- seuls les gros circuits bénéficient de co-financements (je ne me rappelle plus du terme exact) de la part des distributeurs, pas les petites salles qui sont pourtant très nombreuses.
VPF (Virtual Print Fees) en gros les majors mettent l'argent qu'elles auraient dépensées pour la duplication des bobines dans une grosse cagnotte qui sert a remplacer le matériel.
Je ne dis pas que derrière il n'y a pas d'histoire de gros sous mais tout de même le mécanisme existe et ça fonctionne pas si mal.
Jusqu'à présent, les laboratoires ou les distributeurs conservaient une certaine quantité de copies à programmer lors de rétrospectives ou à des fins de conservation (car les masters aussi peuvent se détériorer). Ce ne sera sans doute plus le cas si ils basculent toute leur distribution sur du numérique. Les coûts de stockage et de maintien de deux systèmes de distribution parallèle étant très importants. Il refourgueront leurs vieux stocks aux cinémathèques de la planète et détruiront le reste (c'est déjà en court).
Absurde.
Les masters sont tout simplement numérisés et archivé. Quel est l'interet de conserver un support fragile et volumineux ?
D'autres part, il est tout a fait possible de faire un 'layback' de la version numérique sur du 35mm (ou autre!) plus tard si jamais on en a besoin....
Autre nouvelle : la post-production des films se fait en numérique depuis bien longtemps, c'est presque un non-sens de repasser par une bobine après tout ça...
Ben si. Jusqu'à présent il fallait un projectionniste pour monter les bobines ou les diffuser en double poste, voire réparer les films quand ils étaient trop usés (perforation cassées, etc), synchroniser les lumières avec le départ et la fin du film, entretenir les projecteurs, etc. Donc, si, ce métier devient inutile et disparaîtra du fait de la venue du numérique. Ce sera désormais à la société de prestation agréée de gérer les nouveaux problèmes.
Effectivement, on remplace un processus manuel, mécanique et donc peu fiable par une alternative efficace.
(Au passage, cela fait bien longtemps que la lumière de la salle est gérée par un automate a contact sec, c'est une contrainte de sécurité, il est interdit de laisser une salle dans le noir plus de quelques secondes)
Tu as aussi fait mention d'un problème : l'usure et la casse des bobines.
Problème qui n'arrive pas avec les copies numériques. La qualité reste la même du début à la fin.
Encore plus fort, les cinémas indépendant qui jusqu'à présent passaient "après" les grands groupes (ils récupéraient les bobines usées après 15jours d'exploitation...) ont maintenant la possibilité de recevoir et diffuser la copie *EN MEME TEMPS*!
Les projecteurs numériques permettent aussi de diffuser d'autres types de contenus, tels que des flux live (concerts, matchs...) ou de bêtes fichier mpeg2... Cela dynamise les salles et offre la possibilité de diffuser des contenus alternatifs.
En gros ça le cinéma numérique ça transforme un gros bousin compliqué en un videoproj super pratique.
Il faut changer : le projecteur (machin qui prend un flux video non compressé en entrée et qui projette ça sur un grand écran) et rajouter un 'player' (serveur qui décode le "DCP" (Digital Cinema Package), qui est connecté au réseau local du cinéma).
Et vous savez quoi ? presque tous les "players" fonctionnent sous linux) elle est pas belle la vie ? :-)
Franchement, les specs DCI c'est étonnant standard et basé sur des choix pragmatiques, faisant le plus souvent appel à des technos libre d'ailleurs...
[^] # Re: Mais encore?
Posté par rdg . En réponse à la dépêche Pour un cinéma numérique durable et open source. Évalué à 4.
- seuls les gros circuits bénéficient de co-financements (je ne me rappelle plus du terme exact) de la part des distributeurs, pas les petites salles qui sont pourtant très nombreuses.
VPF (Virtual Print Fees) en gros les majors mettent l'argent qu'elles auraient dépensées pour la duplication des bobines dans une grosse cagnotte qui sert a remplacer le matériel.
Je ne dis pas que derrière il n'y a pas d'histoire de gros sous mais tout de même le mécanisme existe et ça fonctionne pas si mal.
Jusqu'à présent, les laboratoires ou les distributeurs conservaient une certaine quantité de copies à programmer lors de rétrospectives ou à des fins de conservation (car les masters aussi peuvent se détériorer). Ce ne sera sans doute plus le cas si ils basculent toute leur distribution sur du numérique. Les coûts de stockage et de maintien de deux systèmes de distribution parallèle étant très importants. Il refourgueront leurs vieux stocks aux cinémathèques de la planète et détruiront le reste (c'est déjà en court).
Absurde.
Les masters sont tout simplement numérisés et archivé. Quel est l'interet de conserver un support fragile et volumineux ?
D'autres part, il est tout a fait possible de faire un 'layback' de la version numérique sur du 35mm (ou autre!) plus tard si jamais on en a besoin....
Autre nouvelle : la post-production des films se fait en numérique depuis bien longtemps, c'est presque un non-sens de repasser par une bobine après tout ça...
Ben si. Jusqu'à présent il fallait un projectionniste pour monter les bobines ou les diffuser en double poste, voire réparer les films quand ils étaient trop usés (perforation cassées, etc), synchroniser les lumières avec le départ et la fin du film, entretenir les projecteurs, etc. Donc, si, ce métier devient inutile et disparaîtra du fait de la venue du numérique. Ce sera désormais à la société de prestation agréée de gérer les nouveaux problèmes.
Effectivement, on remplace un processus manuel, mécanique et donc peu fiable par une alternative efficace.
(Au passage, cela fait bien longtemps que la lumière de la salle est gérée par un automate a contact sec, c'est une contrainte de sécurité, il est interdit de laisser une salle dans le noir plus de quelques secondes)
Tu as aussi fait mention d'un problème : l'usure et la casse des bobines.
Problème qui n'arrive pas avec les copies numériques. La qualité reste la même du début à la fin.
Encore plus fort, les cinémas indépendant qui jusqu'à présent passaient "après" les grands groupes (ils récupéraient les bobines usées après 15jours d'exploitation...) ont maintenant la possibilité de recevoir et diffuser la copie *EN MEME TEMPS*!
Les projecteurs numériques permettent aussi de diffuser d'autres types de contenus, tels que des flux live (concerts, matchs...) ou de bêtes fichier mpeg2... Cela dynamise les salles et offre la possibilité de diffuser des contenus alternatifs.
En gros ça le cinéma numérique ça transforme un gros bousin compliqué en un videoproj super pratique.
Il faut changer : le projecteur (machin qui prend un flux video non compressé en entrée et qui projette ça sur un grand écran) et rajouter un 'player' (serveur qui décode le "DCP" (Digital Cinema Package), qui est connecté au réseau local du cinéma).
Et vous savez quoi ? presque tous les "players" fonctionnent sous linux) elle est pas belle la vie ? :-)
Franchement, les specs DCI c'est étonnant standard et basé sur des choix pragmatiques, faisant le plus souvent appel à des technos libre d'ailleurs...