• [^] # Re: Mais encore?

    Posté par . En réponse à la dépêche Pour un cinéma numérique durable et open source. Évalué à 3.

    > - seuls les gros circuits bénéficient de co-financements (je ne me rappelle plus du terme exact) de la part des distributeurs, pas les petites salles qui sont pourtant très nombreuses.

    Faux.
    Même les cinémas indépendants l'utilisent.
    Et même les plus petites salles.
    Les seuls non-couvertes sont les salles "d'exception", c'est à dire ouvrant une fois dans l'année ou faisant moins de quelques entrées en salles de cinéma.

    > ces co-financement sont parfois accompagnés de contraintes
    > quant aux nombres de séances provenant de leurs catalogues,
    > voire de clauses permettant d'imposer tel ou tel film.

    Tu sais que certaines personnes pourraient te poursuivre pour cela ?
    Ayant travaillé pour un tiers et connaissant les autres tiers, ceci est un mythe !
    Même les exploitants l'avouent eux même: « Les tiers n'ont jamais touché à ma programmation »
    Les tiers-investisseurs non jamais manipulés la programmation d'un cinéma.
    Seul l'exploitant est maître de sa programmation (hors utilisation d'un programmateur externe)

    Au fait, tu savais que, en tant qu'exploitant, si tu signais un contrat VPF, tu serais soumis à une obligation de programmation dicté par le CNC ?

    > - parce qu'au final c'est le contribuable et/ou le spectateur qui paiera l'équipement des petites salles via les contributions du CNC

    Et trouve cela normal ?
    Que ce soit le contribuable qui paye pour le renouvellement du parc pour les seuls bénéfices des distributeurs ?
    Désolé, j'adhère pas.

    >> du CNC) auront bientôt toutes les peines du monde a s'équiper en numérique,
    > - Aides à la distribution du CNC: [http://www.cnc.fr/Site/Template/T11.aspx?SELECTID=2318&i(...)]
    > - Aide à la programmation du CNC: [http://www.cnc.fr/Site/Template/T11.aspx?SELECTID=388&id(...)]

    Le CNC n'est pas la meilleure source d'informations impartiales.
    Le CNC a été retoqué l'année dernière pour concurrence déloyale.
    Il est normal qu'ils essayent de secouer le chiffon rouge (même depuis le début).
    Depuis qu'ils sont sur le dossier du financement des cinémas, ils n'ont rien fait que ralentir le processus du passage au numérique.
    Dixit le PDG d'Europalaces: « Si les tiers n'avaient pas été là, la France serait en retard sur son passage au numérique »
    Lire entre les lignes: Si le CNC avait continué son bordel de FUD sur les tiers pendant encore une année, la France aurait été bonne dernière.
    Le CNC s'est décrédibiliser toute seul sur le dossier des VPF financés par elle-même. Elle n'a jamais pu fournir un fond de financement.

    > Il y en a plein d'autres. Le CNC offre toute une variété de subventions (que je n'ai pas toutes listées) financées grace à une taxe sur chaque billet

    la TSA oui, mais cela n'a aucun rapport avec le cinéma numérique
    (sauf si tu considères que le CNC pioche dans sa cagnotte TSA pour financer le cinéma numérique, auquel cas, cela risque d'intéresser très fortement les prods...)

    > Ce ne sera sans doute plus le cas si ils basculent toute leur distribution sur du numérique.

    Contractuellement, les boites de (post-)prod et labos doivent garder une copie.

    >> Relation fallacieuse.
    > Ben si. Jusqu'à présent il fallait un projectionniste pour monter les bobines

    je te répète encore, le lien entre suppression des projectionnistes et cinéma numérique est fallacieuse, car tu oublies la donne économique.
    UGC a supprimé des 10ènes voire des 100ènes de jobs ... alors qu'ils ont été les derniers des grands réseaux à passer au numérique (donc bien avant l'avènement du cinéma numérique)

    Quand au travail de projectionniste, il va évoluer, comme le précisait rdg.
    Le cinéma est en pleine mutation, le travail du projectionniste aussi.

    > Ce sera désormais à la société de prestation agréée de gérer les nouveaux problèmes.

    Comme c'est le cas actuellement.
    Je doute que CineServices, ADDE et les autres se tournent les pouces après les installations sur site.
    Ils sont là depuis des années pour la maintenance du 35mm
    En quoi cela change avec le cinéma numérique ?

    >>> Et les prix du cinéma vont encore grimper avec pour prétexte une répercussion des coûts d'investissement en matériel.
    >> Faux
    > Vrai
    > En France, le matériel n'est que partiellement remboursé (sauf peut être pour les plus gros circuits).

    Oui, environ à 80% voire plus, si je résume les différents contrats.
    Les 10-20% restant sont à la charge de l'exploitant (et encore, s'il ne se fait pas aider en plus par le CNC ...)
    Le mécanisme est géré par ce qu'on appelle des VPF qui tend à prendre une part sur le prix des "bobines numériques" pour rembourser le matériel/
    Argent prix donc sur le dos des distributeurs (dont studios US)
    Si l'exploitant utilise les billets pour payer son matos, c'est qu'il y a embrouille et que celui-ci abuse de sa position.
    Donc je répète et je valide: l'argent des billets ne servent pas à rembourser le matériel, c'est le mécanisme des VPF qui est utilisé pour.
    Et c'est pour cela qu'il a été créer !

    Je sais pas où tu as vu pratiquer ce genre de "détournement", mais si c'est le cas, balances direct les noms, cela risque d'être intéressant pour tout le monde, moi le premier. (perso, la seule fois où j'ai vu cela, c'était y'a 3 ans, un cinéma indépendant sur Paris qui avançait que le surplus, c'était pour le matériel numérique. Manque de bol, je connaissais son matériel, et quand je lui ai rétorqué que son matériel était du prêt-constructeurs pour des besoins test et donc par conséquence je ne voyais pas où était le coût pour lui, celui-ci s'est défilé. Mise à part ce jour, je n'ai jamais vu ni entendu hormis comme légende urbaine revitalisé de temps à autres par certaines personnes ... que je nommerais pas ...)

    > Quant à la 3D, il faut bien payer la location des lunettes et la main d'oeuvre pour les distribuer puis les récupérer.

    C'est notamment pour cela qu'il existe un "surplus 3D" entre 1 et 3 euros.
    (répartie entre les coûts de post-prod, la maintenance et la location du matériel 3D quand c'est le cas)


    Vu tes propos, je me dis que tu dois pas être étranger au milieu, mais je pense que tu n'as pas toutes les cartes en main pour présenter le cinéma numérique comme le grand méchant, le CNC comme le grand chevalier blanc et les tiers le Ganondorf des theaters. (ceci dit, c'est pas nouveau, j'entends ce genre de critique depuis des années sans que personne n'arrive a apporter de preuve, même la FNCF a finir par admettre que grâce aux tiers, cela a fait avancer les choses)