• [^] # Re: Reflexion

    Posté par . En réponse à la dépêche Pour une Europe libre. Évalué à 1.

    chaqun de faire sont choix, mais trop soutenir comme ici le libre risque de planter pas mal de boites, et a ce moment on ne pourra plus parler de concurence(c'est valable dans les 2 sens non ?)

    oui mais le libre favorise la concurrence... ce que le commercial défavorise.

    Prenons l'exemple archi-connu de Word. Son format totalement opaque (l'ami PasBill va dire que ce n'est pas vrai, qu'il est dispo contre rétribution et que n'importe qui peut ensuite le lire... comme le prouvent tous les logiciels propriétaires en concurrence avec Word :-)) impose de fait un seul interlocuteur à l'entreprise qui l'utilise: il n'y a alors plus de concurrence...

    Un format libre et ouvert pourra être soutenu par n'importe qui. Une petite PME, qui n'aura pas des besoins de développement et qui aura juste besoin d'un support de formation/hot-line s'adressera alors à la structure qui lui fournit ce service pour un coût raisonnable. La grosse boîte, qui paye 2000 francs une prise électrique (du vécu...), n'a pas ce genre de considération: elle veut une structure pérenne en face et est prête à mettre le prix pour l'avoir. Il y aura alors de grosse structure en face, comme IBM ou Microsoft, prêtes à embaucher des auteurs de libre pour faire le travail.

    Le système est viable. Et sauf surprise, inévitable. Seulement, les entreprises qui n'auront pas pris le tournant à temps crèveront. Comme des milliers d'autres avant elles... et comme des milliers d'autres après. C'est le système de la concurrence qui veut cela.

    En l'occurence, ce système est sain car il permet de faire émerger les meilleurs produits. Cela ne veut pas dire que ce soit la panacée dans l'absolu mais montre-moi quelque chose de meilleure dans l'informatique et je l'adopterai. Ici, quasiment tout le monde y gagne, sauf une poignée d'actionnaires qui vivent grassement au détriment des utilisateurs. Fini le temps des hypocrites (bientôt, il faudrait 1 Go de mémoire et un Pentium 12 à 100 GHz pour écrire une simple lettre...) et du support à deux balles. On aura enfin un produit calibré suivant les désirs des utilisateurs... et non suivant les désirs mégalomaniaques d'une série de commerciaux en mal d'argent de poche.

    PK