• [^] # Re: Mais encore?

    Posté par . En réponse à la dépêche Pour un cinéma numérique durable et open source. Évalué à 3.

    > En gros tu proposes de faire plus les distributeurs les plus faibles.

    Ah non, je n'ai pas dit cela; Je dis juste que c'est affaire de curseur (choisir un VPF plus faible pour des blockbusters ou plus fort pour des films d'auteurs [ou inversement]) ou garder un film qui marche bien en salle.
    C'est un choix que seul l'exploitant peut faire.
    Je ne sais pas si je suis clair.

    > c'est bien pourquoi le fait de faire reposer cette transition sur les VPF à ses limites.

    sans VPF, vous payez votre matériel à 100%
    Soit par vos propres fonds, soit par le biais du CNC
    Je vois pas trop le problème en fait.

    > Le fond du problème est bien du côté du coût du matos qui n'est pas adapté à tous les types d'exploitations

    C'est à dire ?

    > Et les exploitants indépendants qui font leur boulot gardent aussi les films qui marchent pas pour
    > leur donner une chance, tout simplement parce que ce sont des bons films. Ces histoires de VPF
    > compliquent une équation qui était déjà suffisamment compliquée...

    Rien n'empêche l'exploitant indépendant de conserver son film.
    Cela n'engage que lui (et son distributeur)
    Je suppose fortement que le distributeur serait fortement ravi de voir son film continuer en semaine suivante.
    Les histoires de VPF ne compliquent en rien la donne.
    J'aimerais vous poser une question, est-ce que vous êtes couvert par le VPF ? je veux dire, est-ce que vous touchez un VPF ? ou bien est-ce que Utopia utilise ses fonds propres, ou encore Utopia utilise des fonds d'aides publics ?

    > Pour l'instant, mais tu ne peux pas dire pour autant que passé la transition numérique ce positionnement n'évoluera pas.

    Il évoluera sur autre chose, mais pas sur ce que vous pensez.
    Ne croyez pas que les tiers-investisseurs n'aient pas déjà prévu leurs après-10-ans dès maintenant.
    Ils l'ont déjà prévu, mais pas en "big brother contrôlant le cinéma".
    C'est un mythe que j'entend depuis pratiquement les débuts des tiers.
    Après 10 ans, rien ne vous empêchera de rompre votre contrat avec un tiers.

    > Forcer une programmation en échange d'une aide du CNC, oui ça peut être bien vu,
    > tout dépend de la programmation en question.

    Donc forcer une programmation en échange d'une aide d'un tiers, c'est bien vu ?
    Même si c'est un film d'auteur ?

    > Parce que le problème principal, c'est les 80 000 euros par écran, et que les aides et les VPF
    > ne font que pousser à la roue pour adopter un matériel dont les coûts ne sont pas encore adaptés
    > à la majorité du parc de salles européennes, pourquoi se presser ? Uniquement pour passer
    > les dernières daubes en 3D ? Pitié, laissons-les aux multiplexes...

    Pourquoi se presser ? parce que plus la transition sera effective, moins cela coûtera pour l'ensemble de la filière.
    Avoir deux systèmes de projection actifs, cela a un coût, vous le savez bien mieux que moi.
    (notez que les dernières daubes 3D vous permettent de survivre :)

    > L'instauration d'une taxe pour alimenter un fond qui corrige les effets du marché aurait été bien plus souhaitable.

    Quels sont les effets du marché ? Le fait que les tiers ne prennent pas en charge les plus petites exploitations ?
    Si c'est le cas, depuis les débuts les principaux acteurs avaient tendu la main au CNC pour être en symbiose. Le CNC gardant son rôle de régulateur et de préservateur de la diversité des salles de cinéma. Ce dernier n'a jamais donné suite. Son but était d'assurer un VPF à lui tout seul.

    > En effet, je parlais du maintien d'emploi qualifiés dans la profession, et de les faire évoluer vers de nouvelles
    > compétences, donc pas d'externaliser la maintenance.

    Je suis d'accord avec vous sur le maintien des projectionnistes et de leurs évolutions. Il existe beaucoup de nouvelles activités liés au cinéma numérique pour le projectionniste.
    Cependant, vous noterez que l'externalisation de la maintenance (du matériel) est déjà l'affaire des principaux installateurs, et cela bien avant l'arrivé du numérique (ADDE, Decipro, Cineservices, etc...)

    >> (ps: le fait de virer les 90 projectionnistes étaient programmés avant la décision du passage au tout-numérique)
    > Source ?

    Interne.
    C'était connu bien avant la décision d'UGC d'enfin mettre en concurrence les tiers pour son passage au tout numérique.
    Cela va dans la suite logique de sa politique qui a commencé par la suppression des guichetiers et l'installation des bornes interactives.