Personnellement, je suis en partie d'accord avec les propos de Colin. Le téléchargement de contenus non autorisés est une mauvaise chose, pas forcément d'un point de vue économique (« c'est du vol ») mais du point de vue éthique. Si un artiste fait une oeuvre qu'il ne veut pas voir en téléchargement gratuit, il faut respecter sa décision. C'est comme le copyleft : utiliser du code GPL dans un logiciel propriétaire, c'est mal.
Par contre, est-ce que si le téléchargement gratuit n'était pas si répandu nous n'aurions pas assisté au développement des technologies DRM, copy controled et consors, j'ai un doute.
Je trouve aussi que « le système » (i.e. les majors, le marketing culturel...) est aussi responsable du développement des échanges p2p. Pendant des années elles ont matraqué le consommateur de message comme quoi il fallait absolument posséder le dernier CD à la mode sous peine de ringardise. Les gens ayant trouvé un moyen de céder à cette pression à moindre frais, c'est pas étonnant qu'ils se soient engouffrés dans la brèche.
Quand à l'argument du « de toute façon, je ne l'aurais pas acheté » - très répandu et très souvent, mais pas toujours, vrai - , s'il est vrai que cela ne justifie en rien le téléchargement, par contre cela met à mal les chiffres astronomiques du manque à gagner de l'industrie du disque. Le ventes de CD ont chuté en 2003 ? Mais il suffit d'aller dans n'importe quelle grande surface pour voir que le rayon DVD (musicaux) devient presque aussi grand que le rayon CD. Le porte-feuille des gentils consommateurs n'est hélas pas extensible.
Ainsi, les peines auquelles ont été condamnés les gens [1] qui ont été jugés récemment ne sont-elles pas démeusurées.
Comme je l'ai entendu ce matin sur France-Inter, les représentants des majors en France font valoir le fait qu'aux États-Unis les procès contre les internautes fraudeurs ont relancé l'industrie du disque ; mais elles oublient de mentionner que dans le même temps le prix du CD a baissé...
Enfin, je crois qu'il faut faire très attention aux implications de ce qui se passe actuellement. Je pense que la majorité sera d'accord pour dire que celui qui ne fait que téléchargé de la musique et n'achète plus rien est un mauvais garçon ou une mauvais fille. Mais si on poursuit la logique jusqu'au bout, copier un CD qu'on trouve génial pour un copain (parce qu'il n'a pas les moyens de se l'offrir, parce qu'on n'a pas les moyens de lui offrir) deviendra un crime. [2] Comme toujours, ce qui est dommage c'est qu'on essaie pas d'éduquer les gens et que l'on passe directement à la case répression.
Yannick
[1] J'allais écrire jeune mais je crois qu'il y a un retraité parmi eux. ;-)
[2] De toute façon, avec les DRM il ne pourra bientôt plus le lire...
# Oui mais...
Posté par Yannick . En réponse au journal Peer to peer, attaques et indignations. Évalué à 10.
Par contre, est-ce que si le téléchargement gratuit n'était pas si répandu nous n'aurions pas assisté au développement des technologies DRM, copy controled et consors, j'ai un doute.
Je trouve aussi que « le système » (i.e. les majors, le marketing culturel...) est aussi responsable du développement des échanges p2p. Pendant des années elles ont matraqué le consommateur de message comme quoi il fallait absolument posséder le dernier CD à la mode sous peine de ringardise. Les gens ayant trouvé un moyen de céder à cette pression à moindre frais, c'est pas étonnant qu'ils se soient engouffrés dans la brèche.
Quand à l'argument du « de toute façon, je ne l'aurais pas acheté » - très répandu et très souvent, mais pas toujours, vrai - , s'il est vrai que cela ne justifie en rien le téléchargement, par contre cela met à mal les chiffres astronomiques du manque à gagner de l'industrie du disque. Le ventes de CD ont chuté en 2003 ? Mais il suffit d'aller dans n'importe quelle grande surface pour voir que le rayon DVD (musicaux) devient presque aussi grand que le rayon CD. Le porte-feuille des gentils consommateurs n'est hélas pas extensible.
Ainsi, les peines auquelles ont été condamnés les gens [1] qui ont été jugés récemment ne sont-elles pas démeusurées.
Comme je l'ai entendu ce matin sur France-Inter, les représentants des majors en France font valoir le fait qu'aux États-Unis les procès contre les internautes fraudeurs ont relancé l'industrie du disque ; mais elles oublient de mentionner que dans le même temps le prix du CD a baissé...
Enfin, je crois qu'il faut faire très attention aux implications de ce qui se passe actuellement. Je pense que la majorité sera d'accord pour dire que celui qui ne fait que téléchargé de la musique et n'achète plus rien est un mauvais garçon ou une mauvais fille. Mais si on poursuit la logique jusqu'au bout, copier un CD qu'on trouve génial pour un copain (parce qu'il n'a pas les moyens de se l'offrir, parce qu'on n'a pas les moyens de lui offrir) deviendra un crime. [2] Comme toujours, ce qui est dommage c'est qu'on essaie pas d'éduquer les gens et que l'on passe directement à la case répression.
Yannick
[1] J'allais écrire jeune mais je crois qu'il y a un retraité parmi eux. ;-)
[2] De toute façon, avec les DRM il ne pourra bientôt plus le lire...