« Ceux de la police sont armés. De plus l'impunité est presque totale en cas de bavure. »
Malheureusement, il y'a aussi des pourris armés qui ne sont pas policiers.
« Les techniques utilisées pour braquer une banque sont en général beaucoup plus violentes que celles utilisées pour voler une voiture. De plus, je n'ai pas connaissance de bavure liée à une histoire de braqueur de banque, alors que les bavures dans lesquelles la police se défend avec une histoire de vol de voitures sont assez nombreuses. Voila pourquoi je fais une distinction. »
Il ne me semble pas qu'il y'ait plus violent que le fait de délibérement essayer d'écraser des gens, en la matière.
Il y'a eu des cas de bavures pour des braqueurs (Bruno Sulak, si ma mémoire est bonne) mais le bruit qu'à pu faire leur mort n'a sans doute pas été prétexte à l'émeute.
« Si la poursuite devient dangeureuse pour les voleurs comme pour les policiers (trois policiers morts dans une des dernières pousuites qui a dégéneré), elle doit s'arrêter. »
Ca revient à considérer que le délit fuite équivaut à un non-lieu. Je trouve cela injuste.
« Aux USA, un bien beau pays, on ne compte plus les exemples de personnes totalement innocentes blessées ou tuées lors d'une poursuite déclenchée en général pour un banal exès de vitesse. »
Je crois qu'il y a des différences suffisement importantes entre le cas français et le cas américain pour que m'abstenir de commenter la comparaison.
Il ne me semble pas qu'en France on discute des dangers des courses poursuites.
(Je ne connais pas assez le cas américain)
« De même, et contrairement à la pratique en France, il est incroyable d'entraîner les gardiens de la paix à tirer pour tuer (tir à la tête ou au coeur). En Belgique, les gardiens de la paix sont entraînés à tirer dans les jambes et la délinquance n'est pas plus importante qu'en France. Je ne parle pas ici du raid ou du gign, mais bien du policier (ou du gendarme) lambda. »
Les gendarmes (gens d'armes !) sont des militaires. A ce titre, ils ont une formation à l'usage des armes.
Pour le reste, si ce que tu dis est vrai, c'est discutable.
Néanmoins, par rapport à mon exemple, le but n'est pas de savoir s'il est bon que telle personne meure (ie : c'est jamais le cas), le but est de savoir si l'on trouve normal qu'en de telles circonstances on considère comme victime une personne qui est tout de même coupable de tentative d'homicide ; le but est de savoir quelle réaction on aurait trouvée légitime si celle-ci (la réaction armée, pas la mort) ne l'était pas.
« On peut avoir une justice sans avoir des flics qui se prennent pour des cowboys. »
Je l'espère. Mais je ne crois pas que tout les flics soient ainsi et je suis à peu près certains que les délinquants dont on parle sont aussi horribles que les flics pourris en questions.
« Tu devrais banir le terme racaille. Son acception courante devient de plus en plus une version polie de bougnoule et je trouve ça assez répugnant. Sinon, je suis bien d'accord que l'attitude des foules dans les cités est parfois consternante (je ne risque pas d'oublier les manifestations de soutien dans la cité d'origine du malade mental qui a brulé vive une jeune fille), il n'en reste pas moins que la version policière est toujours la même "il nous a foncé dessus". Quand c'est vrai, pas de problème, nous sommes d'accord. Le problème, c'est que l'enquête prouve souvent que c'est faux, comme dans l'exemple des tzyganes que j'évoquais plus haut. »
Je ne connais pas l'affaire dont tu parles mais moi je partais du principe que le décédé leur avait réellement roulé dessus.
Et dans mon exemple (j'ai oublié la date de l'évènement et le lieu, faudra se fier à ma bonne foi ou faire une recherche), personne ne contestait le déroulement des évènements. Et pourtant, c'était prétexte à une flambée de violence.
Parce qu'ils sont dans une logique où la justice ne vaut rien : ils ont un comportement de groupe qui fait que ce qui compte n'est pas la justice mais la défense du groupe. Le groupe s'amuse, joue avec les policiers (appels piegés etc), les pompiers... et en cas de dérapage se venge.
Mais à aucun moment le groupe ne reflechit sur ses actes. Le bien, c'est le bien du groupe. Pas celui de la société.
Et c'est le lien que je fais avec l'affaire dacabale : on est arrivé à un point ou la société (les utilisateurs de linuxfr) est passé pour certains après l'intéret du groupe.
Pour ce qui est du terme racaille, je comprend bien ta méfiance mais figures-toi que son emploi n'est pas hasardeux. Parce que ce terme est le seul à ma connaissance qui permet d'identifier le groupe social que nous évoquons sans faire références à des critères ethniques. Car justement, les « racailles » ne sont pas d'une ethnie mais d'un contexte social.
