise en charge (rions jaune : combien de Nigérian(e)s peuvent se procurer les traitement contre alzheimer, l'ostéoprorose ou même des chimios cancereuses pointus d'après vous ??).
Voilà, on peut soutenir sans réserve le Logiciel Libre, avoir des opinions nuancés sur les excommunications de RMS, accepter l'idée de propriété intellectuelle, comprendre pourquoi le procédé brevet peut-être utile et quand il est tout simplement dangereux...
La Vie est pleine de découvertes...
Salut & Fraternité,
Yoj'