Sur la forme, mon journal n'est pas un troll, comme tu sembles le croire, simplement j'essaye de développer une opinion, en partant du point de vue de l'utilisateur grand public (je ne sais d'ailleurs pas si j'ai réussi à me placer du point de vue du grand public, c'est de toutes façons assez subjectif, et, de plus, je me suis concentré sur l'installation/support du matériel, ce qui est en soi contestable, car le grand public risque de découvrir Linux quand il viendra en OEM par défaut sur les ordis, mais, même alors, les gens voudront peut etre rajouter une carte TV ou une carte réseau...). En gros: c'est pas mal, de temps à autre, de reprendre le point de vue de l'utilisateur final...
Sur le fond, à savoir qu'un OS doit etre fait pour les informaticiens, d'un point de vue de l'installation et de la configuration, je pense que tu as raison. Hélas, en pratique, c'est rarement le cas, en partie parce que Microsoft, justement, a énormément élargi la base des gens "aptes" à installer un OS. D'ailleurs, je vais jouer un petit peu au marketeux à présent.
Si j'essaye de faire une petite sociologie des utilisateurs de l'outil informatique on a:
1- les réfractaires forcés. On les force à utiliser un ordi. Ils n'aiment pas ça. Ils détestent les informaticiens. La position peut etre réelle et profonde, ou juste affichée pour des raisons sociales, dans certains catégories professsionnelles. Ces gens là, n'importe que OS de toutes manières, ils s'en foutent.
2- l'utilisateur "simple" de l'outil informatique. On lui a appris à faire des tâches, il les répète, sans trop se poser de questions. En général, il utilisera pas Linux, sauf si ça vient en OEM sur sa machine ou que quelqu'un lui installe, et, en tous cas, il l'installera jamais lui-même.
3- l'utilisateur "faux expert". Lui, c'est le plus chiant. Il croit s'y connaitre, parce qu'il arrivait à rentrer les cheat-codes sous Zelda. Dans les 15-35 ans c'est lui le plus représenté, il y a qu'à aller voir les divers forums informatiques plein à gaver de différents utilisateurs. Lui, il installera Linux. Et pour lui, les bugs dont j'ai parlé plus haut sont rédhibitoires, parce qu'il ira rien chercher dans Google. Pire, il risque d'avoir le mauvais réflexe d'aller chercher le nouveau Driver chez ATI (par exemple). Pour lui, "Linux, ça marche pas".
4- l'utilisateur "expert", cad l'informaticien. Là les choses sont pas non plus gagnées. Il est pas évident qu'un informaticien "monoculture-MS" sache se démerder des situations que j'ai énoncées. Le bug de la Radeon, une fois le patch sorti, probablement, et en plus, vu la qualité des softs auxquels il est habitué, il risque même de pardonner le truc (sauf peut etre s'il est sur un modem, vu le poids des updates à charger). Mais le reste....
Pour moi, une distro Linux doit cibler, pour la phase d'installation et la prise en charge du matériel, les utilisateurs de classe 3 et 4, et, en plus, doit faire énormément mieux que Windows pour convaincre les utilisateurs (le challenger doit faire toujours beaucoup mieux que le champion, surtout quand celui-ci détient 95% du marché... d'ailleurs, c'est comme ça que Linux s'est imposé dans le monde des serveurs). Or, pour la dernière partie, le bug Radeon.... Par ailleurs, il est évident que Linux a un paquet "d'avantages concurrentiels" sur Windows (stabilité, sécurité, immunité à certaines classes de virus, disponibilité du source, liberté, etc.), donc il peut faire mieux, mais il faut qu'il soit aussi irréprochable sur le reste, ou presque...
Pour l'utilisation, je suis d'accord avec toi... enfin moyennement. Ca dépend aussi de l'install. La Mandrake, je l'avais installée KDE-only, et ben j'ai pas deux programmes pour faire la même chose, à l'exception de Konqueror/KHTML et de Mozilla qui font doublon, mais c'est surement pas si grave que ça, car pendant longtemps Netscape et IE ont cohabité...
