Un silence sourd aux gémissements
De vieux vautours vraiment repus de sang
Et quelques milliards de vrais morts
Au cimetière délivrés de leur sort
Ont été mes fantastiques maîtres
De leçons apprises à la lettre
Où il est question d'horribles monstres
Dont je serais, hélas, l'unique cible!
Depuis, j'ai quitté le cimetière
Pour me balader sur la belle terre
Entendre les chants et les louanges
Sans jamais voir aucun mauvais ange.
Mais jamais je n'ai entendu de joies,
De bonheur ou de volonté claire
Même dans les rêves populaires
Ou les multitudes d'inutiles lois.
Voilà pourquoi je m'en suis retourné
Dans mon cimetière bizarrement peuplé
De toutes les peurs les plus refoulés,
Et alors je me suis demandé
Comment mes maîtres d'antan
Peuvent tant gêner le monde de la joie
Confinés comme ils sont dans
mon vieux moi Natal.
Je suis pourtant assez enfant
Pour savoir qu'avant les fausses questions
Le bonheur nous submerge sans se nommer
Et il nous fuit dès que nous le cherchons
Laissant derrière mes amis du cimetière...
Ces ténébreux professeurs
Auraient-ils un jour peur
Que je n'oublie Leur vision morbide de la vie?
Hé! Je n'ai jamais compris
Cette manie de donner leçon;
Alors j'ai oublié ces tristes sons
Pour composer une ode à la vie!
# Re: Spleen
Posté par tuan kuranes (site web personnel) . En réponse au journal Spleen. Évalué à 1.
De vieux vautours vraiment repus de sang
Et quelques milliards de vrais morts
Au cimetière délivrés de leur sort
Ont été mes fantastiques maîtres
De leçons apprises à la lettre
Où il est question d'horribles monstres
Dont je serais, hélas, l'unique cible!
Depuis, j'ai quitté le cimetière
Pour me balader sur la belle terre
Entendre les chants et les louanges
Sans jamais voir aucun mauvais ange.
Mais jamais je n'ai entendu de joies,
De bonheur ou de volonté claire
Même dans les rêves populaires
Ou les multitudes d'inutiles lois.
Voilà pourquoi je m'en suis retourné
Dans mon cimetière bizarrement peuplé
De toutes les peurs les plus refoulés,
Et alors je me suis demandé
Comment mes maîtres d'antan
Peuvent tant gêner le monde de la joie
Confinés comme ils sont dans
mon vieux moi Natal.
Je suis pourtant assez enfant
Pour savoir qu'avant les fausses questions
Le bonheur nous submerge sans se nommer
Et il nous fuit dès que nous le cherchons
Laissant derrière mes amis du cimetière...
Ces ténébreux professeurs
Auraient-ils un jour peur
Que je n'oublie Leur vision morbide de la vie?
Hé! Je n'ai jamais compris
Cette manie de donner leçon;
Alors j'ai oublié ces tristes sons
Pour composer une ode à la vie!