• [^] # Re: réflexion sur l'art libre - possible/impossible, liberer l'art sans restreindre la liberté des créateurs

    Posté par . En réponse au journal réflexion sur l'art libre - possible/impossible, liberer l'art sans restreindre la liberté des créateurs. Évalué à 1.

    « Linus reste le propriétaire du nom linux, de linux, et est l'autorité ultime dans les conflits (même si c'est pas si simple). »

    Il a le nom, parce qu'il a obtenu la marque déposée. Il n'est pas propriétaire de Linux, il ne pourrait sans doute pas le faire passer en propriétaire à cause de toutes les contributions GPL. Quant au fait qu'il soit l'autorité, ce n'est qu'un consensus, pas un pouvoir.

    « mais dans la perception courante, n'est-ce pas quand même une participation dissoute dans un projet ? Et si ça reste compréhensible et perceptible dans du code, quid d'un oeuvre artistique. »

    La perception courante n'a aucun intérêt : tout ce qui compte c'est l'aspect légal, qui sont les détenteurs de copyright, qui sont les auteurs. Après, on sait que tel projet est le résultat de telle équipe, qu'il y a eu des contributions, et qu'ils ont pu utiliser telles et telles bibliothèques ou sous-projet. Pratiquement, on peut arriver avec beaucoup d'auteurs, c'est même tout l'intéret du libre, la réutilisation. Le reste n'est que la perception liée aux membres les plus actifs ou représentatifs du projet. Ce n'est pas pour ça qu'ils possèdent la majeure partie du code ou d'autres composants.

    Et je ne vois pas ce qui peut poser problème quand on transpose à une oeuvre artistique.

    « mais là on parle de produits semi-finis non ? »

    Pourquoi introduire cette notion de produit semi-fini ? Si j'ai besoin d'une texture, j'ai plus de chances d'en trouver un dans un jeu qui en propose des libres que de manière indépendante. Semi-fini c'est subjectif, inutilisable et inutilisé dans les licences de logiciel libre et d'art libre, je ne vois pas pourquoi tenter de faire la différence...

    « une texture ne relève pas d'une création artistique, une texture (par exemple), c'est du savoir faire, une mise en oeuvre d'une connaissance esthétique, »

    Une texture peut venir d'un ensemble qui est définitivement une oeuvre artistique, et elle en sera donc une oeuvre dérivée. Est-ce artistique, ça je n'en sais rien, mais de toutes façons je ne vois rien de pertinent à faire la différence "artistique ou non", et je ne vois même pas comment on pourrait la faire en pratique avec des textes de licence...

    « n'est-ce pas un problème de finalité de la création ? »

    Faire intervenir la finalité est incompatible avec les principes du libre, logiciel ou art...

    « c'est peut-être un peu de la discussion esthético-philosophique, mais c'est un débat incontournable dans le contexte artistique :/ »

    C'est contournable avec des licences d'art libre, c'est contourné par ceux qui utilisent des licences de logiciel libre pour leurs oeuvres artistiques...

    « (et je suis super HS

    Je ne trouve pas.

    « je vais me faire moinsser grave »

    C'est grave ? ;)