Tout cela me rapelle un débat qui a agité le petit monde de l'escalade il y a quelques temps, lorsque la FFME a envisagé d'imposer le port du casque lors de cettre activité.
Il y avait d'un côté la pression des assureurs qui augmentent la cotisation (les accidents en escalade sont rares mais coûtent cher), des dirigeants soucieux de se dégager de toute responsabilité, de l'autre des grimpeurs attachés à leur liberté de prendre des risques mesurés (ça fait partie du jeu), aux sensations éprouvées en grimpant léger et les cheveux au vent (comme Edlinger en solo dans les pubs pour Grany, souvenez-vous).
De plus, certains ont crié à l'opération commerciale (il est vrai que des publicités pour des casques sont apparues au même moment dans les magazines spécialisés) et à la bonne affaire pour Décathlon.
Mais le refus exprimé venait surtout de la notion d'obligation. Tout le monde (ou presque) reconnait que le casque est indispensable dans certains cas, mais il y a aussi des situations où le risque est extrêmement faible. En escalade, savoir évaluer le risque et connaître ses limites est primordial, et un bon grimpeur devrait être capable de décider s'il doit mettre le casque ou non sans qu'on vienne le lui imposer.
La fédération a finalement renoncé à l'obligation, le port du casque est aujourd'hui "fortement recommandé" dans les activités encadrées (obligatoire pour les mineurs), et dans la pratique libre :
<blockquote>"LA FFME attire l'attention de tous les pratiquants sur le fait que le casque destiné à protéger des chutes de pierres, de matériels et de chocs éventuels lors d'une chute, est un élément individuel de sécurité et qu'il importe à chacun, après analyse des risques potentiels, de le porter ou non."</blockquote>
Tout ça pour dire que je trouve que c'est la bonne approche : informer, sensibiliser les gens aux risques et leur donner les éléments pour choisir en connaissance de cause l'attitude à adopter.
Evidemment, ça suppose de considérer a priori que les gens sont doués de raison et capables de décider de leur vie, ce qui est rarement le point de vue de nos hommes politiques...
# Re: Humeur du jour
Posté par laurentb . En réponse au journal Humeur du jour. Évalué à 3.
Il y avait d'un côté la pression des assureurs qui augmentent la cotisation (les accidents en escalade sont rares mais coûtent cher), des dirigeants soucieux de se dégager de toute responsabilité, de l'autre des grimpeurs attachés à leur liberté de prendre des risques mesurés (ça fait partie du jeu), aux sensations éprouvées en grimpant léger et les cheveux au vent (comme Edlinger en solo dans les pubs pour Grany, souvenez-vous).
De plus, certains ont crié à l'opération commerciale (il est vrai que des publicités pour des casques sont apparues au même moment dans les magazines spécialisés) et à la bonne affaire pour Décathlon.
Mais le refus exprimé venait surtout de la notion d'obligation. Tout le monde (ou presque) reconnait que le casque est indispensable dans certains cas, mais il y a aussi des situations où le risque est extrêmement faible. En escalade, savoir évaluer le risque et connaître ses limites est primordial, et un bon grimpeur devrait être capable de décider s'il doit mettre le casque ou non sans qu'on vienne le lui imposer.
La fédération a finalement renoncé à l'obligation, le port du casque est aujourd'hui "fortement recommandé" dans les activités encadrées (obligatoire pour les mineurs), et dans la pratique libre :
<blockquote>"LA FFME attire l'attention de tous les pratiquants sur le fait que le casque destiné à protéger des chutes de pierres, de matériels et de chocs éventuels lors d'une chute, est un élément individuel de sécurité et qu'il importe à chacun, après analyse des risques potentiels, de le porter ou non."</blockquote>
Tout ça pour dire que je trouve que c'est la bonne approche : informer, sensibiliser les gens aux risques et leur donner les éléments pour choisir en connaissance de cause l'attitude à adopter.
Evidemment, ça suppose de considérer a priori que les gens sont doués de raison et capables de décider de leur vie, ce qui est rarement le point de vue de nos hommes politiques...