• [^] # Re: Rien à voir, mais...

    Posté par . En réponse au journal Les enfoirés ont du coeur.... Évalué à 1.

    > «culturellement, historiquement, philosophiquement, est une qualité d'amour, qui se distingue de la philia et de l'erôs.»

    Ça c'est la théorie, hein, on sait bien ce que l'église a fait de la charité ces derniers siècles... et ça aussi c'est de l'histoire, car non je n'ai pas fermé mon esprit à ce qui s'est passé avant que je n'existe (chose qui devrait toucher à sa fin d'ici quelques décennies si j'ai de la chance).

    > «On ne l'introduit pas : nous sommes tous dépendants les uns des autres, il n'y a rien à y faire. Refuser de le voir est absurde.»

    Sauf que... il n'y a que le SDF qui est dépendant de toi, pas l'inverse, si tu te contentes d'être «charitable». Tu le tiens en ton pouvoir puisque sa survie dépent de ton bon vouloir. Aider quelqu'un pour l'élever à sa dignité d'homme, oui, mais le rabaisser encore plus, non !

    Je suis bien d'accord qu'il ne suffit pas que la solidarité soit inscrite dans la loi pour qu'elle soit appliquée, par contre je pense que ce n'est pas superflu (Condition nécessaire mais non suffisante en somme). Ou alors autant renoncer à toutes nos lois en espérant que les gens seront charitables les uns envers les autres... tiens, c'est bizarre, mais malgré ce que pense Rousseau, ça n'a jamais franchement fonctionné la loi de la jungle.

    > «"Charité" : donne à ce mot (comme à d'autres) le sens que tu souhaites : si c'est ce que nous faisons tous, alors nous ne nous comprendrons plus jamais.»

    Ben justement (source petit robert):
    1)«vertu théologale qui consiste dans l'amour de Dieu et du prochain en vue de Dieu.»
    -->la charité dans son sens théologique est donc totalement intéressée, puisque s'intéresser à son prochain n'est qu'un moyen pour faire plaisir à Dieu. Le prochain n'est donc pas une fin en soi dans cette optique...
    2)«Amour du prochain»
    3)«Bienfait envers les pauvres»
    -->la différence entre toi et moi, c'est que je pense que le vrai amour du prochain consiste à lui donner les moyens de s'élever à sa dignité d'homme, et donc de lui donner les droits nécessaires pour cela. Faire un petit don comme ça en passant, et après ? Une personne peut-être digne un jour et plus le lendemain de notre «amour» ?