Donc tant que le monde n'évoluera pas autrement, les recherches alternatives resteront des recherches alternatives. Un peu comme pour l'esperanto, tu vois ?
Justement, c'est bien ça le problème. Aucun système plus équitable ne vient au monde sans douleur, parce que s'il est plus équitable, il remet en question les privilèges d'un certain nombre de nantis. Tous les progrès réalisés dans le domaine de l'équité sociale et politique se sont fait dans la douleur et parfois dans le sang: les droits de l'homme, les congés payés, le vote des femmes, le revenu minimum. Pour faire avancer les choses, il faut une volonté politique forte, et bien souvent cette volonté doit être aiguillonnée par la pression populaire. Il y a quelques exceptions notables, des exemples de dirigeants avec une telle vison politique qu'ils ont imposé le "progrès" (je mets des guillemets parce que c'est subjectif) contre l'impulsion initiale des peuples, par exemple de Gaulle et son homologue allemand qui portent à bout de bras la construction européenne au sortir de la guerre, ou Mitterand qui abolit la peine de mort quasiment "seul contre tous".
Donc des alternatives existent, et elles ne s'imposeront pas d'elles-mêmes. Si nous voulons un monde plus juste, il faut le construire. Contrairement à ce que tu sembles penser, le monde n'a pas évolué "de lui-même", il s'est construit au gré de forces qui l'ont modelé, et continuent à le modeler suivant leur volonté. Nous pouvons nous désintéresser du débat, hausser les épaules et dire qu'on y peut rien, mais les groupes de pression industriels, eux, font leur travail partout pour saper l'influence de l'État, étendre leurs domaines de compétence (cf le débat sur les brevets logiciels et la propriété intellectuelle) et augmenter leurs marges.
[^] # Re: le libre, la mode et la bourse...
Posté par Polaris . En réponse au journal le libre, la mode et la bourse.... Évalué à 1.
Justement, c'est bien ça le problème. Aucun système plus équitable ne vient au monde sans douleur, parce que s'il est plus équitable, il remet en question les privilèges d'un certain nombre de nantis. Tous les progrès réalisés dans le domaine de l'équité sociale et politique se sont fait dans la douleur et parfois dans le sang: les droits de l'homme, les congés payés, le vote des femmes, le revenu minimum. Pour faire avancer les choses, il faut une volonté politique forte, et bien souvent cette volonté doit être aiguillonnée par la pression populaire. Il y a quelques exceptions notables, des exemples de dirigeants avec une telle vison politique qu'ils ont imposé le "progrès" (je mets des guillemets parce que c'est subjectif) contre l'impulsion initiale des peuples, par exemple de Gaulle et son homologue allemand qui portent à bout de bras la construction européenne au sortir de la guerre, ou Mitterand qui abolit la peine de mort quasiment "seul contre tous".
Donc des alternatives existent, et elles ne s'imposeront pas d'elles-mêmes. Si nous voulons un monde plus juste, il faut le construire. Contrairement à ce que tu sembles penser, le monde n'a pas évolué "de lui-même", il s'est construit au gré de forces qui l'ont modelé, et continuent à le modeler suivant leur volonté. Nous pouvons nous désintéresser du débat, hausser les épaules et dire qu'on y peut rien, mais les groupes de pression industriels, eux, font leur travail partout pour saper l'influence de l'État, étendre leurs domaines de compétence (cf le débat sur les brevets logiciels et la propriété intellectuelle) et augmenter leurs marges.