• [^] # Re: Pub pour les brevets

    Posté par . En réponse au journal Pub pour les brevets. Évalué à 2.

    Donc l'INPI fait de la pub et on ne peut pas lui en vouloir. C'est une société qui propose des services, elle fait la pub pour ses services.


    Ah non, c'est pas juste une société qui propose ses services et qui fait sa pub. INPI ça veut dire Institut National pour la Propriété Industrielle. C'est pas une boite privée de plus.
    Je ne comprend pas pourquoi l'INPI fait de la pub, en dehors bien sûr de faire de la manipulation minable et de faire passer des "idées-force".
    D'ailleurs ça n'arrête pas. Je ne sais pas si c'est moi qui me fais des idées, mais j'ai l'impression que ce genre de choses se développent. On ne prend plus le temps d'expliquer ou d'analyser les choses, on fait passer des "idées-force" par des campagnes de communication. Nos politiques en exercice ne font plus que ça.

    Ces derniers temps, on nous fait le coup du déficit abyssal de la sécu, pour préparer comme il faut la réforme du système de santé publique...
    Exactement de la même façon qu'on a traité le problème des retraites. Une bonne campagne pour faire passer "l'idée-force" qui dit que les retraites sont en danger structurel, et que la seule façon de corriger cela, c'est les réduires au maximum, pour offrir un boulevard à l'assurance privée...
    A cette époque, on avait même vu des campagnesde pub du gouvernement pour "justifier" cela (sans rien justifier, en pratique, mais en affirmant), qui avait même contraint je ne sais plus quel organisme public en charge des retraites à lancer une campagne de pub pour rassurer les gens, que les retraites, c'était leur métier depuis plus de 50 ans, qu'ils savent le faire, etc.
    On se demande pourquoi ils ont été obligé de dépenser tant de fric dans une campagne de pub...

    Disons que plus ça va, moins j'ai l'impression que tout cela arrive par hasard. J'avais lu dans (l'excellent) Charlie Hebdo, peu de temps après l'arrivée de l'actuel gouvernement, que ce dernier semblait prendre la direction d'un endettement massif de l'Etat et de ses annexes. Il était alors noté que cela était probablement à dessein. L'objectif étant de mettre l'Etat en quasi faillite, afin de pouvoir, ou plustôt d'être obligé, de faire passer des réformes "courageuses" qui réduisent l'Etat à ses strictes obligations régaliennes, dans le sillon d'un libéralisme dont on sait qu'il est dramatique à l'échelle de la société (cf. Stiglitz, "La grande désillusion", par exemple).

    Bon, je diverge un peu, là, et je ne dois pas être au bon endroit pour cela...

    David