Ben si tous ces gens-là doivent rembourser 1% du prix que ces logiciels m'ont couté, c'est-à-dire rien, je ne pense pas que ce beau monde va être -très- refroidi.
Soyons honnêtes, des failles de sécurité, on en découvre même dans OpenBSD. A l'impossible nul n'est tenu, pas même les développeurs Microsoft. Par contre, ceux-ci ont quand même une obligation de résultat bien différente de celles des bénévoles du logiciel libre, d'une manière générale au vu des prix de vos softs, et spécialement quand ta compagnie s'impose en maître du monde informatique et entend le rester.
Concernant ce genre de mise à prix, cela fait sourire L.R., moi cela me fait plutôt grincer des dents. 250.000$ par tête, ce sont des techniques de cow-boy, pas de citoyen. On savait que Microsoft avait pris la bonne résolution - annoncée en fanfare, comme souvent - de s'axer sur la sécurité et on était tous curieux de voir comment vous alliez vous y prendre. Amis gallo-linuxéistes, réjouissez-vous: voici la première mesure concrète !
Je suis de ceux qui pensent que mettre la pagaille sur un ordinateur doit être passible d'une peine maximum d'un bon coup de pied au cul. On ne dira jamais assez que les « catastrophes » que cela peut engendrer et qui font si peur aux bonnes gens se résument au pire à avoir un écran un peu plus bleu que d'habitude sur la machine ronronante qui occupe un coin du salon et qui sera remplacée au bout de trois ans car obsolète.
J'ai beaucoup plus de ressentiment envers un chauffard qui roulerait à 100Km/h en zone pavillonaire, par exemple et puisque c'est également dans l'air du temps. Même un conducteur parfaitement sobre et sûr de sa conduite ne peut exclure le risque d'un accident ni le fait qu'il peut à tout moment compromettre la vie d'un piéton. Parallèlement, je n'ai encore jamais vu une personne mourir des suites des mésactions d'un pirate informatique.
Ceci veut dire qu'avant de courir après les « cyber-criminels », mieux vaudrait-il peut-être voir à éviter de devenir trop dépendants des ordinateurs. Ensuite, il faudrait juger les auteurs de dégradations numériques à la hauteur de leurs actes: virtuels, inoffensifs pour l'individu, et surtout réversibles. Enfin, et c'est le plus important, le mieux à faire si le numérique doit faire partie de notre quotidien pour ce siècle et probablement les suivants, c'est encore de faire de l'éducation et de démystifier cette bébête qui fascine et fait si peur à la fois en apprenant à nos têtes blondes ce qu'est un microprocesseur et comment il fonctionne dans les grandes lignes, de la même façon que l'électricité, la radio, ou le téléphone se sont démocratisés en moins d'un siècle et sont aujourd'hui enseignés dans les collèges de France quelque soit la filière suivie par la suite, fusse-t-elle littéraire. Evidement, il s'agirait de savoir comment fonctionne un ordinateur, et pas simplement comment on l'utilise. Exit donc, les programmes style « Compétences 2000 », destinés à enseigner avec les maths et la physique les rudiments du pack Office et des APIs Windows pour les plus doués. Evidement, à terme, cette nouvelle génération risque de ne plus favoriser Microsoft comme les précédentes le faisaient par le passé ...
Le rapport avec la news qui nous intérresse aujourd'hui ? Il est simple: Le législateur, visiblement bercé de peur et d'ignorance en ce qui concerne les nouvelles technologies, semble déjà prendre le chemin dans le mauvais sens, et il y a de quoi s'inquiéter. Avec des mesures comme celles-ci, le moindre hacker, dans tous les sens que l'on prète à ce mot, peut se retrouver du jour au lendemain avec une horde de mercenaires à ses trousses, ne connaissant rien à l'informatique mais persuadés toutefois d'agir pour le bien de leur pays. Tout au plus, ce sera pour celui de Microsoft. Et tout cela me fait bien peur pour l'avenir ...
Que Dieu bénisse l'Amérique, car elle en aura bien besoin.