Pour finir, j'ai listé les points faibles, mais celle des points forts est beaucoup plus longue. Certaines distributions Linux ont vraiment énormément de maturité, dont la Mandrake et la Debian, chacune dans leur secteur (Mandrake plutot en bureau/utilisation personnelle, et Debian plutot en serveur). Pour tout cela, il faut vraiment leur faire de grands bravos.
[^] # Re: Linux prêt pour le grand public ?
Posté par anonyme512 . En réponse au journal Linux prêt pour le grand public ?. Évalué à 1.
Sur le fond, à savoir qu'un OS doit etre fait pour les informaticiens, d'un point de vue de l'installation et de la configuration, je pense que tu as raison. Hélas, en pratique, c'est rarement le cas, en partie parce que Microsoft, justement, a énormément élargi la base des gens "aptes" à installer un OS. D'ailleurs, je vais jouer un petit peu au marketeux à présent.
Si j'essaye de faire une petite sociologie des utilisateurs de l'outil informatique on a:
1- les réfractaires forcés. On les force à utiliser un ordi. Ils n'aiment pas ça. Ils détestent les informaticiens. La position peut etre réelle et profonde, ou juste affichée pour des raisons sociales, dans certains catégories professsionnelles. Ces gens là, n'importe que OS de toutes manières, ils s'en foutent.
2- l'utilisateur "simple" de l'outil informatique. On lui a appris à faire des tâches, il les répète, sans trop se poser de questions. En général, il utilisera pas Linux, sauf si ça vient en OEM sur sa machine ou que quelqu'un lui installe, et, en tous cas, il l'installera jamais lui-même.
3- l'utilisateur "faux expert". Lui, c'est le plus chiant. Il croit s'y connaitre, parce qu'il arrivait à rentrer les cheat-codes sous Zelda. Dans les 15-35 ans c'est lui le plus représenté, il y a qu'à aller voir les divers forums informatiques plein à gaver de différents utilisateurs. Lui, il installera Linux. Et pour lui, les bugs dont j'ai parlé plus haut sont rédhibitoires, parce qu'il ira rien chercher dans Google. Pire, il risque d'avoir le mauvais réflexe d'aller chercher le nouveau Driver chez ATI (par exemple). Pour lui, "Linux, ça marche pas".
4- l'utilisateur "expert", cad l'informaticien. Là les choses sont pas non plus gagnées. Il est pas évident qu'un informaticien "monoculture-MS" sache se démerder des situations que j'ai énoncées. Le bug de la Radeon, une fois le patch sorti, probablement, et en plus, vu la qualité des softs auxquels il est habitué, il risque même de pardonner le truc (sauf peut etre s'il est sur un modem, vu le poids des updates à charger). Mais le reste....
Pour moi, une distro Linux doit cibler, pour la phase d'installation et la prise en charge du matériel, les utilisateurs de classe 3 et 4, et, en plus, doit faire énormément mieux que Windows pour convaincre les utilisateurs (le challenger doit faire toujours beaucoup mieux que le champion, surtout quand celui-ci détient 95% du marché... d'ailleurs, c'est comme ça que Linux s'est imposé dans le monde des serveurs). Or, pour la dernière partie, le bug Radeon.... Par ailleurs, il est évident que Linux a un paquet "d'avantages concurrentiels" sur Windows (stabilité, sécurité, immunité à certaines classes de virus, disponibilité du source, liberté, etc.), donc il peut faire mieux, mais il faut qu'il soit aussi irréprochable sur le reste, ou presque...
Pour l'utilisation, je suis d'accord avec toi... enfin moyennement. Ca dépend aussi de l'install. La Mandrake, je l'avais installée KDE-only, et ben j'ai pas deux programmes pour faire la même chose, à l'exception de Konqueror/KHTML et de Mozilla qui font doublon, mais c'est surement pas si grave que ça, car pendant longtemps Netscape et IE ont cohabité...
Pour finir, j'ai listé les points faibles, mais celle des points forts est beaucoup plus longue. Certaines distributions Linux ont vraiment énormément de maturité, dont la Mandrake et la Debian, chacune dans leur secteur (Mandrake plutot en bureau/utilisation personnelle, et Debian plutot en serveur). Pour tout cela, il faut vraiment leur faire de grands bravos.