• [^] # Re: Auteur à la hauteur?

    Posté par . En réponse à la dépêche Logiciel libre et innovation technique. Évalué à 1.

    « Tu sais, Bastien, t'arriveras jamais a satisfaire tout le monde. Ce qui est important, c'est de donner le meilleur de soi-meme. »

    Lieu commun généreux.
    Cela dit, l'auteur dans sa démarche se trouve tout à fait respectable

    « T'inquietes...
    continue, c'est tres bien ce que tu fais. »

    Le but n'est pas de cirer des pompes aveuglement, ça ne fait pas avancer la recherche. Souligner les points qui semblent peu stables, c'est aussi aider le chercheur.


    Pour ma part, je suis globalement satisfait des réponses de l'auteur.

    J'aimerais encore souligner le fait que les résultats boursiers se placent pas nécessairement dans une perspective positive pour les utilisateurs. J'aimerais aussi rappeller que la bourse subit des revers actuellement, les actions des actif du libre en bourse n'y échappent pas. J'aimerais aussi signaler que la presse en général à des problèmes, propose des plans de licenciement, que le phénomène fr.linuxtoday n'est pas à mettre sur le compte d'un particularisme du milieu du logiciel libre. La réalité économique de la bourse n'est pas forcement celle de l'avenir, pas forcement celle dans laquelle doit s'inscrire le logiciel libre. Donc un témoignage d'enthousiasme des actionnaires, oui, mais rien de plus.

    Il serait vraiment bon de se pencher sur les problèmes de l'apparition du logiciel libre et ses caractères novateurs.
    Quels types de structure ? Si on se penche sur GNOME, par exemple, personnellement je n'y vois qu'une forme d'oligarchie. Une famille dont le statut repose sur une mythologie du passé (quand on voit comment est codé GMC... je ne suis pas developpeur, pourtant j'ai pu y observer des choses qui m'ont tout de meme parues vraiment effarante. Qui est l'auteur à votre avis ...?) qui tiens tout les rennes du pouvoir (Ximian, fondation GNOME). Qui à comme argument face aux critiques « reprennez les sources et faites votre oligarchie à vous » (quel intéret pour la communauté ?). Qui se donne de institutions aux aspects démocratiques comme la fondation gnome (de loin, car le vote non secret .. hum) visant à englober une aristocratie de l'informatique plus ancienne (Sun et consort). On ne voit aucun - presque - choix de la part des utilisateurs : qui à choisi Nautilus ? pourquoi balsa n'a t-il jamais été distribué avant qu'Evolution soit utilisable ?
    Le « prend le source et fait toi meme » est l'élement clé des oligarches et autocrates.
    Que diriez-vous si lorsque vous auriez une supplique à soumettre au maire de votre ville, celui-ci vous repondait « va faire ta ville, rien ne t'empeche ». Bien sur, le maire à été élu. Mais en choisissant un logiciel libre, on l'élis en quelque sorte. Si les électeurs ne peuvent pas tout attendre, ils s'attendent néanmoins à ce leur profit soit pris en ligne de compte. Pas de subir ce que les oligarches ont prévu pour eux (comme Nautilus...).
    Sinon, en poussant le raisonnement à son paroxisme, quelle différence entre Ximian et MS, tout deux proposent un environnement prédéfini sans alternative venant d'eux ?
    On peut dire « personne ne t'empeche d'installer window maker » mais on peut aussi dire « personne ne t'empeche d'installer GNU/Linux ».
    L'argument « le source est disponible, c'est donc *libre* » est biaisé, car ça signifie *libre* pour les developpeurs, ceux qui ne font que ça.

    Alors, quelle liberté ? Un bon sujet à creuser, non ?
    GNU/Linux est sorti du néant... Il y'a un vide pratique et bien souvent philosophique, au niveau des institutions.
    RMS parle de libertés mais pourtant il n'ose se prononcer vis-à-vis de l'autocratie et l'oligarchie, qui sont certes des formes de libertés, mais des libertés entre les mains d'une élite.
    MDI semble s'etre embarqué dans le logiciel libre sans avoir mesuré un seul instant l'aspect novateur de la chose - la possibilité de créer quelque chose de vraiment nouveau. Quel recul à-t-il.
    Eazel et Ximian semblent voués à se planter écomiquement : qui voudrait payer pour mettre à jour des paquets (Ximian promoteurs de apt-get ?). Les individuels ne veulent pas payer pour télécharger, les industries ne s'amusent pas à mettre à jour tout les matins le dernier bonobo ultra instable.

    Alors, quels sont les cadres ? Moi je ne vois qu'un vide propice à tout les dérapages.
    Et là, je serais pas contre le fait que quelqu'un se penche sur la question dans le cadre d'une recherche de 3° cycle.
    Et un niveau important de connaissances en codage n'est pas nécessairement exigé.

    Bon, mon texte part un peu dans tout les sens, alors je m'arrete là. Néanmoins, y'a des questions qu'on pourrait se poser, et ces questions sont plus d'ordre philosophique que techniques :
    - le logiciel libre : quelles formes d'institutions (+ les conséquences pour l'innovation et intrinsèquement pour les utilisateurs)
    - le logiciel libre : quelles philosophies (des penseurs comme RMS, mais aussi des developpeurs pur et dur).