[^] # Re: Microsoft veut la peau des ... ?
Posté par Obsidian . En réponse au journal Microsoft veut la peau des. Évalué à 6.
Soyons honnêtes, des failles de sécurité, on en découvre même dans OpenBSD. A l'impossible nul n'est tenu, pas même les développeurs Microsoft. Par contre, ceux-ci ont quand même une obligation de résultat bien différente de celles des bénévoles du logiciel libre, d'une manière générale au vu des prix de vos softs, et spécialement quand ta compagnie s'impose en maître du monde informatique et entend le rester.
Concernant ce genre de mise à prix, cela fait sourire L.R., moi cela me fait plutôt grincer des dents. 250.000$ par tête, ce sont des techniques de cow-boy, pas de citoyen. On savait que Microsoft avait pris la bonne résolution - annoncée en fanfare, comme souvent - de s'axer sur la sécurité et on était tous curieux de voir comment vous alliez vous y prendre. Amis gallo-linuxéistes, réjouissez-vous: voici la première mesure concrète !
Je suis de ceux qui pensent que mettre la pagaille sur un ordinateur doit être passible d'une peine maximum d'un bon coup de pied au cul. On ne dira jamais assez que les « catastrophes » que cela peut engendrer et qui font si peur aux bonnes gens se résument au pire à avoir un écran un peu plus bleu que d'habitude sur la machine ronronante qui occupe un coin du salon et qui sera remplacée au bout de trois ans car obsolète.
J'ai beaucoup plus de ressentiment envers un chauffard qui roulerait à 100Km/h en zone pavillonaire, par exemple et puisque c'est également dans l'air du temps. Même un conducteur parfaitement sobre et sûr de sa conduite ne peut exclure le risque d'un accident ni le fait qu'il peut à tout moment compromettre la vie d'un piéton. Parallèlement, je n'ai encore jamais vu une personne mourir des suites des mésactions d'un pirate informatique.
Ceci veut dire qu'avant de courir après les « cyber-criminels », mieux vaudrait-il peut-être voir à éviter de devenir trop dépendants des ordinateurs. Ensuite, il faudrait juger les auteurs de dégradations numériques à la hauteur de leurs actes: virtuels, inoffensifs pour l'individu, et surtout réversibles. Enfin, et c'est le plus important, le mieux à faire si le numérique doit faire partie de notre quotidien pour ce siècle et probablement les suivants, c'est encore de faire de l'éducation et de démystifier cette bébête qui fascine et fait si peur à la fois en apprenant à nos têtes blondes ce qu'est un microprocesseur et comment il fonctionne dans les grandes lignes, de la même façon que l'électricité, la radio, ou le téléphone se sont démocratisés en moins d'un siècle et sont aujourd'hui enseignés dans les collèges de France quelque soit la filière suivie par la suite, fusse-t-elle littéraire. Evidement, il s'agirait de savoir comment fonctionne un ordinateur, et pas simplement comment on l'utilise. Exit donc, les programmes style « Compétences 2000 », destinés à enseigner avec les maths et la physique les rudiments du pack Office et des APIs Windows pour les plus doués. Evidement, à terme, cette nouvelle génération risque de ne plus favoriser Microsoft comme les précédentes le faisaient par le passé ...
Le rapport avec la news qui nous intérresse aujourd'hui ? Il est simple: Le législateur, visiblement bercé de peur et d'ignorance en ce qui concerne les nouvelles technologies, semble déjà prendre le chemin dans le mauvais sens, et il y a de quoi s'inquiéter. Avec des mesures comme celles-ci, le moindre hacker, dans tous les sens que l'on prète à ce mot, peut se retrouver du jour au lendemain avec une horde de mercenaires à ses trousses, ne connaissant rien à l'informatique mais persuadés toutefois d'agir pour le bien de leur pays. Tout au plus, ce sera pour celui de Microsoft. Et tout cela me fait bien peur pour l'avenir ...
Que Dieu bénisse l'Amérique, car elle en aura bien besoin.