Ça c'est la théorie, hein, on sait bien ce que l'église a fait de la charité ces derniers siècles...
Je ne te le fais pas dire. Mais je ne te parle pas de ce qu'on en fait certains. Je parle de ce que cela signifie, et de ce que cela devrait amener pour chacun.
S'il fallait renier toutes les bonnes idées, sous prétexte qu'elles ont été mal employées par d'autres, franchement, on ne ferait plus rien de bien du tout.
Tu le tiens en ton pouvoir puisque sa survie dépent de ton bon vouloir.
Non. Mais j'ai le pouvoir de l'aider à survivre. C'est différent : je ne suis pas responsable de sa situation jusqu'à ce que je croise son chemin. Je suis responsable de ce qu'il advient de lui après, dans la mesure où j'aurais pû faire quelquechose pour lui. Nuance.
-->la différence entre toi et moi, c'est que je pense que le vrai amour du prochain consiste à lui donner les moyens de s'élever à sa dignité d'homme, et donc de lui donner les droits nécessaires pour cela.
Il n'y a pas de différence. Je suis tout à fait d'accord avec toi, mais je considère que, dans l'ordre, ce qui motive cette mise à disposition de moyen pour retrouver sa dignité d'homme, c'est la charité (et je prends ce terme au sens large).
Ca n'empêche en effet pas de forcer les choses et de définir des droits, des constitutions et de les faire appliquer. Mais quelle est la raison, la source de tout cela ?
Faire un petit don comme ça en passant, et après ? Une personne peut-être digne un jour et plus le lendemain de notre «amour» ?
Ca, c'est une question de cohérence de chacun avec soi. Si c'est pour dire un jour "je t'aime", et le lendemain l'inverse, ça n'a aucun sens.
[^] # Re: Rien à voir, mais...
Posté par romain . En réponse au journal Les enfoirés ont du coeur.... Évalué à 1.
Je ne te le fais pas dire. Mais je ne te parle pas de ce qu'on en fait certains. Je parle de ce que cela signifie, et de ce que cela devrait amener pour chacun.
S'il fallait renier toutes les bonnes idées, sous prétexte qu'elles ont été mal employées par d'autres, franchement, on ne ferait plus rien de bien du tout.
Tu le tiens en ton pouvoir puisque sa survie dépent de ton bon vouloir.
Non. Mais j'ai le pouvoir de l'aider à survivre. C'est différent : je ne suis pas responsable de sa situation jusqu'à ce que je croise son chemin. Je suis responsable de ce qu'il advient de lui après, dans la mesure où j'aurais pû faire quelquechose pour lui. Nuance.
-->la différence entre toi et moi, c'est que je pense que le vrai amour du prochain consiste à lui donner les moyens de s'élever à sa dignité d'homme, et donc de lui donner les droits nécessaires pour cela.
Il n'y a pas de différence. Je suis tout à fait d'accord avec toi, mais je considère que, dans l'ordre, ce qui motive cette mise à disposition de moyen pour retrouver sa dignité d'homme, c'est la charité (et je prends ce terme au sens large).
Ca n'empêche en effet pas de forcer les choses et de définir des droits, des constitutions et de les faire appliquer. Mais quelle est la raison, la source de tout cela ?
Faire un petit don comme ça en passant, et après ? Une personne peut-être digne un jour et plus le lendemain de notre «amour» ?
Ca, c'est une question de cohérence de chacun avec soi. Si c'est pour dire un jour "je t'aime", et le lendemain l'inverse, ça n'a aucun sens.