• [^] # Re: N'oubliez pas d'aller voter !

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal N'oubliez pas d'aller voter !. Évalué à 5.

    "mais quand tu gardes à l'esprit que tes ancêtres sont morts pour obtenir cette liberté"

    Cela depend de quelle revolution tu parles...

    Moi je me souviens surtout que les personnes pour qui on me demande d'aller voter sont les memes qui ont trahi le peuple lors de la derniere revolution que la france a connu. En tout et pout tout, l'Armée du Gouvernement Francais a assassiné entre 20000 et 35000 personnnes(dont femmes et enfants), fait 36 000 prisonniers et 4586 déporté en Nouvelle-Calédonie. Cette revolution c'etait la commune.

    Eugène Poitier/Nicolas de Parizot - 1885

    Comme faucheurs rasant un pré,
    Comme on abat des pommes,
    Les Versaillais ont massacré
    Pour le moins cent mille hommes.
    Et les cent mille assassinats,
    Voyez ce que ça rapporte.

    Tout ça n'empêche pas Nicolas
    Qu' la Commune n'est pas morte.

    On a bien fusillé Varlin,
    Flourens, Duval, Millière,
    Ferré, Rigault, Tony Moilin,
    Gavé le cimetière.
    On croyait lui couper les bras
    Et lui vider l'aorte.

    Tout ça n'empêche pas Nicolas
    Qu' la Commune n'est pas morte.

    Ils ont fait acte de bandits,
    Comptant sur le silence.
    Achevés les blessés dans leur lit,
    Dans leur lit d'ambulance
    Et le sang inondant les draps
    Ruisselait sous la porte.

    Tout ça n'empêche pas Nicolas
    Qu' la Commune n'est pas morte.

    Les journalistes policiers,
    Marchands de calomnies,
    Ont répandu sur nos charniers
    Leurs flots d'ignominie.
    Les Maxim' Ducamp, les Dumas
    Ont vomi leur eau-forte.

    Tout ça n'empêche pas Nicolas
    Qu' la Commune n'est pas morte.

    Bref tout ça prouve au combattant
    Qu' Marianne a la peau brune,
    Du chien dans l' ventre et qu'il est temps
    D'crier vive la Commune !
    Et ça prouve à tous les Judas
    Qu'si ça marche de la sorte

    Ils sentiront dans peu nom de Dieu,
    Qu'la Commune n'est pas morte.