• [^] # Re: L'avénèment du logiciel libre : La fin des SSII ?

    Posté par . En réponse au journal L'avénèment du logiciel libre : La fin des SSII ?. Évalué à 3.

    Très juste: la qualité actuelle des prestations de trop de SSII est médiocre pour ne pas dire mauvaise. Le fait que ce soit du LL ou du proprio ou de l'OpenSource n'y change d'ailleurs pas grand'chose sauf peut être qu'on trouve plus de passionnés (donc des gens a priori plus tenaces, parfois plus compétents) dans le LL ou l'OpenSource. Dans un contexte de service, il faudra évidemment changer cela et faire comprendre que cette qualité se paye au client final ce qui en sera pas une mince affaire.

    Le logiciel libre (et gratuit) pose par ailleurs le problème de la rentabilité et de l'évolution des mentalités: il est en effet plus facile de venir avec un matériel ou un logiciel (bref un objet concret) et de faire payer une facture x+500 EUR (dont prix d'achat du matériel ou du logiciel égal à 500 EUR) que de venir avec du service pur payé x EUR la journée. De plus, qu'on le veuille ou non, MS est une grosse boîte qui inspire relativement confiance.

    Je passe sous silence le conseil qui, sauf dans les grandes boîtes, est au mieux trop cher, au pire considéré comme totalement inutile.

    Dans notre boîte, nous voulions au départ faire juste du conseil: impossible, le client considère que le devis est gratuit quel que soit les analyse à faire pour le produire alors imaginez lui faire payer un ou 2 jours d'analyse... On s'est alors dit qu'on allait faire aussi de l'ingénierie: ça passe beaucoup mieux mais le client bloque car il veut aussi du concret et souvent un seul interlocuteur. On a donc du se résigner et vendre des logiciels (av par exemple) et parfois même du matériel. Certes, on essaye de maintenir le pourcentage à moins de 10% du CA mais c'est difficile.

    Au passage, la vente de logiciels est très rentable surtout avec une grosse boîte: le seul risque est financier. 20 à 25% de marge pour faire une avance de trésorerie sur un logiciel dont le prix de vente à l'unité est d'environ 100 EUR et pour lequel on veut 1000 licences, ça fait une sacrée culbute et on n'a toujours pas fait payer une seconde de service. Depuis qu'on a eu à faire des chiffrages en ce sens, on comprend mieux l'amour de beaucoup de SSII pour les éditeurs.

    Signé: un autre dinosaure ;-)