J'ai regardé la table des matières et quelques sujets m'ont intéressé, particulièrement la partie sur les brevets logiciels où j'ai appris que beaucoup de constructeurs de matériels ne fournissent pas les spécifications par peur d'être attaqués par d'autres entreprises pour des histoires de brevets.
Voici le passage :
Les dommages causés aux logiciels libres par les brevets logiciels
sont plus insidieux que la simple menace sur le développement. Les
brevets logiciels encouragent au secret chez les développeurs de firm-
ware qui craignent, à juste titre, qu’une publication des détails de
leur interface ne fournisse une aide technique aux adversaires ne
cherchant qu’à les attaquer pour violation de brevet logiciel. Tout
ceci est loin de n’être que théorique, le secteur des cartes graphiques
en est un bon exemple. Beaucoup de fabricants de cartes graphiques
sont réticents à l’idée de publier les spécifications détaillées de leurs
programmes. Elles sont pourtant nécessaires à l’écriture de pilotes
Open Source de très bonne qualité pour leur matériel. Le support
de ces cartes par les systèmes d’exploitation libres est donc lar-
gement incomplet. Pourquoi les fabricants font-ils cela ? Pourquoi
empêcheraient-ils le support de leurs produits ? Après tout, si leurs
cartes devenaient compatibles avec davantage de systèmes d'exploi-
tation, cela se traduirait par de meilleures ventes. C’est surtout
un problème de discrétion. Dans le secret des salles de fabrication,
ces vendeurs ne cessent de violer la propriété intellectuelle de leurs
concurrents, parfois sciemment, parfois par accident. Les brevets
sont si imprévisibles, et couvrent parfois des domaines si vastes,
qu’aucun fabricant de carte ne peut jamais être sûr de ne violer
aucun brevet logiciel, même après une recherche d’antériorité. Par
conséquent, les producteurs n’osent pas publier les spécifications
complètes de leurs interfaces de peur de fournir à leurs adversaires
le bâton pour se faire battre. (Évidemment, le sujet étant sensible,
vous ne trouverez aucun témoignage écrit d’une source sûre le confir-
mant, je l’ai appris grâce à un contact personnel.)
# À propos des brevets logiciels
Posté par Sébastien Wilmet (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche « Produire du logiciel libre » enfin en français dans la collection Framabook. Évalué à 3.
Voici le passage :
Les dommages causés aux logiciels libres par les brevets logiciels
sont plus insidieux que la simple menace sur le développement. Les
brevets logiciels encouragent au secret chez les développeurs de firm-
ware qui craignent, à juste titre, qu’une publication des détails de
leur interface ne fournisse une aide technique aux adversaires ne
cherchant qu’à les attaquer pour violation de brevet logiciel. Tout
ceci est loin de n’être que théorique, le secteur des cartes graphiques
en est un bon exemple. Beaucoup de fabricants de cartes graphiques
sont réticents à l’idée de publier les spécifications détaillées de leurs
programmes. Elles sont pourtant nécessaires à l’écriture de pilotes
Open Source de très bonne qualité pour leur matériel. Le support
de ces cartes par les systèmes d’exploitation libres est donc lar-
gement incomplet. Pourquoi les fabricants font-ils cela ? Pourquoi
empêcheraient-ils le support de leurs produits ? Après tout, si leurs
cartes devenaient compatibles avec davantage de systèmes d'exploi-
tation, cela se traduirait par de meilleures ventes. C’est surtout
un problème de discrétion. Dans le secret des salles de fabrication,
ces vendeurs ne cessent de violer la propriété intellectuelle de leurs
concurrents, parfois sciemment, parfois par accident. Les brevets
sont si imprévisibles, et couvrent parfois des domaines si vastes,
qu’aucun fabricant de carte ne peut jamais être sûr de ne violer
aucun brevet logiciel, même après une recherche d’antériorité. Par
conséquent, les producteurs n’osent pas publier les spécifications
complètes de leurs interfaces de peur de fournir à leurs adversaires
le bâton pour se faire battre. (Évidemment, le sujet étant sensible,
vous ne trouverez aucun témoignage écrit d’une source sûre le confir-
mant, je l’ai appris grâce à un contact personnel.)