[^] # Re: Les martyrs de Cordoue
Posté par Anonyme . En réponse au journal Les martyrs de Cordoue. Évalué à -1.
Malheureusement, il y'a aussi des pourris armés qui ne sont pas policiers.
« Les techniques utilisées pour braquer une banque sont en général beaucoup plus violentes que celles utilisées pour voler une voiture. De plus, je n'ai pas connaissance de bavure liée à une histoire de braqueur de banque, alors que les bavures dans lesquelles la police se défend avec une histoire de vol de voitures sont assez nombreuses. Voila pourquoi je fais une distinction. »
Il ne me semble pas qu'il y'ait plus violent que le fait de délibérement essayer d'écraser des gens, en la matière.
Il y'a eu des cas de bavures pour des braqueurs (Bruno Sulak, si ma mémoire est bonne) mais le bruit qu'à pu faire leur mort n'a sans doute pas été prétexte à l'émeute.
« Si la poursuite devient dangeureuse pour les voleurs comme pour les policiers (trois policiers morts dans une des dernières pousuites qui a dégéneré), elle doit s'arrêter. »
Ca revient à considérer que le délit fuite équivaut à un non-lieu. Je trouve cela injuste.
« Aux USA, un bien beau pays, on ne compte plus les exemples de personnes totalement innocentes blessées ou tuées lors d'une poursuite déclenchée en général pour un banal exès de vitesse. »
Je crois qu'il y a des différences suffisement importantes entre le cas français et le cas américain pour que m'abstenir de commenter la comparaison.
Il ne me semble pas qu'en France on discute des dangers des courses poursuites.
(Je ne connais pas assez le cas américain)
« De même, et contrairement à la pratique en France, il est incroyable d'entraîner les gardiens de la paix à tirer pour tuer (tir à la tête ou au coeur). En Belgique, les gardiens de la paix sont entraînés à tirer dans les jambes et la délinquance n'est pas plus importante qu'en France. Je ne parle pas ici du raid ou du gign, mais bien du policier (ou du gendarme) lambda. »
Les gendarmes (gens d'armes !) sont des militaires. A ce titre, ils ont une formation à l'usage des armes.
Pour le reste, si ce que tu dis est vrai, c'est discutable.
Néanmoins, par rapport à mon exemple, le but n'est pas de savoir s'il est bon que telle personne meure (ie : c'est jamais le cas), le but est de savoir si l'on trouve normal qu'en de telles circonstances on considère comme victime une personne qui est tout de même coupable de tentative d'homicide ; le but est de savoir quelle réaction on aurait trouvée légitime si celle-ci (la réaction armée, pas la mort) ne l'était pas.
« On peut avoir une justice sans avoir des flics qui se prennent pour des cowboys. »
Je l'espère. Mais je ne crois pas que tout les flics soient ainsi et je suis à peu près certains que les délinquants dont on parle sont aussi horribles que les flics pourris en questions.
« Tu devrais banir le terme racaille. Son acception courante devient de plus en plus une version polie de bougnoule et je trouve ça assez répugnant. Sinon, je suis bien d'accord que l'attitude des foules dans les cités est parfois consternante (je ne risque pas d'oublier les manifestations de soutien dans la cité d'origine du malade mental qui a brulé vive une jeune fille), il n'en reste pas moins que la version policière est toujours la même "il nous a foncé dessus". Quand c'est vrai, pas de problème, nous sommes d'accord. Le problème, c'est que l'enquête prouve souvent que c'est faux, comme dans l'exemple des tzyganes que j'évoquais plus haut. »
Je ne connais pas l'affaire dont tu parles mais moi je partais du principe que le décédé leur avait réellement roulé dessus.
Et dans mon exemple (j'ai oublié la date de l'évènement et le lieu, faudra se fier à ma bonne foi ou faire une recherche), personne ne contestait le déroulement des évènements. Et pourtant, c'était prétexte à une flambée de violence.
Parce qu'ils sont dans une logique où la justice ne vaut rien : ils ont un comportement de groupe qui fait que ce qui compte n'est pas la justice mais la défense du groupe. Le groupe s'amuse, joue avec les policiers (appels piegés etc), les pompiers... et en cas de dérapage se venge.
Mais à aucun moment le groupe ne reflechit sur ses actes. Le bien, c'est le bien du groupe. Pas celui de la société.
Et c'est le lien que je fais avec l'affaire dacabale : on est arrivé à un point ou la société (les utilisateurs de linuxfr) est passé pour certains après l'intéret du groupe.
Pour ce qui est du terme racaille, je comprend bien ta méfiance mais figures-toi que son emploi n'est pas hasardeux. Parce que ce terme est le seul à ma connaissance qui permet d'identifier le groupe social que nous évoquons sans faire références à des critères ethniques. Car justement, les « racailles » ne sont pas d'une ethnie mais d'un contexte social.