• [^] # Re: regle ou exception

    Posté par . En réponse à la dépêche Les formations diplômantes en logiciel libre en 2011. Évalué à 1.

    « La seule chose que l'ingenieur a besoin c'est de comprendre la GPL. » Ça dépend. Par exemple, s'il s'agit seulement d'utilisation de logiciels, GPL/BSD/LGPL/CeCILL/whatever, du moment que ça garantit le droit d'utiliser le logiciel dans un contexte commercial, on s'en fout.

    S'il s'agit de développement fait à partir d'une base logicielle libre sous GPL (ou LGPL), alors il vaut mieux en connaître les tenants et aboutissants dès le départ. Bref, l'important du point de vue ingénierie dans ce cas est la partie « légale ». Et c'est là que le côté « idéologique » (et « ethique ») peut faire surface, car du coup tu te retrouves à devoir expliquer que le soft, t'as les sources et tout, tu peux le modifier, ce qui te permet de le tailler comme il faut pour tes besoins, mais que si jamais tu le diffuses, tu dois fournir les sources à ceux à qui tu l'as diffusé.

    Et ça, même si quelque part, je trouve ça parfaitement normal (dans le cas de LGPL/GPL), ben pas mal de gens en entreprise trouvent que ça l'est pas (normal). Après tout, OK, ils ont eu la base de code pour rien, ils ont « juste » eu à l'améliorer/la packager/rajouter un gros logo et ne rien toucher d'autre, alors pourquoi ils devraient rediffuser le fruit de leur dur labeur [1] à tout un chacun hein ? [2]

    Je ne suis pas certain que faire une formation « pour » les logiciels libres en université soit le bon endroit, mais parler des différents modèles logiciels et de la façon dont les licences fonctionnent, etc., dans des cours de droit liés aux logiciels, oui, je pense que c'est une bonne idée.

    Après, les modèles basés sur l'exploitation de logiciels libres ont suffisamment de différences avec les modèles traditionnels pour que là encore, quelques heures de cours pour expliquer les spécificités de chacun soient un plus. Expliquer en quoi la publication des modifications d'un soft libre peut aider tout le monde à mutualiser les coûts, par exemple, c'est quelque chose d'important. Expliquer que dans ce cas, si une boite veut faire de l'argent sur la solution logicielle qu'elle vend, il faudra faire dans le multi-licence, mais que ça a aussi ses pièges, c'est important aussi.


    [1] Un consultant en pub/comm' payé 40 000€/mois, mais ça va, parce qu'il n'a travaillé qu'une semaine officiellement, donc on lui doit juste 10 000€.
    [2] Et là aussi, il faut rappeler que ben non, le logo ils ont le copyright, et qu'il n'est pas sous (L)GPL...