Posté par Anonyme .
En réponse au journal bien dit.
Évalué à 1.
« Sauf que quand on fait le bilan moral d'une chose (ici la religion), on le fait selon nos valeurs actuelles, pas selon les valeurs de l'époque. De même on ne peut pas dire que la démocratie grecque était parfaite sous prétexte qu'alors l'esclavage était "naturel". Si on accorde nos critères de jugement moral au contexte historique (ou social, ou quoi que ce soit) de la chose jugée, alors la notion même de jugement moral n'a plus aucun intérêt. »
Tout dépend de ce qu'on fait. Les jugements moraux et politiques ne correspondent pas à l'activité d'historien.
C'est une chose que l'historien peut faire en tant qu'individu réflechissant sur sa société.
Mais concretement notre appréciation d'une culture passé n'explique pas la compréhension de cette culture passée.
Ici bien entendu, une partie importance de ce qui est dit est politique.
Concretement, si en temps qu'historien je parles d'Athènes, peu importe mon avis sur leurs pratiques. En tant qu'historien, je dirais que l'esclavage à Athènes n'était pas surprennant : il était pratiqué par toutes les civilisations qu'on connait à la même époque.
En tant qu'invidu social, mon point de vue politique, qui concerne le présent et non le passé, est que je voudrais pas d'un esclavagisme légalisé pour ma société, celle dans laquelle je vis.
« Sinon, les idées et valeurs morales du Moyen-Age étant définies par la religion catholique, il ne serait pas difficile d'en conclure qu'elle était en accord avec les idées de son époque, et de l'absoudre de toute responsabilité pour ce laps de temps. Pratique, et on peut faire de même avec n'importe quel système idéologique et moral dominant à une époque donnée ;-) »
Tout dépend. Pour prendre l'exemple grossier mais que tout le monde comprend, en tant qu'historien, dire « le nazisme c'est mal, le bolchevisme c'est mal », c'est hors-sujet. Ca n'apprend rien sur le passé, ça s'explique rien sur le passé.
En histoire, le but n'est pas de savoir si une chose est bonne mais comment sont les choses.
Ensuite, en tant qu'individu, on peut avoir son avis sur la question. Mais si l'on veut connaitre l'époque médievale, on ne doit pas commencer avec des parti-pris et rechercher à condamner.
Et la condamnation, n'a, je pense, d'intérêt que pour le présent.
[^] # Re: bien dit
Posté par Anonyme . En réponse au journal bien dit. Évalué à 1.
Tout dépend de ce qu'on fait. Les jugements moraux et politiques ne correspondent pas à l'activité d'historien.
C'est une chose que l'historien peut faire en tant qu'individu réflechissant sur sa société.
Mais concretement notre appréciation d'une culture passé n'explique pas la compréhension de cette culture passée.
Ici bien entendu, une partie importance de ce qui est dit est politique.
Concretement, si en temps qu'historien je parles d'Athènes, peu importe mon avis sur leurs pratiques. En tant qu'historien, je dirais que l'esclavage à Athènes n'était pas surprennant : il était pratiqué par toutes les civilisations qu'on connait à la même époque.
En tant qu'invidu social, mon point de vue politique, qui concerne le présent et non le passé, est que je voudrais pas d'un esclavagisme légalisé pour ma société, celle dans laquelle je vis.
« Sinon, les idées et valeurs morales du Moyen-Age étant définies par la religion catholique, il ne serait pas difficile d'en conclure qu'elle était en accord avec les idées de son époque, et de l'absoudre de toute responsabilité pour ce laps de temps. Pratique, et on peut faire de même avec n'importe quel système idéologique et moral dominant à une époque donnée ;-) »
Tout dépend. Pour prendre l'exemple grossier mais que tout le monde comprend, en tant qu'historien, dire « le nazisme c'est mal, le bolchevisme c'est mal », c'est hors-sujet. Ca n'apprend rien sur le passé, ça s'explique rien sur le passé.
En histoire, le but n'est pas de savoir si une chose est bonne mais comment sont les choses.
Ensuite, en tant qu'individu, on peut avoir son avis sur la question. Mais si l'on veut connaitre l'époque médievale, on ne doit pas commencer avec des parti-pris et rechercher à condamner.
Et la condamnation, n'a, je pense, d'intérêt que pour le présent.