Tu t'engages bien vite. Autant pour les entreprises je conçois que l'argent puisse ne pas avoir d'odeur (et encore, le green-washing est à la mode, et la com' compte pour beaucoup dans les investissements d'une boîte quelle que soit sa taille), autant pour le reste je pense que ton point de vue est indéfendable. Les services de l'État font des choix stratégiques qui sont par définition politiques, ils peuvent privilégier certaines technologies pour des raisons éthiques, politiques, pragmatiques, ou économiques de manière claire et précise; il est tout à fait raisonnable de penser qu'un service d'État devrait, pour de nombreuses raisons (notamment pour la pérénité des données et des systèmes) privilégier les logiciels libres aux solutions propriétaires (de la même manière qu'ils peuvent provolégier les énergies «vertes», pourtant plus coûteuses, ou les technologies militaires françaises, pourtant moins fiables, etc).
Pour les ONG c'est encore pire, de nombreuses ONG sont des groupes de pression politiques ou idéologiques, il est plus que fréquent de voir des ONG privilégier le bio, le commerce équitable, les énergies renouvelables, je ne vois pas pourquoi les logiciels libres ne feraient pas partie de la liste.
J'ai l'impression que cette idéologie du pragmatisme que tu préconises (choisir un outil en fonction de critères à optimiser uniquement au moment du déploiement -- coût, difficulté de la migration, etc -- est obsolète même dans le milieu de l'entreprise. En tout cas, dans mon domaine professionnel (la recherche scientifique), il est de moins en moins possible de publier des résultats basés sur des logiciels dont les sources ne sont pas disponibles pour des raisons de reproductibilité, alors que de nombreuses solutions propriétaires restent plus performantes.
[^] # Re: regle ou exception
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Les formations diplômantes en logiciel libre en 2011. Évalué à 5.
Tu t'engages bien vite. Autant pour les entreprises je conçois que l'argent puisse ne pas avoir d'odeur (et encore, le green-washing est à la mode, et la com' compte pour beaucoup dans les investissements d'une boîte quelle que soit sa taille), autant pour le reste je pense que ton point de vue est indéfendable. Les services de l'État font des choix stratégiques qui sont par définition politiques, ils peuvent privilégier certaines technologies pour des raisons éthiques, politiques, pragmatiques, ou économiques de manière claire et précise; il est tout à fait raisonnable de penser qu'un service d'État devrait, pour de nombreuses raisons (notamment pour la pérénité des données et des systèmes) privilégier les logiciels libres aux solutions propriétaires (de la même manière qu'ils peuvent provolégier les énergies «vertes», pourtant plus coûteuses, ou les technologies militaires françaises, pourtant moins fiables, etc).
Pour les ONG c'est encore pire, de nombreuses ONG sont des groupes de pression politiques ou idéologiques, il est plus que fréquent de voir des ONG privilégier le bio, le commerce équitable, les énergies renouvelables, je ne vois pas pourquoi les logiciels libres ne feraient pas partie de la liste.
J'ai l'impression que cette idéologie du pragmatisme que tu préconises (choisir un outil en fonction de critères à optimiser uniquement au moment du déploiement -- coût, difficulté de la migration, etc -- est obsolète même dans le milieu de l'entreprise. En tout cas, dans mon domaine professionnel (la recherche scientifique), il est de moins en moins possible de publier des résultats basés sur des logiciels dont les sources ne sont pas disponibles pour des raisons de reproductibilité, alors que de nombreuses solutions propriétaires restent plus performantes.