C'est vrai que les états unis sont spéciaux quand même et qu'il y existe des comportements aberrants. Il s'agit donc de décrire ce qui s'y passe, avec la bénédiction de la majorité de la population, ce qui révèle quand même une tendance. On ne peut décrire un pays en parlant de ses élites, ni en parlant de ses crétins, on ne peut parler que de tendances générales et de mode de vie. Nul doute que chacun aura rencontré spécifiquement tel ou tel individu extrêment brillant. Peut on en tirer pour autant des conclusions générales ?
En ce qui me concerne, j'ai pas mal voyagé au états unis, dans le cadre professionnel (californie, floride, washington, atlanta, etc..) et je ne peux que dire ce que j'y ai vu un peu partout et qui ne me plait pas. Le poids de la communauté est très fort sur l'individu et paradoxalement aussi, l'individu y est roi. Ainsi, il n'est pas rare, si vous fumez dans la rue, que vous soyiez abordé par des gens qui viennent vous faire la morale, vous dire que cela n'est pas bien de fumer, etc.. Cela c'est le poids de la communauté sur l'individu. Ces gens sont tellement convaincus de se qu'ils disent que même s'il savent qu'ils sont en train de vous agresser (tout au moins de vous polluer), ils n'en tiennent pas compte car ils ont le sentiment d'oeuvrer pour le bien (et pour le vôtre). Cela rejoint l'aspect trés catho des US : je veux faire le bien des gens malgré eux, en fonction de ce qui est JUSTE (voir les guerres justes de type Irack par exemple).
D'autre part, la délation est encouragée aux US (ce que je trouve abject), là encore parce que tout le monde considère que c'est pour le bien de la communauté. Ainsi, sur les autoroutes de la plupart des états, existent des voies spécifiques appelée "car pool", réservées aux véhicules transportant plus de une (ou deux ou trois suivant les états) personnes. Comme les américains sont trés disciplinés, ces voies sont la plupart du temps vides, alors que les autres voies sont embouteillées. Cependant, tous les 100 mètres, des écriteaux incitent les gens à dénoncer les éventuels contrevenants en appelant un numéro du style Hero 800 (on est un héro lorsque l'on dénonce. Cele en dit long sur l'état d'esrpit qui y règne).
J'ai également participé à des trainings normalement réservés aux distributeurs américains et je me souviens que lors d'un de ces trainings, à Washington, 3 ou 4 fois, j'avais répondu aux questions de l'animateur avant les américains (parfois les réponses se trouvaient tout simplement dans la doc du cours et il suffisait de la lire). Bien mal m'en a pris car je me suis fait ensuite agressé. Ils ne supportaient pas, déjà qu'un européen parle et comprenne l'anglais et qu'il réponde avant eux aux questions, donc soit "plus fort" qu'eux. Ceci nous renvoie au challenge permanent qu'il entretiennent avec eux mêmes est avec les autres (d'où les slogans de style Nike "I did it !"), challenge extrêmement fatiguant car pas cool, toujours quelquechose à prouver.
Il y a plein d'autres choses que je n'aime pas dans l'american way of life (comme les drapeaux américains aux fenêtres de toutes les maisons. J'exècre ce nationalisme) et pour rien au monde, même si on m'offrait un pont d'or, je n'irai vivre là bas. Ils sont tellement refermés sur eux mêmes, qu'il n'est pas rare qu'il ne sache pas le numéro qu'il faut composer pour téléphoner en dehors des US, c'est tout dire....
[^] # Re: Qui est le con
Posté par philippl . En réponse au journal Une raison de plus de ne pas aller aux USA. Évalué à 10.
En ce qui me concerne, j'ai pas mal voyagé au états unis, dans le cadre professionnel (californie, floride, washington, atlanta, etc..) et je ne peux que dire ce que j'y ai vu un peu partout et qui ne me plait pas. Le poids de la communauté est très fort sur l'individu et paradoxalement aussi, l'individu y est roi. Ainsi, il n'est pas rare, si vous fumez dans la rue, que vous soyiez abordé par des gens qui viennent vous faire la morale, vous dire que cela n'est pas bien de fumer, etc.. Cela c'est le poids de la communauté sur l'individu. Ces gens sont tellement convaincus de se qu'ils disent que même s'il savent qu'ils sont en train de vous agresser (tout au moins de vous polluer), ils n'en tiennent pas compte car ils ont le sentiment d'oeuvrer pour le bien (et pour le vôtre). Cela rejoint l'aspect trés catho des US : je veux faire le bien des gens malgré eux, en fonction de ce qui est JUSTE (voir les guerres justes de type Irack par exemple).
D'autre part, la délation est encouragée aux US (ce que je trouve abject), là encore parce que tout le monde considère que c'est pour le bien de la communauté. Ainsi, sur les autoroutes de la plupart des états, existent des voies spécifiques appelée "car pool", réservées aux véhicules transportant plus de une (ou deux ou trois suivant les états) personnes. Comme les américains sont trés disciplinés, ces voies sont la plupart du temps vides, alors que les autres voies sont embouteillées. Cependant, tous les 100 mètres, des écriteaux incitent les gens à dénoncer les éventuels contrevenants en appelant un numéro du style Hero 800 (on est un héro lorsque l'on dénonce. Cele en dit long sur l'état d'esrpit qui y règne).
J'ai également participé à des trainings normalement réservés aux distributeurs américains et je me souviens que lors d'un de ces trainings, à Washington, 3 ou 4 fois, j'avais répondu aux questions de l'animateur avant les américains (parfois les réponses se trouvaient tout simplement dans la doc du cours et il suffisait de la lire). Bien mal m'en a pris car je me suis fait ensuite agressé. Ils ne supportaient pas, déjà qu'un européen parle et comprenne l'anglais et qu'il réponde avant eux aux questions, donc soit "plus fort" qu'eux. Ceci nous renvoie au challenge permanent qu'il entretiennent avec eux mêmes est avec les autres (d'où les slogans de style Nike "I did it !"), challenge extrêmement fatiguant car pas cool, toujours quelquechose à prouver.
Il y a plein d'autres choses que je n'aime pas dans l'american way of life (comme les drapeaux américains aux fenêtres de toutes les maisons. J'exècre ce nationalisme) et pour rien au monde, même si on m'offrait un pont d'or, je n'irai vivre là bas. Ils sont tellement refermés sur eux mêmes, qu'il n'est pas rare qu'il ne sache pas le numéro qu'il faut composer pour téléphoner en dehors des US, c'est tout dire....