• [^] # Re: réflexion sur l'art libre - possible/impossible, liberer l'art sans restreindre la liberté des créateurs

    Posté par . En réponse au journal réflexion sur l'art libre - possible/impossible, liberer l'art sans restreindre la liberté des créateurs. Évalué à 1.

    « La question n'est pas de savoir si il pourrait le passer en proprio, c'est clair que non ! Le fait d'avoir obtenu le nom et d'être l'initiateur du projet le pose par contre en auteur. »

    C'est le « leader », et pas l'auteur mais un auteur, et en particulier l'auteur original.

    « Ensuite quand tu dis "ce n'est qu'un consensus", c'est pas rien quand même un consensus, et ce consensus n'existe pas par hasard ! on peut pas le démonter comme ça. »

    Bon, ça me gave vraiment, tu ne fais que te baser sur les impressions, les choix libres mais non définitifs qui ont été faits, alors que quand on parle de propriété et qu'on se pose des questions légales dessus, on ne se satisfait pas de ce genre d'apparences et d'approximations. Je perds mon temps.

    « alors là non ! à ce moment tu dirais "je ne vois pas ce qui peut poser problème si on transpose à ..." un système politique, des objets manufacturés, etc... Le problème c'est que ça ne veut rien dire ! La GPL et le free software ça parle de software, avec le vocabulaire du soft et les concepts du soft. La transposition bête et méchante est sans intérêt et complètement impossible. »

    Je parle du libre dont la définition ne se limite pas aux logiciel, le libre concerne des oeuvres qui peuvent être des logiciels ou non, avoir des sources identiques à l'oeuvre ou non, être artistiques ou non, etc.
    De plus
    - dans la GPL c'est surtout le préambule qui parle de logiciel, la suite emploie des termes plus précis et plus généraux (ce n'est pas incompatible)
    - quand Debian s'est demandé s'ils avaient besoin de modifier leurs DFSG pour ne pas parler que de logiciels, mais aussi de données, documentations, etc. ils sont arrivés à la conclusion que tout objet immatériel/numérisable pouvait sans difficulté être considéré comme un programme, ce sont simplement les interpréteurs et compilateurs qui changent. Je serais très intéressé si tu démontrais le contraire, mais devant le niveau de compétence de leurs experts légaux, bon courage...

    « a différence c'est que dans une texture lambda il n'y a pas d'intention artistique, ça ne fait pas oeuvre. »

    Je ne vois pas pourquoi des textures pour Quake libres ne pourraient pas être considérées comme oeuvres artistiques. C'est subjectif et impossible à fixer sur le plan légal.

    « c'est au coeur du problème si on parle d'art libre. Sinon on parle pas de license art libre ou d'art libre, on parle de contenu graphique ou visuel et basta, mais la notion d'art libre dépasse le contexte informatique. Celà dit en toute franchise si la question artistique ne t'intéresse pas ce n'est pas la peine d'en discuter. »

    On parle de licence art libre parce que certains n'aimaient pas les termes des licences de logiciel libre, et non pas parce que ces oeuvres là sont considérées comme art et le logiciel non. Si la GPL n'avait pas son préambule et quelques passages trop logiciel, et avait envisagé dès le départ toute oeuvre numérique, les artistes l'auraient utilisé sans vouloir une autre licence. L'aspect artistique n'intervient pas dans ces licences, leur but est juste de parler d'une oeuvre en général. D'ailleurs on pourrait licencier des logiciels sous ces licences art libre.

    Quant au sujet de l'art et des parties artistiques des données logicielles, il m'intéresse, et je pense qu'il n'y a pas à faire de distinction entre artistique et non-artistique. Pourquoi est-ce que penser ça signifierait que je ne m'intéresse pas à ce qu'on met sous l'étiquette « art » ?

    « Pourquoi ? La GPL exclut qu'un logiciel ait une finalité ? Tu peux préciser ? »

    Le libre exclut la discrimination sur la finalité, dans chacune des libertés définies. Comme « artistique » et « non-artistique » sont totalement subjectifs, se servir d'une telle différence pour définir des condiftions de copie/modification/etc. ne permet pas de réaliser une licence libre.