> «Ton discours me rappelle cette histoire:
"ce qui est rare coute cher"
"un chameau bon marché est rare"
conclusion "un chameau bon marché est cher"»
Forcément, tu pars d'une hypothèse fausse («ce qui est rare est cher», à remplacer par «ce qui est peu proposé et fort demandé est cher si le vendeur n'est pas mère Théresa»).
> «Si 70% des français sont pour le mariage homosexuel, le débat est clos. En quoi le fait que l'église soit en désaccord pose un problème ? Ils en ont le droit. Et ce n'est pas l'église catholique qui décide, elle donne son opinion (chose qu'elle fait déjà).»
Le problème c'est que le mot dialogue est vague, et peut aller jusqu'à transférer une partie du pouvoir exécutif (de manière indirecte, en utilisant de manière tordue les mécanismes proposés par la constitution, mais au final ça revient au même). En Italie, par exemple, l'église a presque réussi à obtenir l'interdiction du divorce. La seule raison qui va faire que ça peut ne pas passer est que cela a pris la forme d'un référendum national (pour le 12 mai il me semble), mais il n'y aura rien de tel au niveau européen. Bref, «dialoguer» ça ne se réduit pas à donner son avis (d'ailleurs, si c'était le cas, l'article 51 serait inutile, puisque l'union européenne a devoir de transparence envers les citoyens européens), et c'est comme ça que ce mot sera interprété pour permettre aux religieux une prise de pouvoir.
Tous les usages qu'on me présente (ici le droit pour une église de donner son opinion) ne nécessitent pas l'article 51. Alors pourquoi il est là et qu'il n'a pas été discuté en commission mais rajouté en douce ?
> «De plus on parle de l'europe, entre les protestants, catholiques, orthodoxes, musulmans,juifs se dispersant dans tous les pays je ne pense pas qu'une religion puisse imposer ses idées aux autres.»
Les religions ont des avis convergents sur pas mal de question. Et comme les athés et agnostiques ne se réunissent pas pour fonder des «églises» (ce qui est logique d'ailleurs, par exemple deux athés peuvent n'avoir comme point commun que la croyance en la non-existence de toutes divinités, et pour tout le reste ils peuvent avoir des vues totalement différentes)
> «Je trouve que tu es très fixé sur la religion chrétienne et sur le courant catholique»
Désolé d'avoir pris en compte que nous sommes en France et que c'est l'exemple qui parle le plus.
> «et ça sonne un peu "anti" religieux.»
Je ne suis pas anti-religieux, je suis anti-clérical.
[^] # Re: Article 51 de la constitution européenne
Posté par JSL . En réponse au journal Article 51 de la constitution européenne. Évalué à 0.
"ce qui est rare coute cher"
"un chameau bon marché est rare"
conclusion "un chameau bon marché est cher"»
Forcément, tu pars d'une hypothèse fausse («ce qui est rare est cher», à remplacer par «ce qui est peu proposé et fort demandé est cher si le vendeur n'est pas mère Théresa»).
> «Si 70% des français sont pour le mariage homosexuel, le débat est clos. En quoi le fait que l'église soit en désaccord pose un problème ? Ils en ont le droit. Et ce n'est pas l'église catholique qui décide, elle donne son opinion (chose qu'elle fait déjà).»
Le problème c'est que le mot dialogue est vague, et peut aller jusqu'à transférer une partie du pouvoir exécutif (de manière indirecte, en utilisant de manière tordue les mécanismes proposés par la constitution, mais au final ça revient au même). En Italie, par exemple, l'église a presque réussi à obtenir l'interdiction du divorce. La seule raison qui va faire que ça peut ne pas passer est que cela a pris la forme d'un référendum national (pour le 12 mai il me semble), mais il n'y aura rien de tel au niveau européen. Bref, «dialoguer» ça ne se réduit pas à donner son avis (d'ailleurs, si c'était le cas, l'article 51 serait inutile, puisque l'union européenne a devoir de transparence envers les citoyens européens), et c'est comme ça que ce mot sera interprété pour permettre aux religieux une prise de pouvoir.
Tous les usages qu'on me présente (ici le droit pour une église de donner son opinion) ne nécessitent pas l'article 51. Alors pourquoi il est là et qu'il n'a pas été discuté en commission mais rajouté en douce ?
> «De plus on parle de l'europe, entre les protestants, catholiques, orthodoxes, musulmans,juifs se dispersant dans tous les pays je ne pense pas qu'une religion puisse imposer ses idées aux autres.»
Les religions ont des avis convergents sur pas mal de question. Et comme les athés et agnostiques ne se réunissent pas pour fonder des «églises» (ce qui est logique d'ailleurs, par exemple deux athés peuvent n'avoir comme point commun que la croyance en la non-existence de toutes divinités, et pour tout le reste ils peuvent avoir des vues totalement différentes)
> «Je trouve que tu es très fixé sur la religion chrétienne et sur le courant catholique»
Désolé d'avoir pris en compte que nous sommes en France et que c'est l'exemple qui parle le plus.
> «et ça sonne un peu "anti" religieux.»
Je ne suis pas anti-religieux, je suis anti-clérical.